Les réalisations

 


Berlin – Wroclaw – Prague

Cette année avec notre groupe des amis de la Fondation Jean-Paul II, nous avons découvert une région que beaucoup d’entre nous ne connaissaient pas : la Basse Silésie et sa capitale Wroclaw, avec pour escale à l’aller : Berlin et au retour : Prague.

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Il nous a suivis partout !!...

 

BERLIN

Berlin, mégalopole très étendue aux larges avenues, a été fondée au XIIIème siècle et a traversé  durant ses presque huit cents ans d’histoire, tout ce que l’Europe a pu vivre. Capitale du royaume de Prusse, elle est devenue sous le règne de Frédéric II un important foyer des lumières. En 1871, capitale de l’Empire allemand elle connût jusqu’en 1914 les fastes de l’époque impériale et le développement important d’industries. La première guerre mondiale sera le début d’un grand bouleversement, suivi par  l’avènement des « années folles ». La ville bouillonne d’activité : c’est l’époque de l’abondance et du superflu jusqu’à la crise économique qui provoqua radicalisme et violence. Avec les nationaux-socialistes, Berlin devint le lieu de mise en scène des nazis. Leur tentative de vouloir créer une puissance mondiale se termina par la capitulation et la fin de la seconde guerre mondiale.

Berlin-Wroclaw-Prague-img2La décision des vainqueurs de partager l’Allemagne en quatre zones d’occupation et de faire de Berlin une ville avec quatre secteurs porte en elle le germe des conflits de la guerre froide. La séparation du pays en deux états fait de Berlin une île au milieu de la zone d’occupation soviétique. Berlin devint un symbole de liberté. L’évolution différente de Berlin-Ouest et Berlin-Est est scellée. La grève des ouvriers est-allemands entraîna un soulèvement réprimé brutalement par des chars soviétiques. Toujours plus de citoyens est-allemands essayaient de s’enfuir. Leur gouvernement pour enrayer cette hémorragie construisit un mur séparant définitivement  Berlin en deux. Les problèmes grandissants de la RDA conduisirent à l’échec du système socialiste. En 1989 la réunification longtemps espérée est enfin réalisée des deux états allemands. Berlin est une fois encore au centre des événements. La nouvelle unité allemande fut proclamée le 3 octobre 1990. La nouvelle capitale ne faisait aucun doute : ce devait être Berlin.

Berlin-Wroclaw-Prague-img3Ce fil rouge historique nous guida durant nos deux jours de visite de la ville. Grâce à lui nous avons pu passer d’une période à une autre sans trop de difficulté et, fortement aidés par les brillantes explications de notre guide, découvrir cette ville et ses nombreux monuments.

Que ce soit l’île aux musées (cinq en tout) qui repose sur une idée du roi Frédéric-Guillaume IV de transformer toute l’île de la Spree en un sanctuaire de l’art et des sciences ; la cathédrale protestante de Berlin, église de la famille royale des Hohenzollern, imposante avec ses tours, coupoles et clochetons ou la belle place des Gendarmes, aménagée sur le modèle de la Piazza del Popolo à Rome, entourée par la Konzerthaus et deux belles églises calvinistes ou encore l’incontournable place de Brandebourg, monument mythique et symbole d’une ville séparée mais également d’une unité retrouvée, nous avons, à la suite de notre guide appréhendé cette immense mégalopole. Ses larges avenues et sa circulation fluide nous ont permis d’aller d’un lieu à un autre, de nous arrêter sans gêner, descendre pour découvrir ou visiter un monument, un lieu, un musée…. en bref « sentir » cette ville.

Berlin-Wroclaw-Prague-img4On ne peut pas visiter Berlin sans rencontrer à divers endroits des parties du Mur, certaines laissées en l’état, là où étaient établis les centres du pouvoir de l’Allemagne nazie, à quelque pas de l’ancien quartier gouvernemental. Nous sommes entrés dans le musée de « la Topographie de la Terreur, dans la quartier général de la Gestapo avec ses prisons. A côté une autre police, le Service de Sécurité et dans l’hôtel voisin était installée la direction de SS. Tout cela donne « froid dans le dos » mais est intéressant à découvrir.

Berlin a une belle synagogue épargnée par les destructions de la Nuit de Cristal de 1938, grâce à l’intervention courageuse d’un commissaire de police qui sut arrêter les exactions. La communauté juive allemande y était très importante. C’est ainsi que l’on découvre l’emplacement du cimetière juif détruit par les nazis, tout comme le mémorial des juifs déportés, tristement emmenés à Auschwitz et à Theresienstadt.

Berlin-Wroclaw-Prague-img5Un peu plus loin le mémorial aux juifs assassinés d’Europe, à la place d’un ancien no man’s land qui bordait autrefois le Mur, non loin de la porte Brandebourg, ne fit pas, à l’époque, l’unanimité. Ensemble monumental dédié aux victimes juives du génocide perpétré par les Nazis, il est impressionnant par sa sobriété et sa couleur uniformément grise. Labyrinthe de stèles, vastes blocs de béton de hauteur et taille différents, au sol volontairement inégal, c’est un lieu propice à une réflexion indispensable, produisant inquiétude et tristesse sur une superficie de 19 000 m2.

Le 10 mai 1933, le nazisme a déjà poussé à l’émigration de nombreux artistes et scientifiques. Le palais du Reichstag a été incendié par les nazis. Le camp de concentration de Dachau promet déjà cyniquement la liberté par le travail à tous ceux et toutes celles qui franchissent ses portes. Le ministre de la propagande, Joseph Goebbels a orchestré un autodafé pendant lequel les livres « maudits » d’auteurs marxistes, ou pacifistes, ou antimilitaristes ou simplement écrit par des Juifs passent de mains en mains pour être jeté aux flammes par les étudiants en liesse prononçant le nom de l’auteur. 20 000 livres de Karl Marx, Bertolt Brecht, Sigmund Freud, Kurt Tucholsky et Stefan Zweig entre autres sont réduit en cendres. Une plaque de verre transparente en marque l’emplacement laissant découvrir l’univers aseptisé, blanc et sinistre d’étagères d’une bibliothèque entière vidée de ses livres. C’est la  « Bibliothèque engloutie ».

Berlin-Wroclaw-Prague-img6Enfin nous avons terminé notre découverte de la ville par la visite du musée de Checkpoint Charlie. C’est le nom donné au point de passage le plus connu de Berlin. Il était le symbole de cette séparation absurde et du statut diplomatique particulièrement complexe de la ville. Jusqu’à la chute du Mur c’était le point de contrôle des Alliés entre l’est et l’ouest et devint le lieu de focalisation de la guerre froide avec l’affrontement de chars américains et soviétiques prêts à charger. C’était le seul endroit où pouvaient passer les Alliés et les étrangers, interdit aux citoyens allemands. Dans le musée on put découvrir les innombrables ingéniosités imaginées pour passer à l’ouest mais également un historique très précis et bien documenté de ces longues années de cauchemar jusqu’au 9 novembre 1989 où dans la nuit le Mur a été abattu.

Nous quittons Berlin après ces deux jours riches en découvertes passionnantes et émouvantes et une nuit « princière » dans le somptueux hôtel Maritim avec son petit déjeuner aux buffets époustouflants. Notre car nous conduit vers la Basse-Silésie, inconnue pour nombre d’entre nous.

Christiane Méalin-Merklen

 

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Devant le point de contrôle de Checkpoint Charlie, deux militaires en faction imperturbables… trois de nos hommes se sont mêlé à eux… Les reconnaissez-vous malgré leurs casquettes ? Chacun salue à sa manière… L’un d’eux semble nous dire « hello » Celui du milieu, le bras droit bloqué affiche un air passablement dépité… Vous comprendrez qu’à la vue leurs « uniformes », ils n’ont pas été recrutés…Quelle histoire !!!
Enfin ils ont finalement été « relâchés » et ont pu repartir avec nous

 

Jean-Paul II et la chute du Mur de Berlin

Comment, d’après-vous le Pape a-t-il été un artisan de la chute du Mur de Berlin ? A-t-il eu un rôle politique dans cet événement historique ? Quelles étaient ses relations avec le président Gorbatchev ?

J’aimerais évoquer la visite officielle, très contestée à l’époque, au cours de laquelle Jean-Paul II reçut, au Vatican, le Président d’URSS, Mikhaïl Gorbatchev. L’entretien se déroula selon tout le protocole habituel. A l’issue des conversations officielles, « la Suite » fut accueillie dans la salle d’audience. Raïssa Gorbatchev, la sectaire, l’incroyante, se présenta la tête non couverte, arborant un tailleur rouge, plutôt provocateur !

L’épouse du Président aperçoit, pour la première fois, le Saint-Père. Dès le premier regard, elle se trouve totalement déstabilisée, ressentant un choc, même physiquement. Raïssa Gorbatchev est ressortie de cet entretien comme n’étant plus la même. Jusqu’à la fin de ses jours, elle restera marquée en profondeur par cette rencontre.

D’autres réceptions officielles de Gorbatchev auront lieu par la suite. Parallèlement, deux groupes d’études respectifs seront constitués pour réfléchir au problème de la division de l’Europe. L’un se rendra plusieurs fois à Moscou, l’autre au Vatican. De plus, à deux reprises, le Président Gorbatchev viendra « clandestinement » au Vatican, une fois la nuit tombée, pour s’entretenir en tête-à-tête, avec Jean-Paul II.

Je me rappellerai toujours cette phrase que Gorbatchev a dite au Pape, à onze heures du soir : « Maintenant, vous devez me dire ce que nous devons faire pour aller de l’avant sur cette route que nous avons entreprise ensemble. » A ce moment-là, au cours d’un long entretien, le Pape lui répond.

Onze jours plus tard, le Mur de Berlin est tombé ! C’est là que se situe la véritable « histoire ».

Quelques temps après, Raïssa tombe malade. Gorbatchev téléphone au Pape pour lui demander avec insistance de prier pour elle. Imaginons ce que pouvait être l’état d’esprit de Gorbatchev et de sa femme ! Il y eut, plus tard, un coup de téléphone de Gorbatchev demandant au Pape de célébrer une messe pour Raïssa qui était au plus mal. Tout de suite, le Pape s’est retiré dans sa chapelle et a célébré la messe pour elle. Peu de temps après, Raïssa meurt, puis Gorbatchev n’est plus Président.

Un jour, Gorbatchev revint au Vatican, accompagné de sa fille Irina. L’audience est extraordinaire, il y règne une atmosphère évidente de grande spontanéité et d’amitié. L’entretien aura duré plus d’une heure, lorsque le Pape raccompagne ses hôtes jusqu’à la porte.

A ce moment là, Irina revient en arrière et prend le Pape par le bras. Elle parlait en russe, mais je sais ces choses-là qui se sont dites, parce qu’il y avait un interprète. « Si vous permettez, lui dit Irina, je dois vous faire une confidence ! Vous devez vous souvenir qu’à la fin de la première audience, maman vous a été présentée et elle vous a vu. Elle eut alors une sorte d’illumination, comme un éclair, et une fois revenue à la maison, en Russie, elle s’est souvenue de votre regard et de votre charisme. A partir de ce moment-là, tous les matins, elle s’est mise à prier pour vous. Je puis vous confier tout cela parce que ma mère me prenait la main et nous allions prier ensemble, c’est elle qui m’a enseigné cela. Savez-vous comment priait maman ? »

Le Saint-Père ne sait quoi dire, il reste quelques instants comme cela en silence, alors Irina ouvre son sac et en tire un chapelet : « Oui, ce chapelet, Saint-Père, c’est le chapelet que vous avez donné dès la première fois à maman. Elle a prié tous les jours avec ce chapelet. Maintenant, elle continue de prier pour vous ! » Irina embrasse son chapelet et le remet dans son sac.

Je ne peux rien ajouter d’autre !

Extrait du livre de Bertrand Lemaire
« Jean-Paul II mon Pape » souvenirs d’Arturo Mari

 

Le mystère des tuyaux bleus, roses, verts, violets

Les visiteurs de Berlin ne peuvent pas les éviter : les tuyaux multicolores qui enjambent les rues, traversent des ponts, longent les routes, embarrassent parfois les trottoirs. Ils sont partout et surtout à proximité des chantiers. Ces tuyaux de différentes couleurs suivent des tracés abracadabrants comme si un facétieux artiste avait dessiné leur trajectoire dans un état d’ébriété.. Ils constituent donc un mystère pour les touristes surtout, et même pour certains Berlinois.

Berlin-Wroclaw-Prague-img8En réalité, l’explication est assez prosaïque. Berlin est construite sur du sable et de l’eau ! La nappe phréatique n’est qu’à quelques mètres en-dessous de la surface. Cela est dû à la composition du sol sur lequel la capitale allemande a été construite au XIIIe siècle. Il s’agit d’une ancienne vaste plaine de l’époque glacière. L’inconvénient d’un sous-sol imbibé d’eau est qu’il complique sérieusement la construction de fondations et de tunnels. En effet, dès que l’on creuse un peu, l’eau remonte à la surface et provoque des inondations. Pour éviter cela, les entreprises de génie civil et de construction doivent pomper cette eau et l’acheminer vers les cours d’eau les plus proches. À cet effet, elles utilisent les fameux tuyaux qui forment des arabesques aux couleurs variées. Et comme Berlin est un énorme chantier, il y a des tuyaux partout. Certains prétendent qu’ils défigurent le paysage urbain. D’autres les considèrent comme des œuvres d’art. Certainement que la vérité est, comme souvent, entre ces deux extrêmes.

Chaque couleur correspond à l’identité des différents propriétaires afin de les reconnaitre lors du démontage. Et à la fin du chantier, les tuyaux disparaissent. Heureusement un autre chantier démarre

 

« Les Nains ont envahi la ville »

Berlin-Wroclaw-Prague-img9Dans toute la ville de Wroclaw on trouve des centaines de petites statues en bronze représentant des nains. Ils ont commencé à apparaître en 2005, mais leurs racines remontent aux années 1980, à un mouvement souterrain anticommuniste appelé l'Alternative Orange. La Pologne était sous le régime communiste ; ce mouvement a commencé à Wroclaw comme un moyen de protestation pacifique contre le régime. Le groupe a trouvé des façons créatives d'organiser des manifestations comme s'habiller en nains, peindre des graffitis absurdes ayant figure de lutins sur tous les symboles communistes dans toute la ville. L'idée était d'utiliser des éléments absurdes afin que les participants ne puissent être arrêtés par la police.

Berlin-Wroclaw-Prague-img10En 2001, la ville de Wroclaw a placé la première statue de nain, connue sous le nom de "Papa Dwarf", en souvenir d'Alternative Orange. Si au début il n’y a eu qu’une statue officielle, elle a rapidement été suivie par plusieurs autres. En général, chaque nain fait référence à l’endroit où il se situe (restaurant, place, magasin, musée etc…) Bien que le chiffre officiel soit 163, certains estiment qu'il y aurait plus de 350 ! La chasse aux nains est une activité populaire parmi les touristes à Wroclaw maintenant. Les trouver demande beaucoup d’observation.


 

WROCLAW

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Quittant Berlin, nous entrons en territoire Polonais par la A18, route construite sous l'occupation allemande afin d'envahir rapidement la belle Pologne. Sur 78 km cette route mythique est conservée en l'état, comme un mémorial, suite inconfortable de plaques de béton...  Se souvenir, ne pas oublier ! Mais, par les vitres du car se dessinent déjà les belles forêts polonaises : serrés comme des tuyaux d'orgue, les blancs bouleaux minces et élancés s'élèvent vers un ciel plein de promesses.

Berlin-Wroclaw-Prague-img12Wroclaw est l'une des plus belles villes de Pologne. Fondée en 990 sur douze îles baignées par l'Oder et reliées entre elles par 112 ponts, elle est appelée la « Venise polonaise ». Très artistes et non sans humour, les habitants de Wroclaw ont choisi comme symbole de leur ville des « petits nains ». Il en existerait plus de 350, tous différents. Ils jalonnent les rues et les places pour le plaisir des passants. La place du marché (Rynek) doit son originalité aux magnifiques décorations de chacune de ses maisons aux façades colorées, peintes ou sculptées. Le centre de la place est occupé par un ensemble de bâtiments qui évoque à lui seul, avec ses passages et ses cours, un village médiéval. Construite entre le XIVe et XVIe siècle, l'Hôtel de Ville en occupe la majeure partie. L'hôtel Saint Jean-Paul II, où nous logeons se situe sur la presqu'île des sables (Ostrow Tumski) baptisé « le petit Vatican ». Il a été érigé en l'honneur du Saint-Père, de ses deux visites à Wrocław, pour le 46ème Congrès eucharistique international et pour le millénaire de l’évêché. A deux pas s'y dresse en majesté la cathédrale Saint Jean-Baptiste. On y remarque à l'intérieur une imposante chaire d'albâtre et un retable sculpté datant de 1522.

Le temps passe vite mais avant de quitter cette ville si attachante, une visite s'impose au panorama de Racławice. Placée dans une rotonde, une toile circulaire de 114 mètres de long et de 15 mètres de haut, peinte en 1894 par Yan Styka, met en scène la bataille de l'insurrection menée par Tadeusz Kosciuszko contre l'armée russe en 1794. L'ingéniosité en fait que le spectateur se trouve lui-même plongé au sein de cette grande bataille.

Wroclaw, visitée le 21 juin 1983 ainsi que  les 31 mai et 1er juin 1997 par saint Jean-Paul II, nous te disons au revoir en emportant l'empreinte de ton charme incomparable.

Didier Hérondelle

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BASSE SILESIE

Berlin-Wroclaw-Prague-img16En quittant Berlin, notre car est parti plein est vers la Pologne, traversant villes et villages de l’ancienne Allemagne de l’Est, région plate et monotone. Les villages gardent encore la marque de leur histoire récente, donnant l’impression que le régime communiste est toujours régnant ; c’était gris, délabré et triste.

Le passage de la frontière a été surprenant : juste les panneaux : « Granica Polska ». Pas de douanier ni de policier. Quelle différence avec les années 1970 !

La Pologne nous a accueillis pour nous restaurer dans une auberge en bois, fleurie et chaleureuse, avec un repas délicieux.

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Avant de quitter l’auberge…

Après le déjeuner nous sommes repartis en direction de Wroclaw, capitale de la basse-Silésie et ville universitaire qui mérite vraiment que l’on s’y arrête. La recherche des charmants petits nains de bronze a pimenté notre découverte de cette belle et vivante ville.

La Basse-Silésie a une histoire bien compliquée. Elle a été polonaise, puis passée sous la domination des Habsbourg, puis du royaume de Prusse, pour revenir après 1945 à la Pologne. Au XXème siècle sa population était principalement germanophone et germanique. Après 1945 les populations allemandes ont fui ou ont été expulsées. (La famille de Edith Stein entre autres a fait partie des expulsés). La population a été remplacée par des polonais expulsés des régions de l’est de la Pologne annexées par l’Union Soviétique.

Parmi les richesses de cette région se trouvent deux magnifiques temples protestants mis en valeur pour les 500 ans de la Réforme. En 1648,à la signature du traité de Westphalie mettant fin à la guerre de trente ans, afin de glorifier la paix retrouvée dans le Saint-Empire romain germanique, l’Empereur d’Autriche a donné l’autorisation aux luthériens évangéliques de construire en Silésie, trois lieux de culte, à Głogów, Jawor et Świdnica. De ces trois églises de la Paix, il n’en reste que deux, celle de Głogów ayant brulé en 1758. La construction de ces édifices a été soumise à de rudes contraintes : ils devaient être réalisés en matériaux « périssables » : bois, paille, argile et sans clous, devaient se situer en dehors des villes, et n’avoir ni clocher ni tour.

Berlin-Wroclaw-Prague-img18Nous avons visité l’église de la Paix à Świdnica (nommée Schweidnitz avant 1945). Cet édifice surprenant a été construit de 1652 à 1657. Il est à  la fois massif et élégant. L’église à colombages de style baroque est merveilleusement conservée et entretenue. On est surpris par sa grande taille, surtout pour un bâtiment tout en bois. L’intérieur pourrait faire penser à une salle de spectacle avec ses galeries. Mais l’autel, la chaire, l’orgue, les sculptures et les peintures baroques signent la vocation du bâtiment. Ce temple peut contenir 7000 personnes dont 3000 assises.

Au XVIIIème siècle le titulaire de l’orgue a été un élève de Jean Sébastien Bach : Christoff Gottlob Wecker. Actuellement il y a plusieurs offices religieux par an, mais c’est surtout un festival Bach, fin juillet, début août qui remplit ce lieu à l’acoustique exceptionnelle.

Berlin-Wroclaw-Prague-img19L’église de la Paix de Jawor a la même architecture, elle est un peu plus petite, ne contenant que 5000 personnes.

Ces églises de la Paix, à charpentes de bois, chefs-d’œuvre de l’artisanat d’art, du fait de leur complexité technologique et de leur taille, n’ont jamais été reproduites ailleurs et demeurent uniques et sans égales. Elles ont été classées au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2001.

Elles sont le témoignage d’un acte de tolérance exceptionnelle de la part de l’Empereur catholique Ferdinand III de Habsbourg envers la communauté protestante de Silésie dans la période qui suit la guerre de trente ans en Europe.

Indépendamment de ces deux trésors en bois, la Silésie est riche d’autres églises baroques exceptionnelles et de châteaux surprenants.

A Kowary au musée « Miniatures »on peut admirer tous ces monuments et se faire une idée de leur richesse. On se prend pour Gulliver au pays des Lilliputiens.

Parmi tous les châteaux nous avons visité le château de Ksiaz (Furstenstein) à Walbrzych. C’est une énorme bâtisse de 415 pièces qui se dresse sur un promontoire rocheux de 395 mètres. Une partie de ce château est un château fort, et l’autre un château baroque. Depuis 1509 il appartient à la famille Hochberg qui a été une des familles les plus riches de Silésie. Ici, ont été reçus de nombreux dignitaires européens.

Berlin-Wroclaw-Prague-img20Mais, en 1943, les nazis ont réquisitionné le lieu et ont creusé un important réseau de tunnels dans la montagne sous le château. Il y avait des ascenseurs conduisant aux différentes parties du château. Après-guerre, on a découvert deux tunnels d’entrée aux souterrains, témoignant de la volonté d’amener jusqu’au château une ligne ferroviaire. Selon certaines hypothèses le complexe souterrain du château de Ksiaz aurait été préparé comme nouveau quartier général d’Hitler. Selon d’autres, il devait accueillir un puissant centre de commandement pour un complexe d’usine et de laboratoire souterrain.

Les deux hypothèses sont également probables. Avant l’arrivée des troupes soviétiques, les tunnels ont été minés. Depuis lors, les mystérieux tunnels sous le château stimulent l’imagination. Les chercheurs de trésors sont persuadés que c’est là qu’ont été cachés les œuvres d’arts et objets de valeurs pillés par les nazis. On soupçonne même la présence d’un train chargé d’or !!...

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Devant le château de Ksiaz

Après la « Venise de Silésie », nous sommes partis vers les Sudètes, vers les monts des géants (Karkonosze). Notre hôtel était à Karpacz sur les flancs du mont « Sniezka » (Blanche neige - alors que pour les allemands il s’appelle le mont Noir.)

Berlin-Wroclaw-Prague-img22Karpacz est une station de villégiature, pour l’hiver et pour l’été : ski ou randonnées. Ce qui est surprenant, c’est qu’il y a très peu de maisons individuelles ou d’appartements, par contre les hôtels sont les uns à côté des autres, du plus modeste au plus démesuré avec plus de 1000 chambres.

Berlin-Wroclaw-Prague-img23C’est au-dessus de la ville, à 886 mètres que l’on peut découvrir une autre merveille. Il s’agit d’une église Norvégienne en bois du XIIe siècle de pure tradition Viking, qui a été rachetée par le roi de Prusse Frédérique Guillaume IV, démontée des bords du lac Wang et reconstruite en 1843, ici en Silésie, pour les besoins d’une paroisse luthérienne. C’est l’église la plus ancienne des Sudètes. Elle se nomme Eglise Wang.

C’est un petit bijou en bois, avec des sculptures très insolites. C’est un peu le style des sculptures que l’on trouve dans l’art Maories en Nouvelle Zélande : enchevêtrement organisé de végétaux et surtout visages avec la langue tirée.

Pour les églises baroques, c’est celle de Krzeszow (Grussau) que nous avons visitée, l’une des plus belles de Pologne.

Berlin-Wroclaw-Prague-img24Elle est attenante à une abbaye bénédictine fondée en 1242. Au XVIIème siècle, les cisterciens y vivaient.

Berlin-Wroclaw-Prague-img25L’église actuelle reconstruite entre 1728 et 1735 est très chargée de stucs, de beaucoup d’anges. Des fresques magnifiques sur la vie de saint Joseph et de la Sainte Famille ornent les murs. Les orgues sont grandioses.

Les cisterciens n’ont pas seulement laissé de splendides édifices baroques ; l’ordre, fidèle au principe « Ora et labora » « prie et travaille », a eu un impact considérable non seulement sur la religion et la culture, mais aussi sur l’économie de la région. Connus pour leur passion pour l’agriculture, ils ont planté des vignes et exploité des étangs pour la pisciculture, construit des fabriques de tissage, des tanneries, des moulins et des brasseries. Jusqu’à nos jours le travail du lin est toujours présent dans cette région.

Berlin-Wroclaw-Prague-img26A Chełmsko Śląskie, près de Lubawka, est l'un des monuments les plus précieux et les plus intéressants de la région : les maisons des tisserands, également connues sous le nom «  les douze apôtres » ; ce sont onze maisons en bois datant du début du XVIIIème siècle qui se jouxtent. La douzième, celle de Judas, isolée des autres, a brûlé. Elles ont été construites en 1707.

Avant de quitter la Silésie, nous nous sommes promenés dans la ville de Jelenia Góra fondée en 1108. N’ayant pas souffert lors de la dernière guerre mondiale, elle a gardé sa typicité et ses monuments historiques ; c’est une ville pleine de charme.

En ces quelques jours passés en Basse-Silésie, nous avons eu un bel aperçu de ses trésors, de ses beautés naturelles et de son charme.

Christiane Tomkiewicz

 

PRAGUE

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Après Berlin et six jours passés dans notre chère Pologne, nous parcourons 170km pour franchir la frontière tchèque et atteindre la troisième étape de notre voyage : Prague.

Il ne fait que 16°c et le soleil est timide. Notre guide nous emmène faire le tour panoramique de la ville, celle  que l’on nomme : « Le Cœur de l’Europe » inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1992.

Qui dit Prague pense immédiatement à la Vltava ou encore La Moldau en allemand, à Mozart, au pont Charles, aux châteaux, et bien sûr aux églises…. Du haut des collines qui entourent la ville, nous admirons d’innombrables tourelles d’églises, d’où le surnom de Prague : la Ville aux Cent Clochers.

Berlin-Wroclaw-Prague-img28Depuis les bords du fleuve, la vue sur le château et le pont Charles est superbe. En route vers le palais Hradcany, résidence des rois de Bohème jusqu’au 16ème siècle, aujourd’hui celle du Président de la République. Ce palais jouxte la cathédrale Saint Guy, une des plus importantes églises de Prague. Hélas, un office religieux nous en barre l’accès : il faudra revenir. Continuons notre flânerie dans la Ruelle d’Or. Là habitaient les artisans, les alchimistes, les artistes et le très célèbre Franz Kafka connu pour son « Journal » et « Les Métamorphoses ». La rue est envahie de touristes même en ce mois d’octobre. La basilique Saint Georges est réputée pour être un des plus vieux monuments religieux d’Europe Centrale.

Berlin-Wroclaw-Prague-img29Pendant des siècles, Prague a subi l’influence des cultures chrétienne et juive. Comme  premier exemple : « Notre Dame  de Lorette », un des lieux de pèlerinage les plus importants avec notamment  la Sainte Maison, fidèle copie du modèle italien Santa Casa que nous avons visité lors de notre dernier voyage en Italie. Notre mémoire nous renvoie à  Loreto, Italie. Le sanctuaire abrite un trésor de grande valeur dont l’ostensoir décoré de 6222 diamants.

Plus tard, dans la fraîcheur d’une nuit d’automne, nous avons attendu  notre bateau sur le quai de la douce Moldau pour un dîner repas. Le buffet était copieux et nous étions tous ensemble comme d’habitude. Lente croisière avec arrêts aux écluses et nous avons pu suivre notre voyage  sur grand  écran. Et pour le plaisir des saveurs, nous avons bu le verre de l’amitié : une vodka.

Berlin-Wroclaw-Prague-img31Samedi enfin, notre guide nous entraîne au cœur de cette ville magique : « Stare Miasto » ou « la vieille ville » à la découverte de la Prague juive cette fois, la deuxième influence religieuse importante. L’installation  des juifs remonte au XIème siècle. Les vieilles synagogues et le cimetière témoignent de la suprématie religieuse et sociale de la ville…. Hélas … Hélas …Samedi est la journée de Sabbat. Aucune visite possible. Même le cimetière nous a fermé ses portes. Nous n’avons bénéficié que d’une promenade dans les rues du Vieux Quartier Josefor, mondialement célèbre.  Cela fera sans doute l’objet d’un prochain voyage.

Berlin-Wroclaw-Prague-img29Promenade sur le pont Charles connu pour son élégance, sa beauté et son caractère chargé d’histoire qu’il représente. Il faut l’arpenter : c’est le plus ancien pont de pierre sur La Moldau…assiégé de touristes l’après-midi. Long d’un demi-kilomètre, il est devenu l’image emblématique de la ville. Trente et une statues se succèdent dont la plus marquante est celle de saint Jean de Nepomucène. Un endroit précis  au milieu du pont signale le lieu où le martyr a été précipité dans les eaux du fleuve. Il était le plus célèbre des saints tchèques, supplicié en 1393.

Et si Prague est si souvent prisée des touristes, c’est que la gastronomie y est variée : la cuisine du monde entier y est représentée et ce midi nous avons changé le repas tchèque de la veille pour des saveurs espagnoles…. Tout un changement pour nous préparer à notre retour.

Notre petit groupe a déjà beaucoup marché. Jeunes et moins jeunes…nous sommes tous fatigués voire exténués. Courageux nous persévérons le long du fleuve  vers le Théâtre des Etats et l’Opéra. N’oublions pas que cette ville « magique » est aussi le symbole de la musique, associée à Dvorak, Smetana (Qui ne connait les doux accords de l’œuvre  « La  Moldau » ?), sans oublier Mozart. Il fait partie de la magie  de Prague à jamais…Il a souvent séjourné ici et il se sentait proche du peuple praguois. Bon nombre de ses opéras ont été interprétés  au Théâtre devant ce public conquis et aimé. Le climat de ce week-end d’octobre ne s’y prêtait pas mais, en été, de nombreux spectacles de rue attirent les mélomanes qui peuvent écouter des œuvres interprétées par des artistes en costume d’époque.

Pendant le temps libre qui a suivi, nous nous sommes reposés sur les bancs de la place principale, heureux de profiter de la douceur du climat. Mais à proximité, l’horloge astronomique de la ville attire à chaque heure un bon nombre de touristes qui viennent photographier ou filmer le défilé des douze statues créées par Maître Hanius représentant les douze apôtres et aussi entendre le chant du coq. Superstition ou pas … La légende veut que si l’appareil venait à s’arrêter, une guerre  viendrait ravager le pays. On porte alors à ce chef d’œuvre de la  technique un soin particulier.

Le Pape Jean-Paul II  s’est rendu à Prague  le 25 avril 1997, pour la troisième fois depuis 1990, à l’occasion du millénaire du martyre de saint Adalbert, évêque de la ville. Il se fit le médiateur entre les Slaves et les Latins. Le geste de Jean-Paul II voulait faire oublier la controverse suscitée par la canonisation de Jan Sarkander, artisan de la Contre-Réforme du XVIIème siècle.

Voir Prague en deux jours relève du « parcours du combattant » : nous avons encore tant à découvrir !!!  Pourquoi pas un concert dans l’une des nombreuses salles que compte la ville et les îles à l’entour ? Pourquoi pas une mini croisière sur la Vltava ? Pourquoi pas une flânerie dans les ruelles étroites pour goûter au charme de la Prague romantique ?

Mais pas de nostalgie !!!  Il est temps de rentrer à Paris Laissons tout cela pour un prochain voyage….

Liliane Brzakowski

 

Berlin-Wroclaw-Prague-img32Piss Sculpture

Non loin du pont Charles, dans la cour du musée Kafka ces étonnantes statues pourraient faire concurrence au Manneken Pis de Bruxelles. Le sol représente la République tchèque et les statues articulées des représentants du pays pissant sur le peuple et le pays !!!... Il semblerait qu'ils écrivent des lettres sur base d'un SMS envoyé à un numéro inscrit près des statues... Pas vérifié….Cette œuvre d’art atypique et amusante, étrange et inhabituelle de David Cerny est devenue surtout une attraction touristique où les guides conduisent leurs groupes. Le nôtre n’y a pas failli. Chacun appréciera ou pas…..

CMM

 

Crédit photos : Daniel Brzakowski, Claude Skrzypek, Christiane Tomkiewicz,

 


26, 27 et 28 janvier 2018 : visite de Monseigneur Mieczyslaw Mokrzycki à Paris, soirée Oplatek, messes


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Les 26, 27 et 28 janvier, le Cercle de France des Amis de la Fondation Jean-Paul II a débuté cette année du 40ème anniversaire par trois journées exceptionnelles.

Nous avons eu la très grande joie d’accueillir Monseigneur Mieczyslaw Mokrzycki, second secrétaire de Sa Sainteté Jean-Paul II, venu spécialement de Lviv, ainsi que le père Krzysztof Wieliczko, administrateur de la Fondation  à Rome, pour les présider.

A leur arrivée Monseigneur Mokrzycki et son secrétaire, le père Andrzej Legowicz, ainsi que le père Krzysztof Wieliczko, ont été accueillis par Henri Rogowski, président d’honneur, fondateur de notre Cercle, membre du conseil d’administration de Rome, et Daniel Brzakowski son président, qui les ont conduits à la Mission Catholique Polonaise. Là, le recteur, le père Boguslaw Brzys, entouré du curé de la paroisse, le père  Paweł Witkowski, des vicaires et du personnel de la MCP, les a reçus pour un déjeuner convivial et informel. Puis ils se sont rendus à la Bibliothèque Polonaise, quai d’Orléans, où les attendait Monsieur Witold Zahorski. Ce dernier leur a fait les honneurs de ce très bel hôtel particulier, présentant les riches collections de livres et objets anciens ainsi que l’intéressant musée Adam Mickiewicz.

En fin d’après-midi, à l’église Notre-Dame de l’Assomption, Monseigneur Mokrzycki concélébra  avec le père Krzysztof Wieliczko, le père Boguslaw Brzys, recteur, Monseigneur Stanislaw Jez, ancien recteur et président d’honneur de notre Cercle, ainsi que le curé de la paroisse, le père  Paweł Witkowski. La chorale Gaude Mater sous la direction d’Ewa Lenartowicz a animé cette messe avant de faire Oplatek avec Monseigneur Mokrzycki.

Un dîner clôtura cette journée, où les membres du conseil d’administration et leurs invités ont pu échanger en toute simplicité et cordialité.

Le samedi Henri Rogowski, Daniel et Liliane Brzakowski ont conduit Monseigneur Mieczyslaw Mokrzycki, son secrétaire et le père Krzysztof Wieliczko devant la statue de saint Jean-Paul II dans le square Jean XXIII jouxtant la cathédrale Notre-Dame où ils ont été chaleureusement accueillis, en l’absence de Monseigneur Michel Aupetit empêché par un déplacement en province, par son recteur Monseigneur Patrick Chauvet. Ce dernier après leur avoir fait visiter « sa cathédrale » les a emmenés jusqu’au Trésor leur montrant, entre autres, le ciboire et la patène offerts par Jean-Paul II lors de sa venue à Paris, le livre où il a apposé sa signature, ainsi que la chasuble portée par lui lors des JMJ de 1997. Il leur a également dévoilé les Saintes Reliques telles un fragment du Bois de la Croix, un Clou et la Sainte Couronne d’épines qu’ils ont pu vénérer en l’embrassant avec beaucoup d’émotion.

En fin d’après-midi dans les magnifiques salons de l’Ambassade de Pologne, en présence de son Excellence Monsieur l’Ambassadeur Tomasz Mlynarski, le Cercle de France a réuni autour de Monseigneur Mokrzycki, du père Krzysztof Wieliczko, des recteurs Boguslaw Brzys et Stanislaw Jez, de la Comtesse Isabelle d’Ornano, généreuse bienfaitrice, outre son conseil d’administration, nombre de ses membres et amis, ainsi que des présidents d’associations.

Après le discours d’accueil de l’ambassadeur, notre président a exposé les futures activités qui jalonneront cette année du 40ème anniversaire de l’élection de Karol Wojtyła et a informé du renouvellement du mandat d’administrateur d’Henri Rogowski, sur proposition de l’Archevêque de Cracovie et après approbation du Cardinal Secrétaire d’Etat au Vatican, au Conseil d’Administration de la Fondation, rappelant son statut d’Association Vaticane. Puis le Père Wieliczko annonça les cérémonies qui sont à l’étude pour le 40ème anniversaire de la Fondation.

Monseigneur Mokrzycki, quant à lui, nous a parlé longuement et avec beaucoup d’intérêt de la situation très difficile et très préoccupante de l’église catholique d’Ukraine. Il fut chaleureusement applaudi.

Avec son grand professionnalisme mâtiné de sa délicieuse délicatesse de cœur, Ewa Norska présenta le programme musical qui suivit. Tant la pianiste ukrainienne Valériya Kucherenko, que le quatuor  Passionato  de jeunes artistes ou la chorale Soli Deo avec des kolendy- chants de Noël polonais traditionnels, ont enchanté l’assemblée qui les a très applaudis.

Vint ensuite la bénédiction des Oplatki par Monseigneur Mokrzycki et l’échange des vœux, après quoi chacun put se diriger vers le buffet, riche de savoureux plats polonais et prolonger la soirée par des échanges amicaux.

Le dimanche à l’église Notre-Dame de l’Assomption, le père Krzysztof Wieliczko présidât l’Eucharistie entouré du père Boguslaw Brzys, recteur, en présence du père  Paweł Witkowski, curé, devant une assistance très nombreuse.

CHRISTIANE MEALIN MERKLEN
Photos: MARTA KOHLER, DOMINIQUE VINCENT, CLAUDE SKRZYPEK

source : https://www.fjp2.com

 

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Croix de Commandeur de l’Ordre du Mérite pour Henri Rogowski

Croix-Commandeur-Henri-Rogowski-img1Le  3 Mai 2016,  225ème  Anniversaire  de la Première Constitution Polonaise  (1791), l’Ambassadeur de la République de Pologne en France Andrzej BYRT, a décoré notre Président d’Honneur Henri ROGOWSKI de la Croix de Commandeur de l’Ordre du Mérite de la République de Pologne.

Cette grande distinction est la reconnaissance de la Pologne pour toutes les années consacrées par Henri Rogowski, tant par son action culturelle et sociale pour le bien de la Pologne, de la Polonia de France que pour le développement de l’amitié franco-polonaise.

Croix-Commandeur-Henri-Rogowski-img2C’est en présence de sa famille, des membres du Conseil d’Administration du Cercle des Amis de France de la Fondation Jean-Paul II, du recteur de la Mission Catholique Polonaise en France – Bogusław Brzyś, de la bienfaitrice de la Fondation - la Comtesse Isabelle d’Ornano, du Consul Honoraire, des attachés militaires, qu’il a reçu cette haute distinction polonaise.

Soulignons qu’Henri Rogowski est membre du Conseil d’Administration de la Fondation Jean-Paul II à Rome depuis 2014 ■

                                                                                         Florian Załuski

crédit photos : Dominique Vincent, Florian de Zaluski


Echos de la maison Jean-Paul II à LUBLIN.

Maison-jp2-a-Lublin-060318-img1Le 9 Octobre 2016 à la chapelle de la maison de la Fondation, les étudiants boursiers et quelques invités ont vécu un moment important : la messe d’ouverture de l’année académique 2016-2017, messe solennelle concélébréepar le père Jan Strzalkaet présidée par le vice-recteur de l’université KUL,le père Andrzej Kicinski.

Au cours de la messe, la protection de Saint Jean-Paul II et des Saints Cyril et Method pour tous les étudiants a été demandée.

Maison-jp2-a-Lublin-060318-img2Cet été, avant la rentrée, il y a eu comme tous les ans un séminaire de préparation pour 30 nouveaux boursiers venant de Biélorussie, d’Ukraine, d’Ouzbékistan. Ces étudiants feront des études de sciences humaines : psychologie, pédagogie, musicologie, sociologie, histoire, journalisme, économie, informatique…A la maison Jean-Paul II de Lublin, il y a environ 150 étudiants boursiers.

Les résultats scolaires doivent être excellents pour que l’étudiant puisse bénéficier d’une bourse et ce jusqu’à l’obtention de son diplôme : maitrise et doctorat pour certains.

crédit photos : Fondation Jean-Paul II


« Pierre, tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise
Tu es Petrus »

Pierre tu es Pierre… C’est LE chant de Sainte-Anne-d’Auray pour la venue du pape le 20 septembre 1996 !!

Sainte Anne, la maman de Marie, y est fêtée depuis le XVIIème siècle lorsqu’elle apparût à un pieux laboureur, Yves Nicolazic, lui demandant de l’honorer en reconstruisant la chapelle ruinée du VIème siècle. A l’époque le village avait pris le nom de Ker Anna ou « village d’Anne » en breton. Une nouvelle chapelle fut Pierre-tu-es-Pierre-060318-img1construite. Devenue trop petite, elle fut remplacée en 1872 par la basilique actuelle. Sur le grand périmètre du sanctuaire, outre la basilique on rencontre, la fontaine dite miraculeuse, lieu de la première apparition ; la statue de sainte Anne que l’on «descendit » du sommet de la basilique en raison de son poids (12 tonnes) pour la placer dans le parc ; la Scala Santa, ancienne entrée monumentale dont la tradition veut que les escaliers de part et d’autre se montent à genoux en méditant sur la Passion du Christ ; le mémorial construit en souvenir des nombreux bretons tombés au cours de la première guerre mondiale et d’où Jean-Paul II s’est adressé aux jeunes familles ; l’espace Jean-Paul II créé en 1996.

Les jeunes familles ! Neuf mois avant sa venue alors que l’organisation de cette journée était très avancée et le programme très chargé, le Saint-Père a manifesté le désir de rencontrer les jeunes familles. Une première ! Le programme fut un peu bousculé afin que celles-ci puissent s’y glisser. Elles se sont investi dans la préparation de cette belle rencontre et c’est ainsi que le pape Jean-Paul II leur a lancé ce magnifique message :

« Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde »

Suivi d’applaudissements sans fin, puis :

« L’Eglise vous aime, l’Eglise a confiance en vous. »

Vingt ans après cette venue, le sanctuaire qui, à l’époque, « bénéficia du  refus » du sanctuaire de Pontmain, a organisé quatre jours de célébrations avec des thèmes autour de Jean-Paul II : culture et foi, familles, vocations.

Une quinzaine de membres des Amis de la Fondation se sont retrouvés dans cette petite bourgade pour participer aux activités proposées. Arrivés de Région Parisienne mais également de Bretagne du Nord et du Sud, ils ont pu vivre des moments riches et forts dans ce haut lieu de ce grand pèlerinage breton.

Pierre-tu-es-Pierre-060318-img2Le coup d’envoi fut donné par des vêpres animées par la chorale Academie, suivies d’une rétrospective de la venue de Jean-Paul II accompagnée de plusieurs témoignages de personnes y ayant participé, témoignages touchants permettant de revivre cette journée exceptionnelle. La première journée se termina par une retraite aux flambeaux jusqu’à l’espace Jean-Paul II.

Au programme de ces quatre jours, des messes, des vêpres et saluts du Saint Sacrement, des veillées de prière étayées de textes de Jean-Paul II sur la famille, les vocations, des processions avec de nombreuses bannières,  des conférences et bien entendu la vénération des reliques de saint Jean-Paul II.

Lors de la messe du dimanche qui correspondait également à la bénédiction des motards,  Monseigneur Centène nous parla avec beaucoup d’émotion de Jean-Paul II tout comme le père Fagot lorsque, le lendemain, il s’adressait aux jeunes d’écoles catholiques de la région.

Profitant de moments moins chargés, nous avons pu parcourir la jolie petite ville d’Auray et son charmant port de Saint-Goustan mais également visiter et nous recueillir dans les abbayes de Kergonan, Saint Michel pour les femmes et sainte Anne pour les hommes. Enfin la ravissante chapelle Notre-Dame des fleurs en bouton nous livra tous ses secrets et mystères grâce à Didier qui la fait visiter régulièrement.

Enfin le dimanche midi, le cuisinier qui avait préparé le repas pour Jean-Paul II, l’a refait exceptionnellement et c’est ainsi que nous avons pu déguster :

Soupe de poissons du golfe
Noix de saint jacques aux poireaux et pomme de terre croustillante
Pavé de bar, fumet d’épices et langoustines
Assiette de fromages bretons
Feuille de sarrasin, crème de Grand Marnier et sauce au gingembre

En passant par le très beau cloître en pierres ocres – ce qui est rare en Bretagne -, on avait accès à trois expositions : l’une sur l’histoire du sanctuaire où l’on pouvait déambuler à travers les riches collections du lieu ; le trésor rassemblant nombre d’objets et ex-votos offerts en remerciement à sainte Anne ; la dernière sur la foi et les croyances populaires en pays d’Auray « vivre et mourir en Basse-Bretagne » pour laquelle nous avons pu bénéficier d’une visite guidée fort intéressante.

Etant venu en « ordre dispersé », chacun a pu profiter de ces journées à sa convenance. Les repas ont permis à l’ensemble des participants de se retrouver et de partager d’agréables moments conviviaux. Il nous reste à remercier Didier qui, en breton d’adoption, nous a très agréablement pilotés durant ce week-end « avec ou sans rallonge » et nous a reçus avec beaucoup de gentillesse dans sa nouvelle installation.

Christiane Méalin-Merklen

crédit photos : Christiane Tomkiewicz, Dominique Vincent


Voyage en Italie

Cette année un événement important  se préparait à Rome : fêter dignement le 35ème anniversaire de la création de notre fondation par le Saint-Père Jean-Paul II peu de temps après son intronisation. C’est vers la côte est que cette fois-ci la fondation a entraîné une trentaine de ses membres avant de rejoindre Rome pour les festivités.

Arrivés tôt à l’aéroport de Fiumicino, nous avons roulé à travers la Toscane pour visiter vers Assise, Ravenne puis suivi la côte adriatique à la découverte de petites villes importantes non par leur taille mais les sanctuaires qui s’y trouvent. Chaque lieu a une richesse artistique qui lui est propre, parfois de renommée européenne si ce n’est mondiale comme Ravenne, mais également un héritage religieux riche et émouvant.

 

Assise

De la vallée de Spolète, la vue de la ville d'Assise à flanc de colline accrochée, procure une certaine et saisissante émotion. La ville garde son aspect d'autrefois. Nous voici pratiquement retournés à l'époque où y vécut Saint François.  Avec ses ruelles moyenâgeuses, les magnifiques façades de ses vieux hôtels patriciens parés de la belle lumière d'automne, il y règne une douceur de vivre, tout simplement le fait d'être là !

François naquit en 1182 d'un père italien et d'une mère française. Jeune homme doté d'une vive intelligence, il entreprit le commerce des étoffes, profession de son père. Il était d'un caractère gai, menant la vie dissolue des jeunes gens insolents et fortunés aimant bien vivre et chanter, dépensant en agapes et en distractions tout l'argent qu'il pouvait se procurer. Il eu un jour l'intuition d'entrer dans l'église San Damiano et pria avec ferveur devant le crucifix qui lui parla ainsi ''François, ne vois-tu pas que ma demeure est en ruine ? Va, et restaure là''. Il ne s'agissait pas de reconstruire pierre sur pierre mais de rendre foi à l'église en crise à cette époque. François prit à la lettre l'exhortation. Il mena une vie de grande simplicité, prêchant sans cesse l'évangile. Il eu l'infinie grâce de recevoir les stigmates. Sa réputation était si grande qu'à cette époque il ne fallu qu'un mois pour que l'Europe Chrétienne apprenne son retour au père. Il fut proclamé saint par le pape Grégoire IX le 16 juillet 1228. Sa Sainteté fit de suite construire une église dont il posa la première pierre.

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D'emblée, l'église San Francesco apparaît comme un extraordinaire écrin de peintures, l'on y trouve en effet la décoration murale la plus parfaite du XIIIe et XIVe siècle italien. De grands maitres tels que Cimabue, Giotto, Pietro Lorenzetti et Simone Martini y déployèrent tous leurs talents. L'Église supérieure vit le jour pour abriter la première et la plus vaste série de vitraux historiés d'Italie. L'exécution de ces œuvres magnifiques est due à deux groupes des principaux artisans verriers de cette époque. On retiendra toutes les fresques relatant la vie du Saint, plus particulièrement celle de François parlant aux oiseaux et celle très émouvante représentant sa disciple. Entourée de ses sœurs les pauvres dames clarisses, Sainte Claire penchée tendrement sur le corps du défunt bien aimé. Dans la basilique inférieure, il est possible de se recueillir devant les reliques corporelles du Saint. La visite se poursuit par la découverte de l'église Santa Chiara. Accueillie comme disciple en 1212 par François et, à l'égale de Marie Madeleine, Claire accompagna et marcha toujours sur les pas de  François. Le corps intact de la Sainte repose dans la crypte. Dans une chapelle latérale, on peut admirer le crucifix de San Damiano qui parla à François.

Devant l'église Santa Chiara, sur la place où coulent les eaux d'une fontaine s'ouvre le panorama sur la vallée de Spolète. On y aperçoit l'église Sainte Marie des Anges vers laquelle nous nous dirigeons maintenant. Elle présente un aspect fondamental puisque dans sa nef, elle renferme la petite église de la Portioncule où prêcha Saint François. Attenant à l'église le petit monastère de la Portioncule et la cellule où vécu Saint François dans le plus total dépouillement. De nombreux miracles s'y produisirent. Le Saint y mourut le soir du 3 octobre 1226 à l'âge de 44 ans. Assise s'estompe dans le couchant et s'éloigne peu à peu. Nous roulons vers Ravenne pour la découverte des mosaïques les plus anciennes et les plus célèbres au monde.

Didier Herondelle

 

Assise, le Poverello et Jean-Paul II

Le 5 novembre 1978, le pape polonais, à peine élu, s’était rendu à Assise. La cité du Poverello lui est chère. Il se souvient de la rencontre pacifique de saint François, en 1219, en pleine croisade, avec le sultan. Ce sera donc la cité ombrienne. Comment ? Tout de suite, se souvient le cardinal Etchegaray, apparut « la » difficulté : « Comment prier avec les autres, sans pour autant prier ensemble, puisqu’ils ne prient pas le même dieu ? L’obsession du pape était d’éviter tout syncrétisme. Il fallait que la journée soit, de ce point de vue, transparente. On ne pouvait pas faire prier les uns dans la prière des autres. »

Quand ? Il fallait éviter de se caler sur un jour sacré dans l’une ou l’autre des religions invitées. Ce ne pouvait donc être ni un dimanche, ni un samedi (jour du shabbat), ni un vendredi (islam). Ce sera donc un lundi, le 27 octobre.

Jean-Paul II choisit d’annoncer son grand projet à Saint-Paul-hors-les-Murs, lors de la Semaine pour l’unité des chrétiens, le 25 janvier 1986. Ce fut la stupeur dans le monde, mais aussi au Vatican bien que le cardinal Etchegaray, sur instruction de Jean-Paul II,  avait pourtant pris soin de déminer le dossier en organisant plusieurs réunions avec les cardinaux.  « En fait, ils n’étaient pas vraiment opposés. Mais ils posaient tous la même question : comment éviter le risque de relativisme ? Comment éviter de laisser penser que toutes les religions sont égales ? Le cardinal Ratzinger, alors préfet de la puissante Congrégation pour la doctrine de la foi, a été discret et n’a rien fait pour s’opposer. » Très vite, insiste le cardinal Etchegaray, « nous avons associé les diocèses, les Églises locales. Elles ont répondu très positivement. »

Ensuite, Jean-Paul II clarifia, rassura : « Être ensemble pour prier, et non pas prier ensemble. »

Le 4 octobre précédent, fête de saint François d’Assise, Jean-Paul II est à Lyon, sur la colline de Fourvière. Et il lance « un appel pressant et ardent » à toutes les parties en conflit dans le monde « pour qu’elles observent, au moins le 27 octobre, une trêve complète des combats ». Certes, les résultats furent « sporadiques », avoue le cardinal Etchegaray mais la dimension symbolique de la rencontre d’Assise, « pour la paix et la justice », est posée.

Le jour dit, 32 délégations chrétiennes et 28 religions et sagesses non chrétiennes réussiront le pari : venues en pèlerinage commun, chaque communauté, réunie en un lieu, priera pour la paix. Puis toutes appelleront à la paix et à la justice.

Le cardinal Etchegaray se souvient de ses propres larmes, lorsque de jeunes juifs ont apporté des rameaux d’oliviers aux participants, et en premier lieu aux jeunes musulmans. Et lorsque Jean-Paul II, après le dîner, lui a rappelé l’arc-en-ciel qui, dans la journée, avait illuminé Assise, le cardinal et le pape n’ont pas manqué d’y voir un signe du ciel… L’« esprit d’Assise » était lancé…

Le pape Jean-Paul II avait souhaité une autre journée interreligieuse en pleine guerre dans les Balkans, en 1993, puis au lendemain des attentats du 11 septembre 2001. La rencontre a eu lieu le 29 janvier 2002

Vingt-cinq ans plus tard, le cardinal embarque, le jeudi 27 octobre 2011, à bord du train spécial pour Assise, aux côtés de Benoît XVI, comme il y a vingt-cinq ans avec Jean-Paul II. Les sept voitures emporteront plus de 100 représentants des religions, sagesses et traditions spirituelles du monde, mais aussi des hommes et des femmes de culture, et des athées, vers la cité ombrienne de saint François. Objectif, à l’invitation de Benoît XVI, se rencontrer pour donner au monde un signe de paix. En 2002, le cardinal Ratzinger, qui n’était pourtant pas présent à Assise le 27 octobre 1986, ratifia cette démarche : « Assise ne fut pas une autoreprésentation des religions, qui seraient interchangeables entre elles. Il ne s’agissait pas d’affirmer une égalité entre les religions, qui n’existe pas. Ce fut simplement l’expression d’un chemin, d’une recherche, d’un pèlerinage pour la paix et la justice. Ce chemin est pour tous une voie de purification, aussi pour nous les chrétiens. »

D’après les Souvenirs du Cardinal Etchegaray

 

Trente ans après, le pape François s’est rendu à Assise le 20 septembre 2016 pour une rencontre interreligieuse de prière pour la paix à l’occasion du 30e anniversaire de la première rencontre. « Le trentième anniversaire de l’’esprit d’Assise’ se posait sur fond d’une ‘guerre mondiale menée par morceaux’ », notait Mgr Sorrentino, évêque d’Assise. Un contexte qui demandait « une synergie spirituelle entre ceux qui ont une perspective de foi » et également avec les non-croyants qui souhaitent contribuer à la cause de la paix. La commémoration de cette année fut « centrée sur la prière » sans  « syncrétisme » ni « relativisme »,  « chacun reste soi-même, et témoigne de son credo ».  « Jean-Paul II voulut poser ce geste historique dans le cadre de la spiritualité de saint François, dont le visage et la vie s’inspirent profondément du Christ ». Et depuis, chaque 27 octobre, ce moment est « commémoré et revécu à Assise avec des initiatives de prières et de réflexions inspirées par la simplicité franciscaine ».

 

Ravenne

Ravenne est installée dans une lagune au sud du delta du Pô ; la cité a été construite sur pilotis (comme Venise). Elle doit son développement à l’installation d’un grand port militaire (nommé Classis ou Classe, ce qui veut dire La Flotte) par l’empereur Auguste (250 navires pouvaient y être amarrés). Un canal relie le port au Pô. C’est alors l’un des deux plus grands ports de la Méditerranée orientale. Mais du fait de sa situation sur une côte basse et des alluvions, le port s’ensable. Dans ce port, bien relié avec l’Orient, le christianisme se développe tôt.

Un deuxième événement favorise l’essor de la ville : le transfert en 402 de la capitale impériale de Milan, devenue indéfendable, à Ravenne. Pendant les 25 ans de régence de Galla Placidia, la ville se développe et plusieurs constructions voient le jour : Baptistère Néonien, Mausolée de Galla Placidia...

En 476, la ville est prise par un roi barbare et l’Ostrogoth Théodoric y établit sa capitale, restaure l’aqueduc, construit une enceinte. A cette époque, plusieurs religions cohabitent (arianisme des Goths, christianismes orthodoxe et latin). Le nouveau roi fonde le royaume de Ravenne.

En 540, pendant le règne de Justinien, les armées de Byzance commandées par le général Bélisaire prennent la ville. Ravenne devient le plus grand centre politique et religieux de l’Italie : base de départ pour la guerre contre les Goths, constructions et décorations d’églises comme Saint Vital, Saint Apollinaire in Classe consacrées par l’évêque Maximien.

Ravenne garde des liens étroits avec Byzance aux VIème et VIIème siècles. La ville est prise en 712 par les Lombards, reprise par les Byzantins et à nouveau par les Lombards qui commencent à piller. Le Pape, en remerciement de sa lutte pour le christianisme, autorise Charlemagne à prendre ce qu’il veut : nouveau pillage de mosaïques, marbres, statues pour le palais d’Aix la Chapelle. La ville connaît une renommée importante du point de vue économique et culturel aux Xème et XIème siècles.

Ensuite Ravenne entre dans une période de déclin : perte de territoire, luttes politiques entre familles, domination vénitienne, pillage français en 1512 et inondations catastrophiques en mai 1636 (pratiquement 3 mètres d’eau dans Saint Vital !), pillage des troupes napoléoniennes.

Les monuments paléochrétiens de Ravenne consistent en huit monuments construits entre les Ve et VIe siècles. Les églises, édifiées en briques, ont un aspect extérieur très simple contrastant avec un intérieur décoré de précieux marbres, stucs et mosaïques, reflétant les évènements historiques politiques et religieux majeurs qui s’étaient produit à Ravenne

Le mausolée de Théodoric, œuvre architecturale unique et singulière, de base décagonale, construit avec de grands blocs de pierre rose d’Istrie placés autour d’un espace central est l’unique exemple survivant d’une tombe de roi barbare de cette époque. Théodoric avait été envoyé par Byzance pour conquérir l’Occident.

Le mausolée de Galla Placidia, de petite taille mais somptueusement décoré à l’intérieur, avec des mosaïques évocatrices sur fond bleu foncé, reflète la tradition de l’architecture romaine occidentale.

Le baptistère néonien, avec ses ornements de marbre incrusté de stucs et de mosaïques multicolores sur la coupole, est le plus bel et le plus complet exemple de baptistère paléochrétien. Le baptistère des Ariens datant de l’apogée du règne des Goths préserve des mosaïques représentant le baptême du Christ et des détails iconographiques renvoyant aux principes de la foi arienne. Malheureusement il était fermé.

La basilique de Sant ’Apollinare Nuovo construite sous le règne de Théodoric en tant que chapelle palatine, possède des mosaïques de style roman traditionnel présentant également une forte influence byzantine.

En revanche, la chapelle de l’archevêque est le seul monument orthodoxe construit sous le règne de Théodoric.

voyage-en-italie-060318-img2La basilique de San Vitale, de l’époque justinienne, est une des plus grandes créations de l’architecture byzantine en Italie, qui combine des éléments des traditions occidentales et orientales. La légende rapporte qu’elle aurait été construite sur l’emplacement du martyre de Saint Vital. De forme octogonale avec un chœur en saillie et un déambulatoire à deux étages surmonté par une coupole, l’église a été construite grâce à l’argent d’un banquier nommé Julien l’Argentier et représenté sur la mosaïque de Justinien à côté de l'empereur, en arrière. Le véritable bienfaiteur peut aussi avoir été l'empereur byzantin lui-même, qui considérait la fondation d'églises comme un outil de propagande et comme une façon de renforcer les liens de certains territoires avec l'empire.

Les mosaïques

C’est le plus bel ensemble européen des Vème et VIème siècles. Elles sont toutes très lumineuses faites de nombreuses tesselles dorées et inclinées pour accrocher la lumière et ont toujours des couleurs très vives.

Les thèmes sont religieux avec de nombreux symboles (colombes buvant à la fontaine de la vie) et traités avec un grand réalisme (baptême du Christ) signe d’une technique extrêmement maîtrisée.

Seuls deux panneaux profanes existent, à Saint Vital, celui de Justinien et celui de l’impératrice Théodora. Justinien offre une patène d’or. Maximien porte une grande croix, un diacre les Evangiles, un sous-diacre l’encensoir, un soldat de la garde impériale le labarum (X et P croisés symbole du Christ); le général Bélisaire est la droite de l'empereur.

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Lui faisant face, Théodora offre un calice couvert de pierres précieuses ; sa représentation aussi grande que Justinien traduit son importance et son influence sur l’empereur.

Sur un panneau, on verra le Christ, aidé d’un homme habillé d’une tunique rouge, portant sa croix. A Ravenne le Christ n’est jamais représenté crucifié, ce qui fait dire à notre guide que Ravenne est la ville où Jésus n’est jamais mort…

A cette époque le rouge était la couleur des bons et le bleu ciel celle des méchants. Par exemple, avant les batailles, les soldats se teignaient la peau en bleu ciel pour faire peur aux Romains…Jusqu’à la Renaissance la Vierge était toujours vêtue de rouge, couleur de la charité chrétienne. C’est à partir de Michel-Ange qu’elle sera habillée de bleu.

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Les mosaïques de Ravenne nous donnent une idée de la somptuosité qui prévalait dans la première période de l’art byzantin. On retrouve sur les mosaïques un goût très important pour les détails ainsi que pour l’ornement. Le fond or caractéristique de l’art byzantin dématérialise les scènes et les sort d’un contexte historique. Cette simplification des formes permet une meilleure lisibilité de la scène.

Ce sont ces mosaïques qui ont valu à Ravenne d’être inscrite au patrimoine mondial de l’Humanité établi par l’UNESCO.

 

Un anniversaire à la romaine !

C’est avec un jour de retard, et profitant de la grande terrasse d’’une chambres, que nous avons pu fêter dignement l’anniversaire de Didier. Gâteau et bougies venaient de Paris, la boisson était locale… mais surtout nous l’avons fêté à la romaine ! Chacun de nous lui a tiré les oreilles ! Il aurait fallu les lui tirer autant de fois que son âge, mais discrétion oblige… Cette étrange habitude vient d’une antique croyance selon laquelle celui qui a les lobes d’oreille courts aura une courte vie, et celui qui a de longues oreilles vivra longtemps. Alors personne ne s’est privé en lui formulant chacun ses souhaits les plus cordiaux.

 

Loreto
L’un des plus célèbres
sanctuaires dédié à la Vierge Marie

voyage-en-italie-060318-img5Loreto est une ville située dans la province d'Ancône, dans la région Marches, en Italie centrale. Elle a pris naissance au sommet d’une colline en pente douce qui surplombe la campagne environnante. Elle s’est développée autour de la basilique qui abrite la Santa Casa, c’est-à-dire la maison où naquit la Vierge Marie, où elle vécut et où elle reçut de l’ange Gabriel l’annonce qu’elle serait la maman de Jésus.

D'après une légende, quand Nazareth (où se trouvait la maison de Marie), fut sur le point d'être conquise par les Musulmans, un cortège d'anges souleva la maison au cours de la nuit du 9 au 10 décembre 1294, et la transporta au-delà des mers. Les anges fatigués s’arrêtèrent à Trsat, en Croatie, puis lorsque ceux-ci se furent reposés, ils la re-déplacèrent vers Italie pour arriver à Loreto. Trsat comme Loreto sont chacun des hauts lieux de pèlerinages mariaux.

On parle également d’un prince byzantin, Nicéphore I Doukas Commène, qui aurait pris en 1290 l'initiative de transférer une maison typique de Palestine depuis Nazareth jusque dans les Marches italiennes sans doute contre rémunération. Pour notre guide, un père franciscain, il faut croire dans la légende…

voyage-en-italie-060318-img6La construction de la basilique commence en 1468 et s'achève en 1587 et, dès 1480, le rayonnement du sanctuaire attire un nombre croissant de pèlerins venus de toute l’Europe et l'on construit un hôpital à leur intention.

La Santa Casa, consistait en un ensemble de trois murs adossés à une grotte creusée dans un rocher (laquelle se trouve à Nazareth, dans la basilique dite de l'Annonciation). L'étude des moellons a confirmé qu'ils épousent parfaitement les traces repérées sur la grotte de Nazareth.

La Basilique Notre-Dame de Lorette est d'abord une petite construction rectangulaire encadrée d'un portique, puis d'une église, et finalement de l'édifice actuel construit autour de la maison de la Vierge. De style gothique de la Renaissance, à plan en croix, hérité d'une structure antérieure, à trois nefs, combinée à un centre en croix grecque.  Notre guide-moine franciscain après nous avoir exposé l’origine de la Casa Santa, nous fit visiter l’intérieur de la Basilique et décrypta les nombreux tableaux et statues ornant les différentes chapelles

voyage-en-italie-060318-img7La Basilique de Loreto s’est développée autour de ces murs de pierres humbles, liées aux souvenirs du christianisme. Ici a été proclamé le mystère de l'incarnation, ici commence l'histoire du Salut avec Marie et son « Oui » au message de l'ange ; Ces pierres ont été sanctifiés par la présence et la vie quotidienne de la Sainte Famille et sont les témoins muets et vivaces du passage du fils de Dieu sur la terre. Pendant sept siècles, des millions de pèlerins se sont succédé et ont prié dans cette maison bénie, comme chacun de nous put le faire.

Jean-Paul II a effectué plusieurs visites pastorales à Loreto

- le 8 septembre 1979
-  les 9-10 septembre 1995
Lors de cette dernière visite,
il a défini ce sanctuaire comme
"le vrai cœur marial de la chrétienté
".

 

 

Lanciano

voyage-en-italie-060318-img8La ville de Lanciano vante une histoire millénaire. Fondée avant Rome la cité antique s'étendait sur trois cols, à portée de vue de l'Adriatique ceinte d’anciens remparts. Devenue municipe romain au IIe siècle avant Jésus-Christ, elle acquit sa renommée au cours des siècles pour ses fameuses nundinae ou foires.

A la chute de l'Empire romain suivirent la domination byzantine puis lombarde. Au XIIIe siècle il y eut une période de grande vitalité.et la ville fut ensuite élevée au rang de Civitas au XVIe siècle.

Le point culminant de la petite cité a toujours été la Place Plebiscito, où se trouve « l'Eglise du Miracle ». Commencée du 13ème siècle, de style gothique, elle est une des premières églises conventuelles construite dans les Abruzzes. Sa façade, est un magnifique exemple de l’architecture simple et solennelle de dérivation bourguignonne.

A la suite d’un violent tremblement de terre, la partie supérieure de la façade a été refaite. Des travaux d’adaptation du Sanctuaire aux canons esthétiques de goût baroque, ont donné l’aspect actuel de la grande et unique nef. La décoration des voûtes fut inspirée de préciosités artistiques. Avec les travaux de restauration pour le Grand Jubilé de l’an 2000, l’église de San Francesco a retrouvé sa configuration du dix-huitième siècle.

Derrière l’autel les deux reliquaires, un calice de cristal de roche (XVIIe siècle) contenant le « miracle eucharistique » et un ostensoir d’argent, œuvres d’artistes napolitains (1713) où deux anges à genoux tiennent un ruban flottant où sont gravées les paroles latines « Tantum ergo sacramentum, veneremur cernui ».

Le Miracle Eucharistique de Lanciano s'est produit vers l'an sept cents. Il découle de circonstances historiques dues à la persécution en Orient de la part de l'Empereur Léon III, contre l'Eglise et le culte des images sacrées (iconoclaste). En concomitance de nombreux moines grecs se réfugièrent en Italie, parmi ceux-ci figurent les moines basiliens, disciples de Saint Basile. Quelques communautés de ces moines trouvèrent asile à Lanciano.

« Un jour un moine pendant qu'il célébrait la Sainte Messe fut assailli du doute 
quant à la présence réelle de Jésus dans la Sainte Eucharistie.
Prononcées les paroles de la consécration sur le pain et sur le vin,
à l'improviste, devant ses yeux il vit le pain transformé en
Chair et le vin en Sang. »

La tradition ne nous a pas consigné les données d'état-civil du moine-prêtre, dans les mains duquel s'est vérifié l'extraordinaire et inattendu changement. C’était un moine de rite oriental, grec, appartenant à cette grande famille spirituelle des basiliens. Un document de 1631 relatant le Prodige avec abondance de détails,  aide à entrer dans le monde intérieur du protagoniste anonyme, un homme tourmenté par le doute, désorienté par les différents courants d'opinion, de même dans le domaine de la foi, lacéré par les inquiétudes quotidiennes.

voyage-en-italie-060318-img9Quelle fut sa réaction devant l'inattendue mutation qui impliquait les espèces sacramentelles? Se reportant au document cité, nous lisons: "Atterré et confus par un aussi grand et merveilleux miracle, il resta un long moment comme transporté dans une extase divine; finalement, cédant la peur à l'allégresse spirituelle, qui lui emplissait l'âme avec un visage joyeux baigné de larmes, se tournant vers les personnes présentes, il leur dit ainsi: 'Ô heureux fidèles auxquels le Dieu Béni, pour confondre mon incrédulité a voulu se révéler dans ce très saint Sacrement et se rendre visible à vos yeux. Venez, frères, et admirez Notre Dieu qui s'est fait proche de nous'".

Le pain et le vin, investis de la force créatrice et sanctificatrice de la Parole, se sont changés subitement, totalement et visiblement en Chair et en Sang. En regardant la relique on ne peut qu’entrer dans un climat de silence, d'humilité, de recueillement devant l'Evénement qui nous permet d’admirer, de recevoir et garder cette mémoire de Dieu pour nous. Le miracle est un soutien pour croire que le Fils de Dieu est vivant, ressuscité dans l’Eglise.

 

Karol Wojtyła à Lanciano le 3 Novembre 1974

Carol Wojtyla, alors Cardinal de Cracovie visite les Très Saintes Reliques du Miracle Eucharistique et sur le registre des hôtes, exprime ainsi sa dévotion :

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"Fac nos tibi semper magis credere, in te spem habere, te diligere."
"Fais que nous puissions croire toujours plus en toi,
N’avoir espérance qu’en toi, n’aimer que toi."

 

San Giovanni Rotondo

Fondée au XIe siècle par les pèlerins qui se dirigeaient à la Grotte de l’Archange-Saint-Michel, la ville de San Giovanni Rotondo, dans les Pouilles, est connue dans le monde entier comme la ville où vécut Padre Pio de Pietrelcina, le capucin des miracles, disciple de Saint François d’Assise,  canonisé par Jean-Paul II en 2002.

Il créa un sanctuaire à côté de l’ancienne église conventuelle de Santa Maria delle Grazie (Sainte Marie des Grâces), Construit à l’origine en 1540, le couvent des Capucins est le lieu où le saint vécut du 4 septembre 1916 au 23 septembre 1968, date de sa mort. C’est là qu’en 1918 Padre Pio reçut les stigmates et que se vérifièrent tous ces phénomènes  surnaturels qui ont mené à sa béatification puis à sa canonisation.

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Visiter ce couvent, les cellules où il mena son existence équivaut à faire un passage dans des lieux riches de spiritualité et de mysticisme.

A côté du couvent, l’église de Sainte Marie des Grâces dédiée à l’origine à Sainte-Marie-des-Anges,  fut consacrée en 1629. Inauguré en 1959 à la demande, et grâce à la volonté de Padre Pio, le vieux Sanctuaire a accueilli des milliers de fidèles et de pèlerins qui chaque année rejoignent cette petite ville des Pouilles, pour visiter les lieux  où le saint vécut sa foi. La crypte du vieux Sanctuaire a accueilli, jusqu’à il y a quelques années, la tombe de Padre Pio.

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Toujours dédiée à Sainte-Marie-des-Grâces, le nouveau Sanctuaire conçu par Renzo Piano occupe, avec son énorme structure en forme de coquillage, environ 6000 mètres carrés et il représente la deuxième église d’Italie en termes de dimensions, après le Duomo de Milan. Connu également comme l’ "Eglise de Padre Pio", financé presque entièrement par les offrandes des pèlerins, il peut accueillir 6500 fidèles. 

Selon le souhait de Padre Pio, l’église, dont les murs sont en pierre d’Apricena, devait être un lieu d’accueil. L’énorme parvis, rebaptisé parvis Jean-Paul II en 2005, s’étend vers l’intérieur, dans l’aire liturgique, avec le même style de pavements, comme pour souligner cette continuité entre l’un et l’autre.  Un vitrage décoré avec une représentation de l’apocalypse marque une séparation. Dans la partie souterraine a été réalisée une église inférieure, exactement comme pour la Basilique de Saint-François à Assise qui accueillit les dépouilles du Saint. La descente et la crypte ont été embellies de mosaïques du père Marko Rupnik afin de rendre visibles les étapes du pèlerinage de tout chrétien. La crypte qui resplendit de la gloire du Christ, recèle un trésor la tombe du Padre Pio.

 

voyage-en-italie-060318-img13Padre Pio, prêtre à l’image du Christ crucifié

Le mystère du sacerdoce a illuminé la vie du capucin, à travers les innombrables épreuves qu’il subit en esprit d’offrande et de sacrifice pour « délivrer les frères des filets de Satan ».

« Jésus, mon souffle et ma vie, aujourd’hui, en tremblant, je t’élève dans un mystère d’amour. Qu’avec toi, je sois pour le monde voie, vérité, vie, et pour toi, prêtre saint, victime parfaite. » Tel est le texte, prophétique, que Padre Pio avait fait imprimer sur son image d’ordination. 

Toute sa vie, en effet, a été une mise en lumière de mystère du sacerdoce, qui fait du prêtre un autre Christ, au service de la sanctification de ses frères. Après avoir célébré sa première messe à Pietrelcina, le 14 août 1910 il dira « Comme j’étais heureux ce jour-là. Mon cœur était brûlant d’amour pour Jésus. J’ai commencé à goûter le paradis ! »

Karol Wojtyla et Jean-Paul II à San Giovanni Rotondo

Karol Wojtyła, jeune prêtre a rencontré le saint italien en avril 1948, alors qu’il était en Italie pour ses études de théologie. Il participa à la messe célébrée par Padre Pio et se confessa à lui.

Devenu évêque auxiliaire de Cracovie, il écrivit au saint capucin, en latin, le 17 novembre 1962 pour lui demander de prier pour une mère de famille d’une quarantaine d’années, médecin, rescapée d’un camp de concentration nazi, qui avait quatre filles, et souffrait d’un cancer. Le 28 novembre une seconde lettre de l’évêque remerciait Padre Pio de sa prière : le 21 novembre, avant l’opération prévue, Wanda Poltawska – aujourd’hui toujours en vie – s’était révélée en parfaite santé.

Le soir du 1er novembre 1974, jour anniversaire de son ordination sacerdotale, Monseigneur Wojtyła, devenu archevêque de Cracovie, s’était à nouveau rendu en pèlerinage à San Giovanni Rotondo accompagné de Monseigneur Andrea Maria Deskur et de sept prêtres polonais. Il célébra la messe devant la tombe de Padre Pio.

Alors qu’il était devenu pape, Jean-Paul II se rendit au sanctuaire pour la troisième fois, le 23 mai 1987, deux jours avant le centenaire de la naissance du Capucin qui n’était alors que « vénérable » puis auprès des malades de l’hôpital fondé par Padre Pio pour « le soulagement de la souffrance ».

Karol Wojtyła et Padre Pio
Quelle est la plaie la plus pénible ? lui demanda-t-il

Lors de son passage à San Giovanni, le futur pape aurait-il demandé au capucin d'entendre sa confession, celui-ci lui prophétisant sa destinée ? La rumeur circula longtemps parmi les dévots du Padre, au point qu'en 1985, le Ministre général des Capucins, en audience chez le Saint-Père, se permit de lui poser la question. « Non e vero niente » : rien de vrai en cela, lui répondit-il... Cette réplique a été confirmée par le cardinal polonais Monseigneur Deskur, grand ami du Pape.

Selon le cardinal, ce sur quoi s'interrogeait l'étudiant en théologie qui préparait alors une thèse sur saint Jean de la Croix, c'était la nature des souffrances que le stigmatisé devait nécessairement ressentir. La plaie au cœur était-elle la plus pénible ? Ou celles des mains qu'il devait protéger par des mitaines ?

Padre Pio aurait dit souffrir le plus à l'épaule, à l'endroit où Jésus portait la Croix... « et cela, personne ne le savait », conclut le cardinal Deskur.

 

Manoppello

Petite ville des Abruzzes, Manoppello est construite autour de son église Saint Michel Archange. Celle-ci possède une relique  étonnante : le voile de Manoppello, image de Jésus-Christ imprimée sur un byssus.

voyage-en-italie-060318-img14Cette relique d'origine inconnue aurait été donnée en 1506 par un mystérieux personnage angélique. Un siècle plus tard, la tenant de ses parents, Antonio de Fabritiis la donne par acte notarial aux Pères capucins. La précieuse relique, exposée depuis cinq siècles entre deux plaques de cristal dans l’église des frères, a été longtemps considérée comme le fameux mandilion, toile avec laquelle, selon la tradition, Véronique essuya le visage ensanglanté du Seigneur sur le chemin le menant au Calvaire. Il y laissa l’empreinte de son effigie. En réalité, Véronique (Veronica) signifie «vera icona-vraie icône».est arrivée en 1506, apportée par un pèlerin anonyme qui a disparu sans laisser de traces immédiatement après la livraison. Cette image aurait servi de modèle pour les représentations ultérieures de la Sainte Face.

De récentes recherches conduisent au contraire à penser que le linge de Manoppello serait plutôt le suaire du Christ, demeuré imprimé de manière surnaturelle au moment de sa résurrection.

De nombreuses études ont été faites. L'image non faite de mains d'homme, appartient au monde du mystère. On ne peut observer le visage que sous un angle particulier ou en plaçant un écran opaque derrière lui. A contre-jour, il est transparent; à l'ombre, il est de couleur ocre foncé. Pour sa consistance immatérielle, on pense que la toile est constituée de byssos marin, un filament opalescent provenant d’un mollusque de la Méditerranée. Le mode de tissage de ce très précieux fil, utilisé dans l'antiquité pour la finesse et la splendeur de la trame, remonterait à la fille du roi Hérode. Le byssos marin ne peut être peint : ultime précision qui avalise l'origine surnaturelle du Visage de Manoppello qui n'a pas été égratigné par les siècles

voyage-en-italie-060318-img15La piste mystique - le visage du condamné

Selon les apocryphes et certains mystiques, le visage du Christ reste imprimé sur un tissu que lui tend une pieuse femme d'un haut rang, du nom de Seraphia, sur le chemin du Calvaire. A cette époque, on portait des pièces de toile, dites «suaires», aux malades et aux affligés, pour essuyer le visage en signe de compassion, il désignait une simple pièce de tissu pour absorber la sueur. Jésus fut reconnaissant du geste de Seraphia et, après s’être passé la toile sur le visage, il la rendit à la femme et poursuit son chemin de croix. De retour chez elle, elle remarqua que le visage du Seigneur s'y était gravé. Après la mort de Seraphia, le voile sacré fut donné à la Vierge, donc aux apôtres. La relique ensuite fut transférée en divers lieux, et à partir de Constantinople, elle fut donnée à l'Eglise. Le mystère révèle en outre que le Seigneur, durant la sépulture, laissa subitement la trace de son corps martyrisé sur le Suaire.,

La piste scientifique - le visage du ressuscité

L'hypothèse est accompagnée d'une solide documentation d’un professeur et d’une sœur trappistine allemande, experte en iconographique. Pour eux, la toile de Manoppello ne serait pas le voile de la pieuse femme, mais bien le suaire qui recouvrait la tête du Christ dans le sépulcre. C’est son parcours contemplatif qui a conduit Sœur Blandine à la découverte déconcertante que le visage de Manoppello concorde en tous points avec celui du Sindone, soit dans ses mesures, soit dans les signes des blessures. . Cela conduit les deux chercheurs à émettre l'hypothèse qu'il s'agit du suaire qui entourait la tête du Christ dont parle l'Evangile de Saint Jean, posé sur le Sindone. Autrement, la concordance des deux images au centième de millimètre serait impensable. La découverte conduit le jésuite à retenir que l'image surnaturelle sur la toile se serait imprimée au moment où le Christ s'est réveillé de la mort, et non sur le chemin de croix.

Il vit et il crut

Selon les usages funéraires du temps, pour la sépulture du Christ, on utilisa un grand drap (le Sindone), les bandages (othonia) et au moins deux suaires: un, interne, pour tenir la bouche fermée comme une mentonnière, et un autre, externe, qui lui couvrait la tête. Le corps fut d'abord enveloppé dans le drap, puis bandé jusqu'au cou avec de grandes bandes imprégnées de parfum. Sur la tête déjà couverte du drap, on a superposé le suaire, un tissu qui tenait autour de la tête et servait à ralentir l'évaporation des arômes funèbres dont était couverte la tête du Seigneur. Jean assistait probablement avec Marie à la sépulture du Christ et il fut donc témoin de la préparation du cadavre.

La matinée du "troisième jour", entrant derrière Pierre dans la tombe vide, l'apôtre bien-aimé «vit et il crut». C'est justement la position du bandage et du suaire, dit le quatrième Evangile, qui l'aurait convaincu que le corps du Seigneur n'avait pas été dérobé mais qu'il s'était réveillé des morts. Jean, selon la traduction de la Conférence épiscopale italienne, «vit les bandages a terre et le suaire qui, lui, avait été mis sur la tête, non par terre, avec les bandages, mais plié dans un endroit a part... et il vit et il crut» (Jn 20, 6-8).pourquoi crut-il a la résurrection à la vue des bandes vides et du suaire? Les hypothèses sont variées. Don Antoine Persili avance une suggestion bien argumentée. Sa traduction reprise directement du grec ne laisserait pas de doutes: pour cet érudit Jean «vit les bandages détendus (c'est-à-dire affaissés, mais non défaits) et le suaire, qui était sur sa tête, pas avec les bandages détendus, mais au contraire enroulé (c'est-à-dire non pas détendu avec les bandages, mais comme amidonne et relevé) dans une position unique (c’est-à-dire pas naturelle)».

Ce n'est pas en touriste ou en visiteur, mais en pèlerin
que le Saint-Père Benoît XVI s'est recueilli devant le "Voile de la Sainte Face".
"C’était historique : c’était la première fois qu’un pape se rendait en pèlerinage à ce sanctuaire
pour vénérer la relique".

 

Le sanctuaire de San Michele Arcangelo

Monte Sant’Angelo est une commune de la province de Foggia.  Située sur le Gargano, elle jouit d’une position panoramique sur le golfe de Manfredonia et la plaine du Tavoliere. Si son château et ses petites églises vieilles de dix siècles sont intéressants à voir, cette ville est surtout célèbre pour le Sanctuaire dont elle a pris le nom. 

En effet, le Sanctuaire de San Michele Arcangelo a été créé dans la grotte où, en 490 apr. J.-C., l’Archange Michel apparut à un berger.

voyage-en-italie-060318-img16Un riche habitant de Siponte avait ses troupeaux sur les flancs du Mont-Gargano (San-Angelo). Un jour, se dérobant à l'œil des bouviers, un taureau disparut. Après bien des recherches, on le retrouva enfin sur la cime la plus escarpée de la montagne, à l'entrée d'une grotte, les cornes embarrassées dans de fortes lianes. Furieux contre les obstacles qui le retenaient sur place, l'animal se débattait si violemment que personne ne put l'approcher. Alors on lança vers lui une flèche. Mais, chose étrange, cette flèche se retourna à mi-chemin de sa course, et alla frapper celui qui l'avait tirée. Ce fait extraordinaire remplit d'une telle crainte les bouviers, qu'ils s'éloignèrent immédiatement de la grotte. Cet évènement émut la ville de Siponte, et l'évêque ordonna des prières publiques. Trois jours après (le 8 mai 492), Saint Michel apparut au prélat et lui dit :

voyage-en-italie-060318-img17« Je suis l'archange Michel, un de ceux qui se tiennent sans cesse devant le Seigneur.
J'ai choisi ce lieu pour être vénéré sur la terre ; j'en serai le protecteur à jamais. »

L'évêque et les habitants se rendirent processionnellement jusqu'à la grotte du mont Gargano, et prièrent en l'honneur de l'Archange. A quelque temps de là, Siponte vit ses ennemis dévaster ses campagnes et menacer la ville. La bataille s'engagea, et Siponte paraissait vaincue, quand, tout à coup, une formidable secousse ébranla le mont Gargano ; de son sommet, couvert d'une noire vapeur, jaillirent des éclairs et des foudres qui portèrent la terreur et la mort dans le camp ennemi. Triomphante par le secours miraculeux de Saint Michel, la ville de Siponte se montra reconnaissante à son puissant protecteur.

Des travaux gigantesques furent exécutés afin de pouvoir accéder plus facilement sur le Mont-Gargano, et sur la grotte naturelle qu'elle fit revêtir intérieurement de marbres précieux. Une belle église fut construite et dédicacée solennellement le 29 septembre 522. Depuis elle est l’objet de nombreux pèlerinages et de grands miracles s'y sont opérés par la puissante intercession de Saint Michel.

À partir de 650 apr. J.-C., le sanctuaire tomba aux mains des Longobards qui étaient particulièrement dévots à l’Archange Michel, car sa puissance et son courage le rapprochaient d’Odin, le dieu germanique. Par la suite, il demeura longtemps un lieu de culte important en Occident

Ce sanctuaire comprend un ensemble d’édifices construits à différentes époques, tout autour de la grotte naturelle où eurent lieu les 4 apparitions de l’Archange Michel. 

Au cours des siècles, des millions de pèlerins s’y rendirent, ainsi que des souverains et des papes. 

Le pape Jean-Paul II s’est rendu une première fois à Monte Sant’Angelo le 2 novembre 1974, alors qu’il était à l’époque cardinal-archevêque de Cracovie, et célébra la messe dans le sanctuaire avec les prêtres polonais qui l’accompagnaient.  Il y retourna en qualité de Souverain Pontife le 24 mai 1987 et s’adressa ainsi à la population de Monte Sant’Angelo :

« Je suis venu pour vénérer et invoquer l’archange saint Michel,
pour qu’il protège et défende la sainte Église,
en un moment où il est difficile de rendre un authentique témoignage chrétien
sans compromis et sans accommodements.

 

San Clemente a Casauria

voyage-en-italie-060318-img18Magnifique abbaye bénédictine située dans la région des Abruzzes, elle résulte d'une offrande votive, faite en 871, par l’empereur Louis II, qui ayant échappé à la captivité par l'intercession du pape Adrien II s’est vu demandé de construire à proximité d'une église dédiée à San Quirico, le long des rives de la rivière Pescara et à la confluence de routes importantes de l’époque romaine.

Fondée en 873, il ne reste rien de l’église primitive pour laquelle Louis II a donné de l’or, de l’argent et des pierres précieuses. Située à un point stratégique, une période de grande expansion s’en suivit pour l’abbaye, ses propriétés s’étendant sur presque toute la région.

Le couvent né sous la règle bénédictine, change de nom avec l'acquisition des os de San Clemente à 872. L'architrave du portail d'entrée en représente la légende ; on dit que saint Clément pape aurait été jeté dans la mer en Chersonèse par ordre de l'empereur Trajan avec une ancre attachée au cou ; ses restes découverts par Cyrille et Méthode furent ramenés à Rome en 868.

Le premier abbé est romain, choisi pour la sainteté de la morale et une sage administration des biens. Mais la prospérité et l'organisation de l'abbaye disparaît avec l'arrivée des Sarrasins, autour de 916: les moines sont portés disparus et le monastère dévasté.

Seulement après sa chute l'abbaye prend une nouvelle vie. En 1113 est construit la sacristie, puis les bâtiments pour les moines, un abri pour pèlerins et enfin le clocher.

L'abbaye a connu la plus grande période de construction et de splendeur artistique avec le frontispice avec trois portes érigé sur le porche. Représentation dans les lunettes des reliefs et le linteau du portail central, de Saint Clément de l’Archange Saint Michel, de la Vierge et l’Enfant, des quatre figures de prophètes ou rois

L'intérieur de l'église a trois nefs séparées par des arcs brisés sur piliers, terminés par un transept surélevé avec une abside semi-circulaire. Une chaire y est placée, ainsi qu’une structure carrée sur colonnes, ornée de branches et rosettes.

Au XIVe siècle, les possessions se sont beaucoup réduites Des catastrophes naturelles contribuent à son déclin; et deux tremblements de terre causent de graves dommages. L'âge d'or est parti.

Un arrêt du 8 Août 1775 décréta l'abbaye patronage royal: En 1799, elle abritera les troupes françaises commandées par le général Ruscha qui fera des dégradations. Par décret royal de 1859 l'église et la pièce voisine sont transférés aux Franciscains, qui sont ensuite expulsés en 1865 par la loi de suppression des ordres monastiques; le bâtiment a ensuite été vendu en 1869 à la commune de Castiglione a Casauria. Puis les événements précipités, l'abbaye a été laissée par les moines et réduit l'entrepôt, grange, hangar.. Le tremblement de terre 2009 a causé d'autres dommages à la structure.

En 2009, le WMF Europe a pris l’initiative de restaurer un monument majeur endommagé par le tremblement de terre des Abruzzes - l’abbaye de San Clemente a Casauria – dont la restauration a été inaugurée en 2011.

La crypte divisée par des colonnes dans de nombreuses baies irrégulières avec des voûtes en berceau, a donné lieu à la spéculation diverses.

De ce lieu majestueux et très tranquille, propre à la méditation, il reste un sentiment de quiétude et de sérénité intérieure que l’on retrouve tant à l’intérieur que dans le jardin qui le côtoie. Les murs sans peinture ajoutent une note de charme à l’ensemble.  Le petit musée adjacent apporte un complément d’information intéressant.

 

Rome

Rome destination finale de notre périple italien, ville où la circulation, pour ceux qui y vivent comme pour ceux qui s’y promènent à pied ou grâce à un quelconque moyen de transport, ressemble à un énorme plat de spaghetti. Les voitures klaxonnent, les vespas se faufilent, les camionnettes s’arrêtent n’importe où, les transports publics  ont la priorité...  pour contrôler tout ce mouvement, la municipalité a installé piazza Venezia un marchepied escamotable pour un « vigile urbani » dont la gestuelle entre danseur étoile et chef d’orchestre règle la circulation du plus gros carrefour de Rome comme du papier à musique. Merci à notre chauffeur de car pour son habileté à nous conduire dans les différents endroits que notre programme prévoyait, merci d’être resté calme le jour de grève pour nous descendre finalement à notre point de départ après avoir tourné dans le quartier durant un certain temps et fait beaucoup de sur place, il a fait notre admiration.

Rome, en cette année de la miséricorde, a été investie par des pèlerins du monde entier et lors de notre petit séjour, nombre de français, entre autres, y étaient en villégiature-pèlerinage, vacances scolaires obligent. Si l’on y ajoute les contrôles policiers indispensables, nos visites s’en sont trouvées un peu écourtées avec parfois une difficulté à trouver un endroit un peu calme pour écouter nos guides. Heureusement les écouteurs dont nous étions munis nous permettaient d’entendre mais pas forcément de ne pas s’égarer.

La Rome antique

A tout Seigneur, tout honneur, nous avons commencé par la découverte de la Rome antique.

Nous commençons par l’Arc de Constantin, construit en 315 pour commémorer la victoire de Constantin sur Maxence. Ce très bel arc de triomphe, à trois arches est richement décoré, décorations provenant, pour la plupart, d'autres monuments. De là nous apercevons le Colisée, monument emblématique de la ville, situé à l'extrémité de l'ancien Forum Romain.

Il est situé sur une partie des vastes jardins du palais de Néron dont il ne reste que la Domus Aurea et quelques vestiges sis dans un jardin public, vestiges de la grandeur romaine.

La construction de cet amphithéâtre, le plus grand de Rome, débutée en 72 ap. J.C. sur la demande de l'Empereur Vespasien. Est poursuivie par ses deux fils, Titus et Domitien, pour s’achever en l'an 82. A cette époque il s'appelle amphithéâtre Flavien, du nom de la dynastie de ces empereurs. Le nom de Colisée n'apparaît qu'au Moyen Age, en référence à la gigantesque statue de Néron de 35 mètres (appelé colosse) situé à coté de l'amphithéâtre. Il pouvait accueillir 55 000 spectateurs avides de spectacles tels que combats d'animaux ou de gladiateurs et peut être même des batailles navales !

Le Colisée présente 4 étages dont les trois premiers sont portés par des colonnes des différents ordres, doriques, ioniques et corinthiens, le quatrième ayant un mur percé de fenêtres. Au sommet, des excroissances sont encore visibles, permettant de tendre un voile pour protéger les spectateurs du soleil. Ce voile était manœuvré par un détachement de marins !

Cet aspect n’est conservé que sur la moitié de sa circonférence, le reste ayant subit les dégradations du temps, des tremblements de terre et de la réutilisation des pierres pour d'autres monuments.

A l'intérieur, les gradins étaient organisés de façon à distinguer les classes sociales : le premier niveau réservé à l'empereur et au Sénat, le second aux aristocrates et le troisième, lui même divisé accueillait la population.

L'arène, composée d'un plancher en bois recouvert de sable avec en dessous de nombreuses galeries abritant les ménageries et divers équipements nécessaires au bon fonctionnement de l’édifice. 

Nous poursuivons, fendant une foule très dense, vers le Forum Romain, vaste espace regroupant de nombreuses ruines de l’époque romaine. Située dans une dépression marécageuse, la zone est asséchée dès le VIème siècle avant JC, les collines alentours s’étant progressivement peuplées faisant de cette zone inhospitalière un lieu central. Les premiers bâtiments publics y sont alors construits et le forum deviendra rapidement le centre religieux, politique et judiciaire de la ville de Rome. S’y trouveront entre autres, le sénat (Curie), la tribune aux harangues (Rostres), le temple de Saturne, de Castor et Pollux, de la Concorde et plusieurs basiliques (rôle commercial et judiciaire) …

La période d’expansion du Forum romain se fait essentiellement pendant la République romaine, de la fin des guerres puniques (IIème siècle avant JC), jusqu’à Jules-César qui décide la construction de nouveaux forums, celui-ci étant devenu trop petit pour Rome alors centre d’un vaste empire. Le Forum Romain est alors un lieu à la gloire des Empereurs avec la construction de temples dédiés (celui de César Divinisé) et d’arcs de triomphe. Laissé à l’abandon à la chute de l’empire, le Forum Romain se retrouve enseveli par une épaisse couche de terre, avant d’être malheureusement utilisé comme carrière de pierre pour les constructions de la ville.

En pénétrant dans le forum  nous arrivons sur l’Arc de Septime Sévère. Bien conservé, cet imposant arc de triomphe a été construit par le Sénat et le peuple de Rome en l’honneur des 10 ans de règne de l’empereur Septime Sévère et de ses deux fils, Caracalla et Geta. A la mort de l’empereur, Caracalla fit assassiner son frère et en effaça le nom de tous les monuments !

Nous poursuivons vers un bâtiment de briques abritant la Curie (Sénat). Reconstruit suite à un incendie au IIIème siècle il a par la suite abrité une église avant d’être restauré au XXème siècle. A l’origine il était recouvert de Marbre et de Stuc. Les portes de bronze sont des copies, les originales ayant été utilisées à Saint Jean de Latran.

Nous sommes maintenant sur la fameuse Voie Sacrée, et apercevons les restes de la Basilique Aemilia  ainsi que les trois colonnes, vestiges du Temple des Dioscures.  Un peu plus loin, nous verrons le Temple d’Antonin et de Faustine, dédié à l’Empereur et à son épouse, et transformé en église au XI ème siècle. Puis le Temple de Vesta, déesse du feu et de la pureté, son  culte était assuré par les Vestales, prêtresses faisant vœu de chasteté mais aux nombreux privilèges. Elles devaient assurer la garde du feu sacré, symbole de la ville. Elles vivaient à coté du temple dans un grand palais, la maison des Vestales. Enfin, plus loin, le temple de Romulus, fils de l’Empereur Maxence aux grandes portes de bronze entourées des colonnes de porphyre datant du IVème siècle, ainsi que les restes de la grande basilique de Maxence et Constantin. Composée de trois salles gigantesques en voûtes en berceau elle faisait 100 mètres de long et 65 de large !

Nous terminerons par l’Arc de Titus, le plus ancien arc de triomphe romain. Construit en 81 par l’Empereur Domitien en l’honneur de son frère Titus et de son père Vespasien. Il commémore les victoires contre les Juifs et la prise de Jérusalem. Quelques beaux bas reliefs subsistent tels que celui où l’on voit les romains portant le butin du temple : chandelier à sept branches, trompettes d’argent …

Situé en plein cœur historique de la ville, entre la piazza Navona et la fontaine de Trevi, le Panthéon, est également un des monuments emblématiques de Rome. Cet ancien temple romain intact a été construit sous l'empereur Hadrien, à la place d'un précédent temple, construit par Agrippa, détruit par le feu. Consacré à tous les dieux romains, le temple est donné par l'empereur Byzantin Phocas au Pape Boniface IV qui le reconverti en église en l'an 609. C'est cette transformation du Panthéon qui l'a sauvé de la destruction.

Composé d'un imposant portique soutenu par seize colonnes monolithiques de granit son fronton porte une dédicace à Agrippa

M.AGRIPPA.L.F.COS.TERTIVM.FECIT

ce qui signifie « Marcus Agrippa, fils de Lucius, consul pour la troisième fois, le fit construire ».

Le reste du Panthéon est formé d'une partie ronde supportant la fameuse coupole de 43 mètres de diamètre, égale à la hauteur du temple. Après avoir franchi les deux portes en bronze d'époque antique, l'intérieur est impressionnant. La gigantesque coupole à caissons est percée en son sommet d'un oculus, seule source de lumière de l'édifice. D'une taille exceptionnelle, elle a servi de modèle à Michel Ange pour celle de Saint Pierre de Rome, mais sans arriver à en égaler le diamètre ! Plusieurs niches placées tout autour abritaient des statues de dieux à l'époque antique. Elles sont aujourd'hui transformées en chapelle recueillant pour certaines des tombeaux dont ceux des rois Victor Emmanuel II et Umberto I, Raphaël ...

 

La Rome chrétienne

La Rome chrétienne ce sont ses quatre basiliques majeures auxquelles sont raccordées toutes les basiliques mineures du monde entier, et ses très nombreuses églises, si nombreuses qu’il faudrait un temps infini pour les découvrir toutes. Haut lieu de la chrétienté puisque englobant dans son périmètre le Vatican, centre du catholicisme et résidence du Pape. Pour comprendre Saint-Pierre de Rome, il faut remonter au 1er siècle de notre ère, époque à laquelle l’apôtre Pierre vint à Rome pour implanter l’Église du Christ au cœur de l’empire romain.

« Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise… »

voyage-en-italie-060318-img20Crucifié dans le cirque construit par Caligula sur la colline du Vatican, il fut enterré dans le cimetière voisin. C’est sur le lieu de sa sépulture que l’empereur Constantin fit construire le premier édifice au début du IVe siècle. Après plus d’un millénaire, le Pape Jules II décida la construction d’une nouvelle basilique en lieu et place de celle de Constantin. Bramante, Michel-Ange, Maderno et le Bernin, pour ne citer que les plus célèbres, se succèderont à sa construction. De la Renaissance au baroque, de la Pietà de Michel-Ange au Baldaquin du Bernin, le plus grand temple de la chrétienté est une étape incontournable.

 

voyage-en-italie-060318-img21Première basilique édifiée au IVe siècle, située dans un quartier parmi les plus vivants de Rome, sur l’Esquilin, Sainte-Marie-Majeure a plusieurs fois changé de nom (Sainte-Marie, Sainte-Marie-de-la-Crèche, Sainte-Marie-aux- neiges). La dévotion à la Vierge est une caractéristique de la piété du peuple romain depuis les origines. Selon la légende, le 5 août 356, il neigea sur le sommet de l’Esquilin. C’est par ce signe que la Vierge, apparue en songe au pape Libère à un riche patricien romain, indiqua où construire une église qui lui serait dédiée. Suite au Concile d’Ephèse (431), au cours duquel est réaffirmé le dogme de Marie Théotokos (Marie mère de Dieu), la basilique est reconstruite. Première église dédiée à la Vierge, un exemple parfait des premières basiliques chrétiennes, tant par son plan que par sa décoration on y découvre notamment de magnifiques mosaïques du Ve et du XIIIe siècle.

Le pape François vient de nommer le 28 décembre dernier, le cardinal Stanislaw Rylko
nouvel archiprêtre et administrateur de cette basilique papale.

 

voyage-en-italie-060318-img22Les « madonnelle », protectrices des rues

A Rome, on peut parcourir sans crainte les rues de la Ville éternelle,
la Madone veille littéralement à tous les coins de rue !
Il était de coutume durant l’Antiquité d’édifier aux dieux lare de petits  autels à la croisée des voies destinés à veiller sur les passants et les habitants du quartier.
A mesure que Rome devint chrétienne, les dieux païens firent place à la Vierge.
Accompagnés d’une lanterne, ces petits édicules étaient réalisés en mosaïque,
fresque, peinture ou terre cuite par des artistes locaux qui donnaient libre cours à leur créativité.
Le peuple leur confiait le destin de la ville en temps de guerre, d’épidémie ou d’inondation,
comme en témoignent les nombreux ex-voto qui les accompagnent.

 

Le Latran! Du IVe au XIVe siècle ce nom a évoqué dans le monde chrétien ce qu’évoque aujourd’hui le Vatican. Cet ancien domaine impérial fut en effet durant un millénaire la résidence des Papes, de la paix de l’Église en 313 à l’exil d’Avignon au XIVe siècle. La basilique s’inscrivait jadis dans un important complexe de palais, cloîtres, chapelles et autres monastères dont il reste quelques très beaux témoignages. Saint-Jean-de-Latran est la cathédrale de Rome. A ce titre, elle est appelée « Mère et Tête de toutes les églises de la ville et du Monde ». C’est d’ailleurs là que se dresse la cathèdre, la chaire épiscopale du successeur de Pierre. C’est là aussi, dans le baptistère, qu’étaient baptisés durant la nuit pascale les catéchumènes des premiers temps de l’Église.

Au cours des siècles, la basilique antique à cinq nefs s’est peu à peu transformée au fil des rénovations et des restaurations. Derrière sa façade monumentale, on découvrit ainsi des mosaïques médiévales étincelantes d’or, de massifs plafonds de la Renaissance, un transept richement décoré de fresques du XVIe siècle et une nef baroque étrangement sobre dans laquelle Borromini a privilégié l’emploi du blanc, ménageant ainsi de subtils jeux de lumière propres à son génie.

Jouxtant la nef, un magnifique cloître gothique du XIIIème siècle a conservé ses belles colonnes droites ou torsadées. Une jolie mosaïque cosmatesque fait le tour du cloître. En sortant, le baptistère, octogonal datant du IVème siècle, époque de l'empereur Constantin, a été durant plusieurs siècles le seul baptistère de Rome.

Non loin, près du palais du Latran, un bâtiment contient la Scala Santa. L'Escalier Saint a été ramené de Jérusalem par Sainte Hélène, la mère de Constantin. Il aurait été celui du palais de Ponce Pilate, que le Christ aurait gravi avant sa mort et Il est de tradition de le monter à genoux. Il mène à l'ancienne chapelle des Papes, la Sancta Sanctorum qui contient de très précieuses reliques dont une icône du Christ dite acheropite (non faite par la main de l'homme, faite par un ange).

La grève des transports nous a empêchés de visiter la quatrième basilique majeure, celle de Saint-Paul-hors-les-murs. Pour son dernier voyage Paul, l’apôtre des Gentils, fut conduit par la route d’Ostie en un lieu près du Tibre, où il fut décapité. Là en bordure de route, il fut enseveli parmi les colombaria et les sépulcres. C’est sur l’emplacement de la tombe de l’apôtre martyr que Constantin fit édifier une première basilique. Trop petite pour accueillir la foule des pèlerins, celle-ci fut rapidement reconstruite dans des proportions majeures. Ravagée aux trois quarts par un incendie en 1823, la basilique fut reconstruite à l’identique autour du chœur épargné.

 

La Rome baroque

La Rome baroque est celle de somptueux palais, villa, galleria que nous ne pourrons qu’apercevoir. C’est celle de la Fontaine de Trevi, autre monument emblématique, difficile à approcher mais passage obligé pour un touriste afin d’y jeter une piécette. Ses jeux d’eaux émerveillent depuis le XVIIIème siècle.

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Jeter par-dessus l’épaule la pièce de monnaie qui, selon la tradition, permet de revenir dans la Ville éternelle !
Il faudrait pourvoir le faire de manière décalée, tôt le matin.
D’une part, afin de pouvoir plus tranquillement admirer le chef-d’œuvre de Niccolo Salvi.
D’autre part, en sachant que son geste sert la bonne cause :
tous les matins, une équipe est chargée de collecter avec un drôle d’aspirateur
les 6 kg de pièces lancées par les visiteurs.
Ce sont environ 980 000 euros (plus 40 000 euros en devises étrangères)
qui sont récoltés chaque année au profit de l’association Caritas.
Dès 8h30, la fontaine est remise en eau : c’est le moment de lancer sa pièce !
Il est de tradition de lancer deux pièces : l’une pour faire un vœu et l’autre pour revenir à Rome

C’est également celle des nombreuses places.  Au cœur du centre historique, la place Navone, est un témoin de l’histoire de la ville. Sur l’emplacement du cirque de Domitien à qui elle doit sa forme oblongue en occupant l’ancienne piste alors que les maisons qui la bordent recouvrent les anciens gradins, cette place a toujours été un lieu de vie. Sous Innocent X Pamphili qui en décide le remaniement en 1645, elle devient un véritable plaidoyer de l’Eglise universelle et du pouvoir pontifical. Il fit donc restaurer le palais familial Pamphili, rénova les deux fontaines déjà existantes et dues à Grégoire XIII, au nord, celle de Neptune, au sud, celle du Maure. Il fit ériger la monumentale fontaine des 4 fleuves, par Le Bernin et réédifier l’église San Agnese in Agone par Francesco Borromini.

Une des places les plus connues au monde est la place d’Espagne du fait de son célèbre escalier réalisé au XVIIIème siècle en haut duquel, au pied de l’église de la Trinité des Monts,  on a une très belle vue sur la ville, ses monuments, ses toitures, ses dômes, ses campaniles.

Quelques mètres plus hauts, nous découvrons la place du Quirinal où se dresse l’imposant palais de la présidence de la république italienne.

Située à une extrémité de la Via del Corso, grande et belle artère romaine, se trouve la Piazza del Popolo, bel ensemble comprenant des fontaines, des églises et un obélisque pour orner son centre. Le nom de la piazza del Popolo, souvent traduit en place du peuple ferait plutôt référence à un peuplier qui aurait poussé sur le mausolée de Néron...  Au terme de cette artère, située à l’arrière du Capitole, la Piazza Venezia accueille Monument à Victor Emmanuel II. Immense bâtiment de marbre blanc comporte de nombreux symboles de l’unification de l’Italie.

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Située entre la fontaine de Trévi et le Panthéon, la piazza Colonna est ornée en son centre de la colonne de Marc-Aurèle. Construite en l'an 180 ap. J.C., elle commémore les guerres menées par Marc-Aurèle contre les Sarmates et les Germains. Tout comme la colonne Trajan, dont elle est fortement inspirée, des bas reliefs représentent ces guerres sous forme de véritables bandes dessinées. Ceux-ci deviennent de plus en plus grands au fur et à mesure de la montée, pour être toujours visibles depuis le sol. Cette colonne de Marc-Aurèle est un témoignage historique très intéressant qui nous renseigne sur l'histoire militaire de cette période sur les tenues et les équipements des romains et des barbares. Elle était surmontée d'une statue de l’empereur remplacée par celle de Saint Paul au XVIème siècle.

Au cours de nos promenades dans les rues nous avons découvert de nombreuses églises telles celles appartenant à l’ordre des Jésuites : Saint-Ignace et le Gésù où l’art baroque livre ses plus beaux témoignages, Saint-André du Quirinal, construite par l’architecte et sculpteur Le Bernin, à la décoration intérieure riche et joyeuse, avec un des ses chef d’œuvre de sculpture: l’extase de Sainte-Thérése, plus vraie que nature. De son rival, l’architecte Borromini, nous verrons les églises de Saint-André de la Fratte et de Saint-Charles-aux-quatre-fontaines où le baroque s’exprime avant tout dans les plans et les élévations de ces édifices.

Eglise incontournable pour tout français en visite à Rome, Saint Louis des Français, construite sur un terrain appartenant au Médicis, et dédiée à la Vierge Marie, à Saint Denis et à saint Louis, roi de France. Elle possède des tableaux du Caravage illustrant la vie de saint Matthieu. Saint Louis des Français fait partie des cinq églises françaises de Rome avec la Trinité des Monts, saint Yves des Bretons, saint Nicolas des Lorrains et saint Claude des Bourguignons.

 

La Chiesa Nuova
Où nous nous sommes rendus pour assister à un superbe spectacle

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Au XVIème siècle, un mécréant lança une pierre sur la madonnella du quartier ; la Vierge Marie se mit à saigner ! On prit alors la décision de placer l’image miraculeuse à l’abri de l’église Santa Maria in Vallicella, mais elle se dégradait rapidement. Lors de la reconstruction de l’église (d’où l’appellation « église nouvelle »), ses nouveaux occupants, les oratoriens de San Filippo Neri, demandèrent à Rubens d’imaginer un système pour préserver l’œuvre. Il peignit en 1608 le fameux tableau du maître-autel, Les Anges adorant la Madonna Vallicelliana. Un système de poulies à l’arrière permet de faire coulisser la partie centrale du tableau de Rubens, pour, lors des offices dominicaux, faire apparaître l’image pieuse, protégée le reste de la semaine. L’ingéniosité au service de la piété !

 

S P Q R

Expression préférée d’Obélix, cette boutade nous vient de très loin. En bon latin, SPQR veut dire : Senatus populusque romanus (le Sénat et le peuple romain), c’est-à-dire le pouvoir politique par l’union du Sénat et des citoyens romains. Cette devise est omniprésente sur les bâtiments antiques,  par exemple, en belle lettres romaines sur le fronton de l’arc de Titus sur le Forum. L’Etat moderne a repris le sigle à son compte sur les bouches d’égout, le blason de la ville et les édifices publics. Mais voilà, SPQR, cela pourrait aussi signifier : « Sono pazzi questi Romani ! » (Ils sont fous ces Romains !)… Chacun choisira sa version…

 

La Rome du 35ème anniversaire de la Fondation

voyage-en-italie-060318-img26Les cérémonies du 35ème anniversaire de la Fondation Jean-Paul II ont réuni des membres venus d’Europe, d’Asie, d’Amérique et d’Océanie, pour fêter ce Jubilé. Parmi les invités se trouvaient les présidents, membres et bienfaiteurs des nombreux cercles arrivés de dix-neuf pays du monde. Monseigneur Stanisław Dziwisz, Monseigneur Stanisław Ryłko, Monseigneur  Kazimierz Nycz, Monseigneur Józef Kowalczyk, Monseigneur Pierre Tauran, Monseigneur Jan Szkodoń, Monseigneur Petrus Canisius Mandagi, ainsi qu’une cinquantaine de prêtres et de nombreuses  religieuses avaient honoré ces cérémonies de leur présence.

Reçus en audience privée par le pape François, celui-ci nous a adressé des paroles chaleureuses d’accueil sur les buts de notre fondation, se référant ensuite à la Divine Miséricorde avec saint Jean-Paul II et sainte Faustine, puis à son récent voyage en Pologne et terminant :

« Puissent ces paroles, et surtout les témoignages de vie de ces illustres personnes inspirer votre engagement! Que la Vierge Marie, Mère de la Miséricorde vous protège et vous accompagne! Je vous bénis, vous, vos familles et vos communautés. Je vous demande de prier pour moi. Merci ».

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Le deuxième jour, après une messe en polonais très priante et chantante,  un repas convivial a été servi à la Gustinia pour tous les membres présents. La journée s’est terminée avec un concert-spectacle donné à l’église Chiesa Nuova par l’ensemble de musique ancienne Scholares Minores pro Musica Antiqua de Poniatowa. Un programme de musique liturgique concurremment à une représentation scénique magnifique a enchanté et enthousiasmé tous les spectateurs.

voyage-en-italie-060318-img28Le troisième jour nous avions rendez-vous à 7h00 du matin pour le pèlerinage pénitentiel, depuis le Château Saint-Ange, le long de la via della Conciliazione jusqu’à la basilique Saint-Pierre, afin de franchir la Porte Sainte.

Après être passés devant l’autel où repose saint Jean-Paul II, nous avons assisté à une messe concélébrée par le cardinal Stanislaw Dziwisz en remerciement pour le don de ces 35 années. Dans son homélie, l’archevêque de Cracovie a présenté saint Jean-Paul II comme un homme de prière, soulignant son rôle particulier dans la vie de la Fondation.

Un événement très important a été l’inauguration du Livre d’Or pendant une liturgie de la parole à la chapelle de la Maison Polonaise de la via Casia. La cérémonie a été présidée par le cardinal Ryłko qui a présenté dans son homélie l’histoire et les buts de la Fondation. Il a aussi particulièrement remercié tous ceux qui se sont engagés dans cette œuvre. Un buffet dressé dans les jardins a terminé cette journée et ces trois jours particulièrement riches en activités, en prières et en émotions.

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Rome et Jean-Paul II

De Pierre à Karol

Pierre est venu à Rome. Il en a été le premier évêque. Et, depuis sa mort, l’évêque de Rome lui succède dans sa charge de pasteur, responsable au premier chef du collège des évêques dont il est le premier ; clé de voûte – et ils sont la voûte – de cette Église répandue à travers le temps et l’espace, dispersée aux quatre coins de l’univers, en marche vers la patrie éternelle. Cité de Dieu au cœur de la cité des hommes, dont elle voudrait être l’âme, l’Église de Jésus-Christ n’est point conglomérat informel, mais organisme charpenté. Ses structures visibles sont porteuses de l’invisible et essentielle nervure spirituelle de grâce, dont le Seigneur est la source, et l’Esprit le canal. Mêlé étroitement à ses frères de toutes races et toutes langues, le pèlerin de Rome prend mieux conscience en cette ville, qu’il chemine du temps vers l’éternité. Car l’éternité déjà y a laissé sa trace. Le temps à beau défaire les pierres au cours des âges, Pierre lui-même est toujours vivant, de Simon le Galiléen à Karol le Polonais, comme lui venu de loin pour mieux nous entrainer au loin, dans la barque de l’Eglise au souffle de l’Esprit.

Rome, la ville éternelle, celle des Romains, des premiers chrétiens, celle des Papes… capitale de ce beau pays qu’est l’Italie… Une fois de plus la fondation nous a entraînés dans un magnifique périple, nous faisant découvrir des lieux à chaque fois différents, enrichissants, émouvants. Les célébrations pour les différents anniversaires de la fondation nous donnent toujours l’occasion de retrouver la maison de la via Casia, d’avoir de belles cérémonies autour de Monseigneur Dziwisz et des cardinaux polonais. Merci à nos organisateurs, à celle qui nous a rédigé un beau programme si bien détaillé et illustré. Nous sommes tous revenus avec du soleil plein le cœur, des souvenirs plein la tête et l’envie de retourner dans ce beau pays.

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Crédit photos : site du Sanctuaire du Miracle Eucharistique – carte postale – Istockphoto – javacript – Christ-roi.net – Sanctuaire San Giovani – Sanctuaire Volto – atelier sœur Ermite – blog cathédrale de Tunis – tripadvisor – introibo - membres de la fondation Jean-Paul II


Voyage en Pologne et Lituanie - Juin 2015

Au mois de juin 2015, un groupe de vingt-cinq amis de la Fondation Jean-Paul II s’est embarqué pour un voyage en direction de Vilnius en Lituanie en passant par l’Est de la Pologne. Etant à quelques mois de l’entrée dans l’Année Sainte de la Miséricorde Divine décidée par le pape François, il était bon de faire un pèlerinage auprès de la peinture originale du Christ Miséricordieux peint sous la dictée de sœur Faustine suite aux apparitions et aux demandes  du Christ à cette dernière.

 

Premier jour

De Varsovie à Bialystok, en traversant la Mazurie, notre halte à Kiermusy nous a fait découvrir, après avoir traversé l’ancienne frontière de 1832, un château « féodale du 15é siècle » restauré pour les besoins du cinéma. Cette construction est devenue un musée de la vie médiévale polonaise.

Nous avons tous été touchés par une merveilleuse nature : arbres et roseaux se reflétant dans des lacs immobiles, silence rompu par des chants d’oiseaux et de nombreuses grenouilles, pureté et légèreté de l’air.

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Avant de diner, nous sommes allés voir la réserve des bisons ; nous avons eu la chance d’apercevoir un jeune bison né au printemps.   Puis nous avons repris la route  jusqu’à Bialystok où nous avons passé la nuit.

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Deuxième jour

La ville de Bialystok est le Versailles de la Podlasie ; on y trouve le palais à la française de Jan Klemens Branicki, construit dans les années 1730.C’est aussi dans cette ville qu’est né en 1859 Ludwik Zamenhof, futur médecin ophtalmologiste polyglotte qui allait inventer l’esperanto.

Sur le côté de  la cathédrale de Bialystok est érigée une statue de St Jean-Paul II. Les paysages de cette région sont ceux d’une dépression couverte de forêts, de tourbières et de lacs.

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Dans cette région se trouvent des minorités Biélorusses et Tatars. Les premiers Tatars musulmans s’installèrent sur les territoires lituaniens et polonais au début du XVe siècle. Ils se battirent aux cotés des polonais contre les chevaliers teutoniques, notamment à la bataille de Grunwald. En 1679, le roi Jean III Sobieski , ne pouvant plus payer leurs soldes, leur offrit des terres en Podlasie. Leurs descendants vivent toujours à Kruszyniany et à Bohoniki. A Bohoniki, nous avons visité une petite mosquée en bois.

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Puis notre route vers Vilnius, a été agrémentée par l’observation de très nombreuses cigognes.

La frontière Lituanienne a été passée dans l’après- midi, sans aucun contrôle (espace Schengen), et le soir nous étions à Vilnius. La guide nous disait qu’en Lituanie, maintenant zone euro, la vie était très chère, mais nous avons été surpris par la qualité des véhicules croisés sur notre chemin, tous de très haute gamme !

Après diner quelques courageux sont partis à pieds, visiter la vieille ville. Mais la visite de la ville étant prévue avec un guide le lendemain après-midi, bon nombre de personnes sont allées se reposer.

 

Troisième jour

La matinée a été consacrée à la visite de Trakai ou Troki à quelques kilomètres de Vilnius. Les berges de la presqu’ile sur laquelle la ville s’est étendue sont baignées par de nombreux lacs. Cette ville connue par sa nature magnifique et son légendaire château fort, était autrefois un des berceaux de l’état Lituanien, le siège des grands ducs de Lituanie et la capitale de la Lituanie.

Trakai est aussi connu car des juifs Karaïtes y vivent depuis le XIVème siècle et ont gardé leurs traditions et la langue turque. Ces juifs pratiquent un judaïsme scriptural, ils suivent la bible hébraïque en opposition au judaïsme rabbinique. On y trouve la Kenessa,  leur lieu de culte, petit temple en bois ; des maisons d’habitation en bois, peintes de couleurs vives avec généralement trois fenêtres et des restaurants de cuisine karaïte.

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L’étymologie du nom du peuple Karaïte est originaire de Mésopotamie et est lié à l’étude des écritures.

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Après le déjeuner dans un restaurant Karaïtes où nous avons dégusté des spécialités culinaires et un assortiment de Vodka, nous sommes repartis joyeux vers Vilnius.

Vilnius, cité entre collines et rivières est fortifiée et a repoussé aux 14éme et 15éme siècles les assauts  des chevaliers teutoniques et des tatars. Marchands, artisans, architectes de renom venus de toute l’Europe s’y installent progressivement et une université est créée par les Jésuites(1579).C’est l’université la plus ancienne d’Europe orientale et Vilnius devient petit à petit l’une des plus importantes cités d’Europe. Les Lituaniens sont particulièrement attachés au style baroque, symbole de leur grandeur et de leur indépendance. Au 17éme siècle, de riches et influentes familles invitent des architectes étrangers, principalement des italiens.

Le grand-duc Gediminas, permet l’installation de 300 juifs, communauté qui grandira peu à peu à partir du 15éme siècle. Ils se désignent sous le nom de Litwak. Au début de la première guerre mondiale, se sentant un peu à l’étroit, de nombreuses familles émigrent et essaiment l’esprit Litvak à travers le monde en particulier, l’écrivain Romain Gary, le peintre Marc Chagall, ou les architectes de l’état d’Israël Menahem Begin et Golda Meir.

 

La cathédrale de Vilnius a subit 11 reconstructions à cause de guerres et d’incendies pour devenir aujourd’hui le plus grand lieu  de culte du pays.

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Nous avons visité de nombreuses églises aux architectures très différentes : baroques, classiques, gothiques, en pierres, avec stucs très chargés, ou en briques, en marchant dans les ruelles pleines de charme de la vieille ville.

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La porte de l’Aurore est la seule rescapée des 9 portes des murailles du 16e siècle entourant Vilnius ; du côté vieille ville, une fenêtre laisse entrevoir la lumineuse icone miraculeuse de la vierge peinte en 1620 sur des panneaux de chênes. Le 2 juillet 1927, l’icône rénovée fut couronnée et reçut le titre de La Mère de la Miséricorde par le général Pilsudski, le président Ignacy Mosciscki et le cardinal Alexander Kakowski.  (Ceci se passait un an et demi avant l’arrivée de sœur Faustine à Vilnius).

Cette icone attire en permanence une foule de pèlerins. En septembre 1993, quelques jours après le retrait des derniers soldats russes du territoire Lituanien, Jean-Paul II, lors de son voyage aux pays Baltes, est venu prier à la cathédrale et à l’icône miraculeuse appelée aussi vierge d’Ostra Brama.

En se posant à Vilnius, le 4 septembre 1993, Jean-Paul II dont la mère était née en Lituanie, était conscient du réconfort moral qu’il apportait à cette nation qui était restée catholique à 80% en dépit des persécutions.

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Vilnius n’est pas riche uniquement de la seule icone miraculeuse de Marie.

Au fil des ruelles, c’est dans l’Eglise du Saint-Esprit que nos pas nous ont conduits, et là, dans ce sanctuaire de l’adoration perpétuelle, nous avons découvert et honoré la merveilleuse icone du Christ Miséricordieux peint par Eugène Kazimirowski sous la dictée de sœur Faustine en 1934.

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En Septembre 1993, Jean-Paul II est venu prier devant ce tableau, image originale du Christ Miséricordieux qu’Il appela « Sainte Effigie ».

Sœur Faustine, était entrée chez les sœurs Notre Dame de la Miséricorde depuis 6 ans quand un soir de Février 1931, au moment de se coucher, elle eut une vision : elle aperçut Jésus dans sa cellule. « Une main était levée pour bénir, écrira-t-elle, la seconde touchait son vêtement sur la poitrine. De la tunique entrouverte sur la poitrine sortaient deux grands rayons, l’un rouge, l’autre pâle. En silence, je fixais mon regard sur le Seigneur, mon âme était saisie de crainte, mais aussi d’une grande joie. Après un moment Jésus me dit : Peins un tableau selon l’image que tu vois, avec l’inscription : Jésus, j’ai confiance en Toi. Je désire qu’on honore cette image, d’abord dans votre chapelle, puis dans le monde entier. Je promets que l’âme qui honorera cette image ne sera pas perdue. Je lui promets aussi la victoire sur ses ennemis dès ici- bas et spécialement à l’heure de la mort. Moi-même je la défendrai comme ma propre gloire. »

Le regard et le visage du Christ Miséricordieux, sur ce premier tableau de la Miséricorde divine, ont une grande similitude avec l’empreinte laissée sur le Saint Suaire de Turin et avec l’empreinte du voile de Manopello que nous découvrirons en Octobre 2016, lors de notre voyage en Italie.

Jésus Christ l’avait dit à sœur Faustine par ces paroles : « Mon regard sur cette image est le même que celui que j’avais sur la croix. »

« Je donne au monde un vase avec lequel ils doivent venir puiser la grâce à la source de la miséricorde. Ce vase c’est ce tableau avec l’inscription : Jésus, j’ai confiance en toi, soiten polonais Jezu, ufam Tobie.

Jésus avait aussi répondu à la question de sœur  Faustine: Qui te peindra aussi beau que tu es ? : «  Ce n’est ni dans la beauté des couleurs, ni dans celle du coup de pinceau que réside la grandeur de cette image, mais dans ma grâce. »

Ce tableau a été honoré pour la première fois, le 1er dimanche après Pâques, comme Jésus l’avais demandé, c’était en Avril 1934, à la porte de l’Aurore.

Le 30 Avril 2000, au Vatican, lors de la canonisation de sœur Faustine, Jean-Paul II a instauré officiellement la fête de la Miséricorde Divine, le premier Dimanche après Pâques.

 

Quatrième jour

Kaunas est le plus grand centre scientifique, industriel et culturel du pays ; la ville est située au confluent du Niemen et de la Neris. Fondée au XIème siècle autour des bases de son château qui domine l’intersection des deux  rivières, Kaunas fut un bastion d’avant-garde à la pointe des combats contre l’ordre des Chevaliers Teutoniques entre le 12e et le 15e siècle. A l’issue de la première guerre mondiale, le 16 février 1918, le  Conseil  lituanien proclama la république de Lituanie. Le peuple lituanien continuait à se battre contre les polonais et les bolcheviques pour protéger son indépendance. Cependant en 1920, la Pologne réussit à annexer Vilnius. La capitale fut alors déplacée à Kaunas qui devint  capitale de la Lituanie indépendante de l’entre-deux guerres (1920-1939).

De cette époque reste une certaine rivalité entre Kaunas et Vilnius. Kaunas aurait été incendiée à treize reprises, pour des raisons stratégiques, avant la 2éme guerre mondiale. Néanmoins, au cours de cette période tragique, sa vieille ville fut étonnement préservée et nous nous y sommes promenés admirant l’architecture aux multiples styles.

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 Une statue  de Jean-Paul II commémorant sa venue à Kaunas en 1993 a été érigée.

Nous avons quitté Kaunas et reprit l’autoroute, retraversé la frontière, toujours sans contrôles et après 160 kilomètres, atteints notre objectif l’Hôtel Warszawa à Augustow.

Après déjeuner nous sommes partis visiter la ville. Augustow fut fondée au 16éme siècle par le roi Sigismon Auguste qui lui donna son nom.  La route qui relie Varsovie à St Petersbourg, et surtout le canal construit de 1824 à 1839, assurent son essor au 19éme siècle. La forêt vierge  de 100 000 hectares semble pactiser avec l’étendue des grands lacs glacières pour cerner la ville. Le canal d’Augustow relie les bassins de la Vistule et du Niemen pour permettre le commerce avec la Baltique.

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Notre guide nous a conduits au bord du lac à l’endroit où Jean-Paul II s’était assis avant d’embarquer sur un bateau lors de son passage à Augustow. Nous avons ensuite visité la ville avant d’embarquer dans un bateau de « vikings » pour une croisière sur les lacs entourant la ville. Cette croisière  nous a permis d’apprécier la beauté de la nature sauvage de cette région.

 

Cinquième jour     

Après un copieux petit déjeuner, départ pour le parc national  Wigry et son lac. Wigry est le plus beau parc et  le plus riche en plantes vasculaires, comme les fougères, les mousses ou les lichens. La faune se caractérise par la présence de Castors (animal héraldique du parc), lynx, loups, chevreuils, cerfs, biches, élans, busards, aigles blancs sans oublier les blaireaux. Il y a aussi une très grande variété d’oiseaux nicheurs et de poissons dont certains très rares. Le lac Wigry est le 5éme de Pologne par sa superficie de 21,7kilometres carrées, mais le 1er pour sa profondeur qui peut atteindre 73 mètres. Ce lac est alimenté par la rivière Czarna Hancza, cela fait un ensemble exceptionnel pour les amateurs de kayak ; Karol Wojtyla entre autres aimait venir dans cette région : « Cette terre était pour moi toujours très accueillante quand je venais ici à la recherche du repos, en particuliers sur les lacs magnifiques. »

En chemin, nous avons fait un arrêt à Plociczno pour prendre un petit train à voie étroite qui nous a conduits le long du lac à travers la forêt. Ce petit train à voie étroite a été développé dans les années 1923-1926 pour le transport du bois, maintenant il est utilisé à des fins touristiques

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Ensuite, nous sommes partis vers le village de Wigry où se trouve le monastère des Camaldules, élevé sur un promontoire qui fut jadis une ile sur le lac. Les camaldules étaient arrivés en 1667, mais en 1800 les prussiens les ont chassés, le monastère a été abandonné un certain temps. Au vingtième siècle il y a eu des restaurations.   En 1999, lors de son voyage en Pologne, Jean-Paul II a été hébergé dans ce monastère.

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Retour à l’hôtel, diner et soirée folklorique.   Pour notre dernière soirée à Augustow, nous avons eu après le diner un spectacle donné par un groupe de musiciens et de danseurs qui nous ont fait participer à certaines danses pour notre plus grand plaisir. Un violoniste exceptionnel nous a charmés avec ses solos.

 

Sixième jour      

Après le petit déjeuner toujours aussi copieux et bon, dans la grande véranda ; en route pour Varsovie. En chemin nous avons fait une halte à Pultusk. L’histoire de cette ville remonte au Xème siècle avec une apogée aux 15ème et 16ème siècles lorsqu’elle était la résidence des évêques de Plock. L’énorme château en fer à cheval fut la résidence des évêques. Ce château, démoli au cours des guerres, fut reconstruit en 1974, et donné par le gouvernement polonais à l’Association de la diaspora polonaise qui en fit la Maison de la Polonia, centre de rencontre des polonais du monde entier.

En 1806, Napoléon livra une dure bataille contre la Russie ; un musée napoléonien en fait mémoire.  C’est à Pultusk qu’a eu lieu une rencontre de Napoléon avec Marie Walewska.  Parmi les noms des hauts faits de la Grande Armée inscrits sur l’arc de triomphe de Paris figure celui de Pultusk, citée Mazovienne baignée par la Narew.

L’accès à la ville de Pultusk a eu bien des péripéties : il fallait traverser un bras de rivière sur un pont interdit au plus de 7 tonnes, et notre car avec ses passagers et tous les bagages était bien plus lourd ! Après des conciliabules avec la mairie, nous sommes tous descendus du bus, avons franchi le pont à pieds et le car est passé après nous sans problèmes. Nous avons continué notre chemin en piétons, croisant des jeunes gens venant de passer des examens, vêtus avec beaucoup d’élégance. C’est une tradition polonaise, pour le dernier jour d’école ou pour passer des examens, les enfants, les collégiens, les lycéens et les étudiants sont habillées en costume pour les garçons et en noir et blanc pour les filles, en jupe ou robe principalement.  En traversant la grande place du marché (une des plus longues d’Europe), nous avons visité le musée Napoléonien et ensuite avons été reçus à la mairie par le maire M.K.Nuszkiewicz et son adjoint à  la culture Piotr Karkowski.

La rencontre à la mairie a été chaleureuse, et le maire nous a présenté sa ville, et offert quelques souvenirs. Ensuite, nous avons visité la Basilique de l’Annonciation de Notre-Dame dans laquelle se trouvent 9 épitaphes de la famille des Zaluski, car les évêques Zaluski avaient leur évêché non loin de Pultusk à Plock.

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Ensuite nous avons repris la route jusqu’à Varsovie.  Nous avons eu une agréable surprise, notre hôtel «  Palace Hotel Polonia » était juste en face du monument mythique de Varsovie : Le Palais de la Culture  Nous avons diné dans une cave proche de la vieille -ville avec une ambiance musicale très joyeuse.

 

Septième jour 

Varsovie devint capitale de la Pologne en 1595. La ville fut âprement disputée par la Suède et la Russie. Elle retrouva un temps son prestige sous le règne de Stanislas II Poniatowski, avant de tomber aux mains de la Prusse, puis de la Russie en 1813. Varsovie fut à nouveau capitale de la Pologne en 1918, mais elle fut l’une des premières cibles de l’invasion nazie en 1939 et vécut cinq années de drames et de terreur. La reconstruction de la ville s’effectua à partir de 1949, avec l’aide « du grand frère »soviétique.

Après une petite marche en passant près des remparts, en traversant la place du Rynek avec ses maisons colorées, par les petites rues nous arrivons devant le palais royal que nous visitons. Ce palais pratiquement rasé à la fin de la guerre a été remarquablement restauré et a conservé la majeure partie de ses tableaux et de ses meubles d’origine. Après la visite du château, nous avons assisté à une messe dans la cathédrale St Jean. Cette célébration a été présidée par deux aumôniers militaires : le vicaire général January Watroba et Xavier Chojecki de la BdD de Clermont- Ferrand, spécialement pour notre groupe aux intentions des amis de la Fondation Jean-Paul II.

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Huitième  jour

Dès le matin, nous sommes partis, avec une guide, visiter le quartier Juif.  Sur la grande place du musée de l’histoire des Juifs Polonais, le mémorial des Juifs du Ghetto de Varsovie nous a profondément émus.

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Après ce souvenir des atrocités de la dernière guerre, notre bus nous a conduits dans un autre quartier de Varsovie où le souvenir du bienheureux Jerzy Popieluszko est entretenu.

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A l’église St Stanislas Kostka de Zoliborz se trouve la tombe du bienheureux (massacré par la police politique des communistes), ainsi  qu’un musée à sa mémoire. Le père Jerzy Popieluszko, né en 1947, était aumônier  du mouvement « Solidarnoszcz »pendant la dictature communiste  du général Jaruzelski.

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A l’église St Stanislas Kostka, le père Popieluszko célébrait des messes pour la patrie auxquelles de nombreuses foules se pressaient pour écouter ses sermons puissants.  Ses propos et sa vie amènent à l’esprit la maxime de St Paul : « Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal pour le bien »Il donnait aux gens la force, le courage et suscitait leurs performances dans la résistance contre la dictature.

Pour cette raison, les autorités communistes l’on jugé dangereux. En Octobre 1984, le père a été enlevé,  torturé et noyé dans la Vistule par la police politique. Il a été béatifié par Jean-Paul II,  le 6 Juin 2010. Sa tombe, sur le terrain de l’église est un lieu de pèlerinage. Pendant sa visite en Pologne Jean-Paul II s’y est rendu pour prier.

Après ce pèlerinage  nous sommes allés au parc de  Lazienki  pour écouter le concert Chopin du Dimanche midi. Il faisait très beau et une foule nombreuse  de tous âges était assise sur les bancs et sur les pelouses autour de la grande statue de Chopin, de la pièce d’eau et du piano. Mais nous n’avons pas eu de chance car le pianiste est arrivé avec 30 minutes de retard, ce qui n’était encore jamais arrivé ! Comme nos horaires étaient impératifs à cause de notre avion, il a fallu quitter le parc avant la fin du concert, à notre grand regret, pour aller déjeuner.

Le dernier délicieux repas de ce voyage a été arrosé d’un verre de vodka avec le souhait de revenir en Pologne dans d’aussi bonnes conditions. Nous avons repris le bus en direction de l’aéroport. Avant de nous quitter nous avons remercié notre guide Nathalie et notre chauffeur Waldemar et Florian de Zaluski qui avait préparé ce voyage.

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Photos : Claude Skrzypek (droits

 



Halte spirituelle à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre (Paris)

Les 16 et 17 avril 2015, un groupe d’amis de la Fondation Jean-Paul II, d’une vingtaine de  personnes,  a passé un peu plus de 24 heures à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, sanctuaire de l’adoration eucharistique et de la miséricorde divine. Nous nous proposons de vous en faire un récit.

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Dès notre arrivée, après avoir déposé nos sacs dans nos chambres à l’hôtellerie des Bénédictines du Sacré-Cœur, nous sommes allés prier à la basilique puis, sortant avec la foule des touristes, nous sommes allés visiter la très belle église St Pierre. Nous sommes ensuite rentrés à l’hôtellerie pour le dîner.

De20h30 à 21h20, une des religieuses, sœur Marie Cléofas, nous a parlé de l’historique du Sacré-Cœur : en1873, l’Assemblée Nationale a voté une loi proclamant d’utilité publique la construction d’une église consacrée au Sacré-Cœur sur la butte de Montmartre, en réparation pour toutes les fautes nationales : « Gallia poenitens et devota ».Après bien des péripéties, ce n’est qu’en 1919 que le Sacré-Cœur est consacré. Mais, dès 1885, dans une petite chapelle en face du site de la construction, la prière perpétuelle de jour et de nuit est instaurée, et depuis, n’a jamais cessée.

Célébrer…Adorer…Contempler….

Adorer,c’est rendre à Dieu l’hommage qui lui est du.

Il nous a tout donné en son fils, et nous, qu’allons-nous lui donner ?

Adorer,c’est intercéder pour les besoins des hommes.

Le malheur des hommes est constamment présent à notre esprit et
appelle notre intercession pour nos frères.

Adorer,c’est une action sans limite.

Le plus pauvre des croyants, quand il n’a pas grand-chose à donner,
dispose encore d’une richesse méconnue :

Puiser par la prière dans le trésor infini de la miséricorde de Dieu, pour participer au salut du monde.

C’est à cela que nous appelle l’adoration perpétuelle.

 

C’est à cela que nous appelle l’adoration perpétuelle.

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Notre petit groupe est donc venu à Montmartre pour participer à cette adoration et pour recevoir un enseignement sur Jean-Paul II et la miséricorde divine.Nous sommes venus, bien humblement, sur les pas de quelques grands saints à la rencontre du Seigneur : la jeune Thérèse Martin (novembre 1887),  le frère Charles de Foucauld (février 1907), le pape Jean-Paul II (juin 1980).

Sœur Marie Cléofas nous a expliqué que pendant l’adoration, il fallait réaliser un « cœur à cœur » avec Jésus, en essayant de vider de notre tête tout ce qui s’y « bousculait » afin de pouvoir entendre le message du Seigneur ; et qu’il n’était pas utile de prendre son chapelet,car ici on dialogue avec Jésus, pas avec sa mère.

Après cette petite « mise en bouche », nous sommes allés à la basilique.Après la messe et les complies chantées par les sœurs, les gardiens ont fait sortir les gens afin de fermer la basilique. Seules restaient les personnes inscrites à l’hôtellerie et pouvant le prouver (clé ou laisser- passer).Après le bruit sourd de fermeture des lourdes portes, le silence s’est installé, l’obscurité nous a enveloppés, seuls le Saint Sacrement, l’autel et l’ambon dorés étaient éclairés.

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Il y avait peu de monde. Le silence était impressionnant, chargé de prières.

Petit à petit des personnes partaient, d’autres arrivaient.Nous avons veillé jusqu’à minuit et demi,puis nous sommes allés nous coucher.

Vendredi, certains sont allés de bonne heure à la basilique  pour l’adoration et pour assister à la première messe.Nous nous sommes tous retrouvés pour le petit déjeuner à 7h30.Après la libération des chambres,nous avons retrouvé le père Alexandre Pietrzyk dans la salle St Augustin pour la première partie de l’enseignement sur la Miséricorde et Jean-Paul II.

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Les pères pallottinsœuvrent en France depuis 1931 pour faire connaitre l’amour miséricordieux de Dieu et propager le message de sœur Faustine.Le 6 Mars 1959, le Vatican interdit de propager l’enseignement de sœur Faustine (une femme, de Pologne…),cette interdiction n’est  cependant pas respectée par les polonais et,particulièrement, par les pères pallotins.

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En1976, le cardinalKarol Wojtylaprêche une retraite au Vatican, il parle de la Miséricorde Divine (« Dieu se révèle dans la Miséricorde …. »). Il demandera la révocation de l’interdiction Vaticane et le 30 Juin 1978 est signé le décret de révocation de l’interdiction.

Le père Alexandre évoque l’importance du rôle des laïcs dans la vocation de Karol Wojtyla(JanTyranowski, Adam Chmielowski …). Une toile d’AdamChmielowski a particulièrement impressionné Wojtyla :« Ecce Homo »qui représente un visage de Jésus couronné d’épines lors de la passion.

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Karol Wojtyla a écrit une pièce sur la vie de ce jeune peintre célèbre et riche qui a tout laissé pour servir les plus pauvres ; dans la pièce Wojtyla écrit : « le Christ, c’est la miséricorde ». On peut dire qu’il y a une analogie entre la vie du frère Albert et Karol Wojtyla,puisque lui aussi a choisi de quitter le théâtre pour le séminaire.

Jean-Paul II sera un grand admirateur de Sœur Faustine ; en 1993  elle sera béatifiée et en 2000 et sera canonisée.

En 1985, à  l’âge de 65 ans,  Jean-Paul II écrira un acte d’abandon à la Miséricorde Divine :

« Seigneur, voilà plus de soixante- cinq ans que tu m’as fait le don inestimable de la vie, et depuis ma naissance, tu n’as cessé de me combler de tes grâces et de ton amour infini. Au cours de toutes ces années se sont entremêlées de grandes joies, des épreuves, des succès, des échecs, des revers de santé, des deuils, comme cela arrive à tout le monde. Avec ta grâce et ton secours, j’ai pu triompher de ces obstacles et avancer vers Toi.

Aujourd’hui, je me sens riche de mon expérience et de la grande consolation d’avoir été l’objet de ton amour.

Mon âme te chante sa reconnaissance.

Mais je rencontre quotidiennement dans mon entourage des personnes âgées que Tu éprouves fortement : elles sont paralysées, handicapées, impotentes et souvent n’ont plus la force  de Te prier, d’autres ont perdu l’usage de leurs facultés mentales et ne peuvent plus t’atteindre à travers leur monde irréel.

Je vois agir ces gens et je me dis : « si c’était moi ? » Alors, Seigneur, aujourd’hui même, tandis que je jouis de la possession de toutes mes facultés motrices et mentales, je T’offre à l’avance mon acceptation à ta sainte volonté, et dès maintenant je veux que si l’une ou l’autre de ces épreuves m’arrivait, elle puisse servir à ta gloire et au salut des âmes.

Dès maintenant aussi, je Te demande de soutenir de ta grâce les personnes qui auraient la tâche ingrate  de me venir en aide.

Si un jour, la maladie devait envahir mon cerveau et anéantir ma lucidité, déjà, Seigneur, ma soumission est devant Toi et se poursuivra en une silencieuse adoration. Si un jour, un état d’inconscience prolongée devait me terrasser, je veux que chacune de ces heures que j’aurai à vivre, soit une suite ininterrompue d’actions de grâce et que mon dernier soupir soit aussi un soupir d’amour. Mon âme, guidée  à   cet instant par la main de Marie, se présentera devant Toi  pour chanter tes louanges éternellement. »

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Le 30 novembre 1985, Jean-Paul II écrira la Lettre encyclique « Dives in misericordia ». Les thèmes de cette Lettre sont :Miséricorde,   Ecriture sainte,  dignité humaine, mystère pascal, Amour, Marie, Mère de la miséricorde , justice divine ,  enfant prodigue , mission de l’Eglise , prière de l’Eglise. Pour Karol Wojtyla, la miséricorde c’est le pardon et l’amour. Sa foi se base sur la confiance et sur un abandon total à Dieu. La prière est la chose la plus importante, chaque évènement c’est la providence ; tout est signe de la providence. Il résolvait tout par la prière à genoux.Le premier devoir, c’est  de  prier. Le 17 août 2002, Jean-Paul II consacra le monde à la miséricorde divine lors de la dédicace de l’église de Lagiewniki.

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Après cette première conférence, nous sommes retournés à la Basilique, passant à la librairie pour acheter certains livres en relation avec la conférence. Puis ce fut la messe et l’office du milieu du jour. Les chants des sœurs étaient très beaux et émouvants. A 12h30, il y a eu le déjeuner.

A la reprise de la conférence, après nous avoir cité quelques extraits de différents livres, le père Alexandrenous a démontré que Karol Wojtyla gardait toujours la Paix dans toutes les circonstances ; et qu’il a montré le visage humain de Dieu.Puis, nous sommes revenus à la miséricorde.Elle est déjà citée dans la Bible et évoquée par de grands saints : St Augustin, St Jean Chrysostome,  St Thomas, St Bonaventure, Ste Catherine de Sienne, Ste Marguerite Alacoque, St Vincent Pallotti, Ste Thérèse de Lisieux… et bien d’autres.Jean-Paul II a créé la fête de la miséricorde divine le 30 Avril 2000 : elle sera fêtée le premier dimanche après Pâques.Le père après nous avoir dit que le style de vie du Christ exprimait la miséricorde, nous a donné quelques brefs messages de Jean-Paul II sur la miséricorde :

« La Croix où se rencontrent la misère de l’homme et la Miséricorde deDieu.La croix chemin qui conduit à la vie, source de force et d’espérance, preuve d’amour pour Dieu, et pour  l’homme. »
[Béatification de l’évêque Vasil’ Hopko, 2003]

« En dehors de la Miséricorde de Dieu, il n’y a pas d’autre source d’espérance pour le monde. »       [17 août 2002]

« L’heure est venue ou le message de la Divine Miséricorde doit répandre l’espérance dans les cœurs et devenir l’étincelle d’une nouvelle civilisation : la civilisation de l’amour. »
[Cracovie, 18 août 2002]

« Le Christ est la révélation et l’incarnation de la miséricorde du Père. »
[La  mission du Christ Rédempteur, 1990, n°1]

« Dans la Croix, la révélation de l’amour miséricordieux atteint son sommet,elle est comme un toucher de l’amour éternel sur les blessures les plus douloureuses de l’existence terrestre  de l’homme. »
[Dieu riche en miséricorde, 1984, V,8]

« Cette révélation de l’amour est aussi définie comme la miséricorde, et cette révélation de l’amour et de la miséricorde a dans l’histoire de l’homme un visage et un nom :elle s’appelle Jésus-Christ. »
[Le Rédempteur de l’Homme, 1979, II, 9]

« Comme le monde d’aujourd’hui a besoin de la miséricorde de Dieu ! Sur tous les continents, du plus profond de la souffrance humaine, semble s’élever l’invocation de la miséricorde. Là où dominent la haine et la soif de vengeance,là où la guerre sème la douleur et la mort des innocents, la grâce de la miséricorde est nécessaire pour apaiser les esprits et les cœurs, et faire jaillir la paix. Là ou manque le respect pour la vie et pour la dignité de l’homme, l’amour miséricordieux de Dieu est nécessaire, car à sa lumière se manifeste la valeur inestimable de chaque être humain. La miséricorde est nécessaire pour faire en sorte que chaque injustice du monde trouve son terme dans la splendeur de la vérité ? »
[Voyage apostolique en Pologne,Cérémonie de dédicace du sanctuaire de la Divine Miséricorde,17 août 2002]

Après quelques questions - réponses, nous avons remercié notre conférencier pour la qualité de son enseignement.Tous les participants ont été ravis de cette pause spirituelle au Sacré-Cœur de Montmartre et ont exprimé le souhait de revenir dans ce lieu exceptionnel.

Nous avons pris date pour les  1, 2 ,3 avril 2016 avec pour thème « le petit journal de sœur Faustine(en fonction de la disponibilité de la maison d’accueil).

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Oplatek 2015 à l’Ambassade de Pologne à Paris

Samedi 31 janvier 2015,  dans la plus pure tradition polonaise, nous nous sommes retrouvés une fois de plus dans les salons de l’Hôtel de Monaco, Ambassade de Pologne à Paris, afin de pouvoir échanger nos vœux de Nouvel An. C’est le jour où le Cercle de France des Amis de Fondation Jean-Paul II à Paris, organise sa rencontre annuelle avec le partage de l'Oplatek. Grâce à l’amabilité de Son Excellence Monsieur Andrzej Byrt, nouvel ambassadeur de la République de Pologne, nous avons pu vous proposer en ce début d’année, cette rencontre initiée depuis maintenant plusieurs années.

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C’est un grand privilège pour la personne qui franchit le seuil de cette ambassade. On y est immédiatement saisi par la beauté des lieux et transporté dans un monde de splendeur, de grande culture et d’autorité. Aussi avançons-nous dans ses salons avec le respect dû à la mémoire du temps passé en ayant conscience d’y goûter un moment exceptionnel.

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Accueillis par une coupe de champagne, chacun, après la chaleur des retrouvailles, prendra place dans le salon de musique. 180 personnes sont présentes à cette réception. Monsieur l’Ambassadeur après nous avoir souhaité la bienvenue, nous trace un historique de ce magnifique Hôtel. Ambassade de Pologne depuis 1936, date à laquelle elle devint propriétaire de l’Hôtel, les Allemands en firent leur office culturel pendant la guerre. A la fin des hostilités la Pologne retrouve son bien. En raison de la guerre froide, l’Ambassade est gérée par un chargé d’affaires, avant le retour d’un ambassadeur il y a 65 ans. Après cet historique, Monsieur l’Ambassadeur exprime sa joie de pouvoir nous accueillir  et formule des vœux pour la prospérité de la Fondation.

Puis Daniel Brzakowski, actuel président de notre Cercle, prit la parole pour remercier Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de nous avoir ouvert son Hôtel, Son Eminence le Cardinal Stanislaw Rylko, président de conseil d’administration de la Fondation Jean-Paul II d’avoir accepté de présider cette cérémonie, le Père Krzysztof Wieliczko, son administrateur et Henri Rogowski, membre du conseil d’administration. Tous trois arrivés le matin même, en provenance de Rome, où s’est tenu le conseil d’administration de la Fondation. Puis il remercie Son Excellence le Nonce apostolique Luigi Ventura, Monseigneur Stanislaw Jez, recteur de la Mission Catholique Polonaise en France et président d’honneur de notre Cercle, la Comtesse Isabelle d’Ornano, généreuse bienfaitrice de la Fondation, Madame Christiane Tomkiewicz, présidente d’honneur, Madame Kuczinska, consul général et l’ensemble des invités pour leur présence. Il nous fit un rappel des activités de l’année marquée tout particulièrement par la canonisation à Rome de Saint Jean-Paul II.

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A son tour Son Eminence le Cardinal Stanislaw Rylko souhaita nous parler de tout le travail de la Fondation de Rome créée par le Saint-Père qu’il nous évoqua à plusieurs reprises. Il nous rapporta ces mots du Père Daniel Ange :

A toi, Jean-Paul II, Père, Berger et Frère.
Pour vouloir guider l’Eglise dans le sillage de Paul VI,
Avec la même audace et la même douceur
- celles de l’amour quand il se donne –
Sois béni !

Pour ton regard prophétique,
Pour ta parole de feu, libre et vraie,
Sois béni !

Comme lui et plus que lui,
Sois brûlé par l’Esprit !

Puis le Cardinal  Stanislaw  Rylko a souhaité  remercier  particulièrement  Christiane Tomkiewicz et Christiane Rogowski pour  leur  très grand investissement dans la Fondation, leur persévérance et leur fidélité à l’œuvre créée par Jean-Paul II, en leur remettant de la part du Pape Francois la Croix Pro Ecclesia et Pontifice dont la traduction signifie : Pour l’Eglise et pour le Pape.

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C’est dans ce salon de musique que Chopin donna un concert en décembre 1832. Nous avons donc poursuivi notre soirée en écoutant successivement des œuvres de Poulenc, Chabrier, Haendel, Massenet et Chopin interprétées par Lauriane de Hubsch mezzo-soprano accompagnée par Daria Ulantseva au piano, Alexandre Kamedulski, jeune et talentueux baryton polonais qui a chanté Adeste fideles, O Gwiazdeczko, Hej bracia et Mizerna Cicha. Suivirent les émouvantes Kolendy, chants de Noël polonais que l‘assistance reprit avec joie et interprétées par Urszula Cuvellier, soprano soliste du chœur symphonique de Paris, Dominika Gajdzis, soprano, soliste du chœur de l’Opéra Bastille, accompagnées par Joanna Kaja au piano. La présentation de ces artistes a été faite par Madame Ewa Norska avec beaucoup de professionnalisme et de chaleur. A la fin du concert des fleurs furent offertes à chaque artiste par des membres du bureau.

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Puis vint l’échange des vœux avec le partage de l’Oplatek, pains azymes bénis par le Cardinal Rylko, suivi d’un remarquable buffet qui clôtura la soirée. Chacun put en toute cordialité retrouver des membres-amis, faire connaissance, échanger avec le clergé, les artistes, bref passer un agréable moment en découvrant, pour certains, les mets polonais proposés à notre dégustation.

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Le lendemain, dimanche à 11 heures, nous nous sommes retrouvés dans l’église de la paroisse polonaise rue Saint-Honoré à Paris pour participer à une messe concélébrée par le Cardinal Stanislaw Rylko, Monseigneur  Stanislaw Jez, le Père Krzysztof Wieliczko, le Père Waclaw Szubert, en présence de Daniel et Liliane Brzakowski, d’Henri et Christiane Rogowski, d’Edmond et Christiane Tomkiewicz, du conseil d’administration et de nombreux membres de la Fondation, ainsi que de la Comtesse Isabelle d’Ornano, généreuse bienfaitrice de notre Fondation mais également de cette paroisse polonaise.

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Après un dépôt de gerbe devant le buste du Pape Saint Jean-Paul II, nous nous sommes retrouvés dans la crypte pour un très bon repas convivial, merveilleusement préparé par des cuisiniers bénévoles. Un peu plus tard c’est devant la statue de Saint Jean-Paul II, récemment installée dans le square Jean XXIII à l’ombre de Notre-Dame, qu’autour du Cardinal Stanislaw Rylko, du père Krzysztof Wieliczko et de Monseigneur Stanislaw Jez, nous avons déposé une autre gerbe de fleurs après avoir prié Jean-Paul II de veiller sur sa Fondation et soutenir ses objectifs.

Didier Herondelle
Christiane Vincent-Méalin
Photos : Marta Kohler, Florian de Zaluski et Dominique Vincent.

 

 Discours du Cardinal Stanislaw Rylko,  président de la Fondation Jean-Paul II

Monsieur l’Ambassadeur,

Monseigneur le Nonce Apostolique,

Révérends Messeigneurs et Révérends Pères,

Mesdames et Messieurs, Amis de la Fondation Jean-Paul II,

En tant que Président de la Fondation Jean-Paul II, j’adresse mes chaleureuses salutations à vous tous qui êtes venus pour le traditionnel échange des vœux de Noël et de Nouvel An. Je salue particulièrement Monsieur Andrzej Byrt, Ambassadeur de la République de Pologne et je le remercie pour les mots qu’il a eu l’amabilité de nous adresser et surtout pour sa généreuse hospitalité, en ouvrant les portes de l’Ambassade aux Amis de la Fondation Jean-Paul II de Paris.

J’adresse également une pensée cordiale à Son Excellence Mgr Luigi Ventura, Nonce Apostolique, qui nous fait la joie d’être présent. La nôtre est une fondation du Vatican et votre présence souligne ce lien pour nous essentiel.

Mais surtout je salue tous les amis de la Fondation ici présents. Après de nombreuses invitations de votre part, je suis heureux d’être enfin parmi vous ce soir, et de pouvoir vous exprimer personnellement mes remerciements pour tout ce que vous faites à Paris pour notre Fondation. Je me réjouis de voir ici de nombreux amis français ! Un beau signe que le Cercle des Amis de notre Fondation étend son rayon d’action au-delà des confins polonais. Car en effet, Saint Jean-Paul II est un immense don pour tous, quelques soient nos nationalités…

Même si nous sommes au-delà du temps liturgique de la Nativité, nous revivons encore ce soir le climat festif de Noël pour nous échanger les vœux. Les fêtes de Noël émanent toujours une atmosphère spéciale : l’Enfant Jésus, venu au monde dans l’extrême pauvreté de la grotte de Bethléem, a une force incroyable pour réveiller dans nos cœurs beaucoup de tendresse et d’amour envers les autres… La tradition polonaise, comme vous le savez bien, propose d’échanger les vœux en rompant le pain (opłatek), c’est un geste qui symbolise le désir de partager avec l’autre les sentiments plus profonds de notre cœur. J’adresse donc mes meilleurs vœux à vous tous ici présents, et je m’inspire en premier lieu des paroles de Saint Jean-Paul II. Dans sa première encyclique Redemptor hominis, il a décrit ce qui fait le noyau central des fêtes de Noël : « Quelle valeur doit avoir l'homme aux yeux du Créateur s'il “a mérité d'avoir un tel et un si grand Rédempteur”, si “Dieu a donné son Fils” afin que lui, l'homme, “ne se perde pas, mais qu'il ait la vie éternelle!” (Cf. Jn 3,16) […] En réalité, ce profond émerveillement devant la valeur et la dignité de l'homme s'exprime dans le mot Évangile, qui veut dire Bonne Nouvelle. » (n.10). Et cet émerveillement naît justement dans la grotte de Bethléem… Je vous souhaite donc, chers frères et sœurs, que cet émerveillement de la foi et la certitude d’être aimés de Dieu “jusqu’au bout” (Jn 13, 1), vous accompagne tout au long de l’année 2015, et devienne une source intarissable d’espérance… car c’est vraiment d’espérance que nous, européens, avons besoin en ce moment ! Le message de Bethléem est simple : si Dieu nous aime autant, de quoi devons-nous avoir peur ?...

Mais notre rencontre ce soir, nous offre également l’occasion, pour un bref instant, de contempler le travail réalisé par notre Fondation. Celle-ci, née il y a maintenant plus de 30 ans (en 1981) de l’amour filial de tant de polonais pour la personne du Pape Jean-Paul II, possède un sens aigu de la responsabilité envers le patrimoine spirituel que ce Pape nous a laissé. La Maison Polonaise à Rome, dont la Fondation est propriétaire, accueille et assiste chaque année des centaines de pèlerins en visite à la Ville Éternelle. Notre Centre d’études et de documentation sur le pontificat de Jean-Paul II organise des conférences et publie des livres sur le magistère du Pape Wojtyła. Récemment ont été publiés les Actes du colloque que nous avons organisé ici à Paris, au siège de l’UNESCO, pour commémorer l’anniversaire de son fameux discours sur la culture… La Maison de Jean-Paul II à Lublin en Pologne, accueille de jeunes étudiants venus d’Ukraine, de Biélorussie et d’autres pays de l’ex Union-Soviétique, auxquels nous offrons des bourses d’études. Ce fut Saint Jean-Paul II lui-même qui encouragea la Fondation à poursuivre cette voie afin de soutenir la renaissance de l’Église catholique dans ces pays qui ont tant souffert. Enfin, les Cercles des Amis de la Fondation dans différents pays du monde, avec une grande générosité, promeuvent les différentes initiatives qui visent à mieux faire connaître la personne et les enseignements de Saint Jean-Paul II. Je profite aujourd’hui de cette occasion pour remercier les trois Cercles qui œuvrent en France, et surtout celui de Paris. Merci pour vos initiatives et votre généreux engagement ! À ce propos j’aimerai rappeler les paroles que Saint Jean-Paul II adressa à la Fondation : « Je vous prie, ne vous arrêtez pas dans cette œuvre. Qu’elle continue à se développer. Que l’effort commun soutenu par l’aide de Dieu continue à produire de magnifiques fruits ».

Mesdames et Messieurs, je crois que le moment est venu à présent de faire une annonce officielle : à la vue des mérites de la Fondation Jean-Paul II, le Pape François a remis une décoration “Pro Ecclesia et Pontifice” à Madame Christiane Tomkiewicz, qui fut pendant de nombreuses années présidente du Cercle de Paris et membre de notre conseil d’administration ; ainsi qu’à Madame Christiane Rogowski, très engagée dans la vie du Cercle de Paris. C’est une grande joie pour moi de pouvoir remettre à ces Dames, que vous connaissez tous très bien, leurs respectives médailles pontificales. Et merci encore à chacun et à chacune d’entre vous pour tout ce que vous faites pour notre Fondation et en particulier pour maintenir vivante la mémoire de Saint Jean-Paul II. Que le Seigneur vous bénisse tout au long de l’année 2015 !

 

Cardinal Stanislaw Rylko


1er juin 2013

Assemblée Générale Annuelle

Du Cercle de France des Amis de la Fondation Jean-Paul II

Le samedi 1er juin 2013 s’est tenue au 18 rue Claude Lorrain à Paris 16ème, l’Assemblée Générale Annuelle de notre cercle, précédée par la messe de 18h à l’Eglise Sainte Geneviève magnifiquement décorée à l’occasion du dimanche « Blanc » (renouvellement des promesses des communiants tel que pratiqué en Pologne, tous les enfants étant  vêtus de blanc) et célébrée à l’intention de Jean-Paul II par Monseigneur Jozef Musial, curé de cette paroisse.

ass1A 19h45, nous  nous installions dans une petite salle où Christiane Tomkiewicz, présidente, ouvrit la séance. Elle nous relatât les moments les plus importants de l’année, moments attristés par les décès et les maladies de nos amis, mais aussi ceux plus joyeux comme le voyage en Pologne-Ukraine durant lequel les participants ont pu rencontrer le Cardinal Stanislaw Dziwisz, et l’Archevêque Mieczyslaw Mokrzecki, tous deux secrétaires particuliers de Jean-Paul II. Elle nous parlât également de la « journée Jean-Paul II » qui s’était déroulée quelques jours auparavant à l’hôpital Begin autour de reliques de notre bienaimé Pape, organisée par l’aumônerie de l’hôpital et qui s’est terminée par une messe célébrée par Monseigneur Luc Ravel, évêque aux armées.

ass2Elle nous a également fait part de la préparation par le Centre de documentation de la Fondation Jean-Paul II à Rome d’une exposition-photos sur Jean-Paul II et en particulier sur ses visites en France. Après avoir été applaudie pour sa présentation de l’année écoulée, elle a donné la parole à la trésorière, Christiane Rogowski.

Cette dernière, avec sa compétence et son sérieux habituels, nous a égrené le bilan « positif » de l’année écoulée. Elle a donc bien mérité le « quitus » pour son important et indispensable travail de tous ces mois passés. Elle en a profité pour signaler et excuser un retard dans l’envoi des cartes de membres, l’impression étant en cours.

ass3Enfin, Christiane Vincent, secrétaire adjointe, prend la parole pour faire le bilan de l’année écoulée marquée, pour le secrétariat, par les décès de Jan Konieczny et Jola Vidart. Avec la collaboration d’Edith Kalist et de Didier Herondelle, Christiane Vincent a donc repris sans plus attendre le travail de Jan et a  expliqué en quoi consiste le travail dense et ardu du secrétariat.

Le poste le plus important est la confection du bulletin qui demande, outre l’établissement d’une liste de sujets et leur développement par la rédaction d’articles, une recherche de photos appropriées, leur bonne insertion dans chaque texte, pour terminer par plusieurs longues et fastidieuses relectures pour lesquelles l’équipe est bien secondée par Madame de Vogüé. Puis vient ensuite la visite chez l’imprimeur, la mise sous plis et l’envoi à tous les adhérents du nouveau bulletin pour lequel Hélène Ruault est venue nous aider. Si le bulletin précédent portait sur « Jean-Paul II et Vatican II » celui qui va sortir a pour thème « Jean-Paul II et la Vierge » et le suivant qui paraître en décembre 2013, sera sur « Jean-Paul II et la Foi » Le second poste important du secrétariat est la mise à jour du site internet. Il se fait en liaison avec Bernard Davoust et le webmaster.

Après ces trois interventions, Henri Rogowski, président d’honneur et membre du conseil d’administration de la fondation à Rome prit la parole pour remercier les trois intervenantes et parler des projets 2013 tel le prochain voyage en Pologne vers Cracovie et Zakopane à l’automne prochain. La séance étant levée, le cercle des Amis conviait tous les participants à un buffet polonais toujours aussi délicieux et merveilleusement présenté. Les langues se sont déliées dans cette ambiance chaleureuse et conviviale

 

Edith Kalist.

Photos Dominique Vincent

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Extrait de l’intervention de Christiane Tomkiewicz :

 

Bonjour à tous et à toutes et un grand merci d’être venus nombreux.

Depuis notre dernière assemblée, nous avons vécu de grandes modifications au bureau de notre association en raison du retour à Dieu de notre secrétaire général Jan  Konieczny et de Yola Vidart, son assistante pour les textes polonais. Ils sont toujours présents dans nos cœurs mais ils nous manquent beaucoup. Une équipe s’est organisée autour de Christiane Vincent avec Edith Kalist et Didier Herondelle, pour prendre en mains le secrétariat et surtout la réalisation du Bulletin.

C’est un travail colossal ce qui explique le retard pris pour la réalisation des cartes de membres, mais n’ayez crainte vous allez bientôt recevoir les remerciements et les cartes.

Parmi nos membres le rappel à Dieu de notre ami Jean-Pierre Gory nous a beaucoup peinés tout comme celui de Christiane Seyrolles. Nos pensées vont vers leurs conjoints, Jocelyne et Alain.

Il y a eu aussi de grands malades tels  Henri Gautier, très affaibli auprès duquel son épouse Arlette veille quotidiennement. Et tout dernièrement j’ai appris qu’une de nos participante au voyage Pologne : Gilberte Lejeune a aussi été très malade au début de l’année ; elle semble aller mieux, nos vœux de bon rétablissement les accompagne tous…

…Pour toutes ces personnes qui nous sont chères, je vous propose un temps de prière silencieuse.

A part tous ces événements tristes qui, malheureusement, font partie de la vie, nous avons aussi vécu des moments très agréables. Notre voyage en Pologne-Ukraine avec la rencontre des deux secrétaires de Jean-Paul II, la découverte à Cracovie du Centre Jean-Paul II ont été des moments forts, émouvants et très intéressants. Nous avons visité de très beaux sites touristiques. Tout cela a resserré les liens d’amitié entre nous.

Les 26 et 27 Janvier, nous avons eu la joie d’accueillir pour la cérémonie de l’Oplatek à l’Ambassade de Pologne,  Monseigneur Jozef Kowalczyk, Primat de Pologne, qu’un certain nombre d’entre nous avait rencontré à la Nonciature Apostolique de Varsovie lorsque Monseigneur Jozef Kowalczyk en était le Nonce.

Pour le 1er semestre, ..… nous avons participé à plusieurs évènements relatifs à Jean Paul II :

A l’Unesco, le 13 Février un colloque était  organisé par le Centre de documentation de la Fondation Jean-Paul II à Rome et la Nonciature  Apostolique auprès de l’Unesco, sur le thème :

« Jean Paul II : une pensée actuelle pour l’homme, l’éducation et la culture »

A Arcueil, une religieuse directrice d’une école primaire de polonais a organisé un concours de dessins dont le thème était Jean Paul II.

Tous les enfants du CP au CM2 ont participé à un concours de dessin représentant Jean Paul II, un concours de poésie, et par classe il y avait un test de questions à choix multiple sur la vie de Jean-Paul II, auquel les enfants devaient répondre. Cela avait été bien préparé par les enfants et leurs parents qui avaient reçu les questions et les réponses à la maison, mais j’ai été stupéfaite de constater à quel point les enfants avaient bien retenu la leçon et avaient une grande connaissance de JPII.

A la Chapelle Impériale de l’Hôpital Begin, le 30 mai dernier, l’aumônier Sandrine Calves avait organisé une après-midi de prière avec les reliques de JPI qu’elle avait pu faire venir. Après l’arrivée et la présentation des reliques, le père Simonet fit une petite conférence sur Jean-Paul II et Marie ; puis il y eut un merveilleux temps de méditation avec lecture de prières entrecoupées de chants ; récitation du chapelet ; adoration du Saint-Sacrement et pour conclure cette belle journée la messe concélébrée par Monseigneur Luc Ravel, Evêque aux Armées… 

 

Extrait de l’intervention de Christiane Vincent :

Il y a un an nous étions ici, dans cette paroisse, pour notre assemblée générale annuelle. Elle se déroulait dans l’amitié et le partage et rien ne pouvait laisser prévoir ce qui nous attendait. En juillet Jola nous quittait subitement avec sa discrétion habituelle puis quelques semaines après Jan, notre chef et pilier, faisait son infarctus cérébral. La suite vous la connaissez…

Pour nous son équipe déjà amputée d’un membre, le choc fut brutal et inattendu. Le travail de Jan et, en premier lieu, son cher bulletin nous « tombait dessus »  Rapidement et sans nous concerter, Edith, Didier et moi-même avons décidé de relever le défi. Même si Jan était hospitalisé, le prochain bulletin sortirait et sortirait en temps voulu.

C’était très présomptueux de notre part car, là encore, nous ne savions pas ce qui nous attendait. Personne d’entre nous tous ne s’imaginait le travail colossal fourni par Jan. Toujours disponible, il faisait avec sourire et disponibilité…

Nous avons donc planché et avons décidé tout naturellement de rester dans la ligne conductrice insufflée par Jan. Un thème pour chaque bulletin se rapportant à un événement du semestre en lien avec Jean-Paul II, des nouvelles des diverses manifestations organisées autour ou par la Fondation, les prochaines activités….

Ecrire des articles était une chose nouvelle pour nous tous mais finalement réalisable. Puis vint la relecture ingrate car au bout d’un moment les yeux se brouillaient et les fautes et erreurs disparaissaient de nos yeux. Enfin arrivât la mise en page et là je dois vous avouer qu’il nous a fallu l’aide de jeunes maitrisant bien l’informatique. Mon plus jeune fils s’y est mis avec un certain amusement. Tant mieux car pour moi tout était chinois. Il a fallu ensuite choisir les photos : amusant – mais les intégrer au texte – encore du chinois. Le bulletin prenait forme… ouf ! Mais ce n’était pas fini. En intégrant des photos certains mots pouvaient nous faire des caprices en disparaissant… Super !! Et puis nous avions trop de pages : 36 pages maxi car après le poids nous fait changer d’affranchissement… Alors on a repris les textes et essayé la compression tout en conservant la compréhension… Lecture et relecture jusqu’au moment où il a fallu aller chez l’imprimeur et travailler avec lui pour la dernière étape : retrouver les matrices des pages de garde car tout était dans l’ordinateur de Jan à l’entrée bien codée.

En décembre le bulletin est sorti. Il a appelé des remarques de certains, des compliments mais aussi des critiques.  Entre temps nous rendions visite à Jan et l’assurions de la bonne santé de son cher bulletin. A chaque fois je lui disais «  Le prochain tu seras avec nous » Nous savions que c’était utopique mais nous souhaitions l’intégrer à notre travail.

Début Janvier nous lui avons lu le bulletin et vous auriez bien ri comme nous de le voir gesticuler bras et jambes, applaudir et arriver à nous dire «  bu – le – tin »

Le prochain va sortir ce mois-ci. Nous aurions aimé que vous l’ayez pour aujourd’hui mais c’était sans compter sur ce mois de mai à trous où chacun de nous est pris par de multiples occupations qui doivent rentrer dans le calendrier capricieux.

Son thème, vous le verrez, est Jean-Paul II et la Vierge, une dévotion de tout instant. Nous sommes partis de la traversée de la France par la Vierge pèlerine de Czestochowa. Si le premier bulletin s’est articulé autour des 50 ans de Vatican II, le suivant tournera autour de l’année de la foi, donc Jean-Paul II et la foi.

Voilà tout ce que je peux vous dire sur le bulletin.

Un autre poste important de Jan est le site internet. Là encore c’est un gros travail que nous menons tant avec Bernard Davoust de Marseille, qu’avec le webmaster. Cela nous a demandé une importante étude du site pour appréhender la compréhension de son organisation, surtout que ni Edith ni Didier n’ont internet... Mais nous avons planché néanmoins tous les trois sur ce dossier. Les relations par mail avec les deux intervenants se passent bien et le site va s’alimenter régulièrement d’articles et photos. Il reprend les articles du bulletin mais souvent dans une forme plus intégrale…


le 30 mai 2013

Après-midi Jean-Paul II

Autour de reliques du Bienheureux Pape

A l’Hôpital militaire Begin

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reliq2A la Chapelle Impériale de l’hôpital Begin, le 30 mai dernier, l’aumônier Sandrine Calves, avait organisé une après-midi de prière autour de reliques de Jean-Paul II qu’elle avait pu faire venir. Contactés dans un premier temps puis invités par l’aumônier, on pouvait voir dans l’assemblée plusieurs membres de la Fondation Jean-Paul II dont la présidente Christiane Tomkiewicz et son mari Edmond, le président d’honneur Henri Rogowski, Bernard Davoust venu de Marseille, Hélène Jeanne, Edith Kalist, Didier Herondelle, Anna Wertynska, Dominique et Christiane Vincent.

Après l’arrivée et la présentation des reliques, le père Simonet fit une petite conférence sur Jean-Paul II et Marie.

reliq3Des temps de prières et de méditations ont été offerts à tous afin de profiter au mieux de cet événement spirituel exceptionnel.

Suivit ensuite une animation spirituelle où méditations et chants se répondaient permettant d’entrer dans une prière intérieure personnelle avant d’aborder le temps d’une prière mariale pour les personnes malades, les familles et le personnel de l’hôpital. Des chants accompagnés à la guitare soutenaient ces longs moments de méditation intérieure.

Enfin l’adoration eucharistique du Saint-Sacrement fut proposée avant la messe présidée par Monseigneur Luc Ravel, évêque du Diocèse aux Armées.

reliq4Prière à la Vierge

bénédiction des fidèles avec les reliques par le père Simonet

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Bienheureux Jean-Paul II, priez pour nous !

Photos Christiane Tomkiewicz


13 février 2013

Colloque à l’UNESCO "Jean-Paul II : une pensée actuelle pour l'homme, l'éducation et la culture"

Situé dans le sillage du discours de Jean-Paul II à l’UNESCO (2 juin 1980), un colloque a eu lieu à Paris, le 13 février 2013. Il s’est proposé de montrer la contribution de ce Pape à un humanisme intégral par l’éducation, les sciences et la culture. Organisé par la Mission d’Observation permanente du Saint-Siège auprès de l’UNESCO et par la Fondation Jean-Paul II, le colloque  a rassemblé environ 500 personnes dont deux cardinaux et près de 40 ambassadeurs auprès de l’UNESCO.

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Les participants au colloque ont été accueillis par Mgr Francesco Follo, observateur du Saint-Siège auprès de l'UNESCO, par le cardinal Stanislaw Rylko, Président de la Fondation Jean-Paul II et Président du Conseil pontifical pour les Laïcs, ainsi que par M. Hans d'Orville, Directeur adjoint de l'UNESCO. La session a été modérée par Krzysztof Zanussi, cinéaste polonais, qui a parlé de ses rencontres avec Jean-Paul II.

La première conférence sur l'actualité de l'enseignement de Jean-Paul II à propos de la culture et de son discours mémorable à l'UNESCO (2 juin 1980)  a été donnée par Mgr Francesco Follo. Il a noté que Jean-Paul II était sensible au phénomène du multiculturalisme, qui est la face du monde moderne et la dimension humaniste de la culture, devant servir au complet développement humain.

colloque unesco 2013 1Le professeur Fabrice Hadjadj, philosophe français et directeur de l'Institut Européen d'Etudes Anthropologiques "Philantropos" à Fribourg, en Suisse, a parlé de «l'importance et du rôle des valeurs de l'Évangile dans la culture d'aujourd'hui", soulignant que la crise de la culture contemporaine repose en grande partie sur le fait que la révolution industrielle et technologique signifie que la culture est devenue une force dirigée contre la nature, ce qui réduit la nature à la biologie. «La vérité de l'Incarnation du Fils de Dieu, qu’apporte l'Evangile, montre la valeur de la nature, et peut représenter un chemin vers la  transformation culturelle et la renaissance de l'humanisme" - dit le philosophe français.

Le professeur Thomas Hong-Soon Han, de l'Université de Hankuk à Séoul, en Corée du Sud, a prononcé un discours sur «la relation entre l'économie et le développement intégral de la personne humaine ». Il a souligné que, partant du principe personnaliste que l'économie est de servir l'homme et non l'inverse, il est clair que le développement intégral des individus et des peuples exige une réforme du système économique fondé sur la solidarité internationale, qui, en tenant compte des exigences de l'éthique, indique les conditions de santé de l'économie en renforçant le capital humain.

Le thème de «la jeunesse dans le labyrinthe de la culture moderne » a été présenté par le professeur Rossana Cruz Reguillo de l'Université jésuite de Guadalajara au Mexique. Elle a dit que les jeunes d'aujourd'hui ne constituent pas un groupe homogène, mais une communauté très diverse. Elle peut être divisée en plusieurs groupes de jeunes en fonction de leur adaptation aux exigences du monde du travail, aux normes sociales, ou en fonction des formes de protestation contre la société et de leur éloignement par rapport à la vie sociale et politique contemporaine. L'orateur a souligné que ce qui unit les jeunes, c'est leur méfiance à l'égard des institutions telles que l'État ou l'Église. Pour changer cela, il faut apprendre à connaître les processus culturels et sociaux qui affectent la jeunesse contemporaine.

Le Père Zdzislaw Kijas (OFM), théologien de l'Université pontificale Jean-Paul II à Cracovie, a parlé de la nécessité de la dimension transcendante dans le processus éducatif. En se basant uniquement sur l'intellect, nous ne sommes pas en mesure de forger un homme prêt à se sacrifier avec héroïsme et noblesse de comportement. Il est important - l'orateur l’a fait remarquer - que dans la vie de l'homme, en particulier dans le processus de l'éducation, il y ait une place pour Dieu. L'homme doit «laisser Dieu être Dieu », et ainsi il va se trouver lui-même. Ainsi, il fera mieux la différence fondamentale entre «être plus» et «avoir plus».

Sœur Geneviève Médevielle, professeur de théologie morale à l'Institut catholique de Paris, a pris la parole sur le thème de "la dignité des femmes dans l'enseignement de Jean-Paul II ». L'orateur a mis l'accent sur l'enseignement du Pape sur le «génie féminin » qui s'exprime dans le service de l'amour humain. Elle a souligné que faire connaître cet enseignement, enraciné dans l'Apocalypse, est particulièrement important dans la culture d'aujourd'hui, surtout parce que les droits et la dignité des femmes sont souvent compris de manière unilatérale.

colloque unesco 2013 2Clôturant le colloque, le cardinal André Vingt-Trois a fait référence au discours du Pape Jean-Paul II à l'UNESCO et aux conférences de l’après-midi. Il a formulé deux questions auxquelles ce colloque a tenté de répondre : Est-ce que la culture moderne, caractérisée par ses réalisations techniques, protège réellement la vision de l’homme comme d’un être unique dans le monde ? Pourquoi l'autonomie des réalités temporelles entraîne la sécularisation de l'humanisme qui exclut l'existence de Dieu et l'amour de Dieu dans la vie humaine ? Il a aussi noté que, compte tenu de la crise culturelle que nous vivons, une tâche importante des chrétiens d'aujourd'hui est de témoigner de la vision intégrale de l'homme que le Christ apporte.

Le colloque, qui s'est tenu le mercredi des Cendres, était une sorte de festin spirituel non seulement pour les catholiques, mais les gens de différentes croyances et de cultures différentes. Le pape Jean-Paul II avait compris le sens du débat sur les sujets importants liés à l'homme avec les aréopages d'aujourd'hui, et sans doute l'UNESCO en est un.  Cette rencontre était une bonne occasion d'examiner la question de la culture d'aujourd'hui du point de vue de l'Evangile, qui est caractérisée par l'amour et le souci de l'être humain comme l’a confirmé le bienheureux  pape Jean-Paul II.

[Source : Père  Andrzej Dobrzyński – Directeur du Centre de documentation et d’études de la Fondation Jean-Paul II – Rome]

Discours du Bienheureux Jean-Paul II à l’UNESCO (2 juin 1980)

Résumés des contributions au Colloque sur l’actualité de la pensée de Jean-Paul II (UNESCO – Paris – 13 février 2013)

Salutations du cardinal S. Rylko et conférence de Mgr F. Follo

Conférence du Pr  F. Hadjadj

Conférence du Pr  R.  Reguillo Cruz

Conférence du Pr Z.J. Kijas O.F.M.

Conférence du Pr G. Médevielle S.A.

 


28 Janvier 2013

Décès de Jan Konieczny, Secrétaire Général

 

Jan Konieczny - 1

 

JAN KONIECZNY

Secrétaire général du Cercle de Paris des amis de la Fondation Jean Paul II

(1946 – 2013)

 

Jan, notre cher JAN KONIECZNY n’est plus. Le 28 janvier 2013 au matin Jan est né au ciel, quittant cette terre où il a cheminé dans le bonheur et dans les épreuves tout au long de sa vie. Sa dernière étape fut certainement pour lui un long chemin de souffrance. Comme le Christ et avec le Christ il a vécu ce long et douloureux chemin de croix. Le 14 août 2012 il était victime d’un infarctus cérébral qui emprisonnait sa brillante pensée dans un corps inerte et sans répondant. Pendant cinq mois et demi il batailla courageusement pour récupérer peu à peu une mobilité de ses membres, un usage ânonnant de la parole, tentant par des gestes, et/ou à l’aide d’une ardoise de communiquer avec ses amis venus le voir. Durant cette période Jan aurait pu remporter, s’il existait, et haut la main, le « trophée du nombre des visites » ; tout le personnel hospitalier qui a œuvré auprès de lui peut en témoigner. Ses nombreux amis se relayaient, se retrouvaient ou se découvraient à son chevet, des notabilités polonaises aux plus humbles de ses connaissances ; tous l’aimaient et s’ingéniaient à l’aider d’une quelconque façon dans sa terrible lutte. Maintenant il a retrouvé son Dieu ; Jean-Paul II pour la Fondation duquel il a tant œuvré était, nous n’en doutons pas, présent pour l’accueillir à l’arrivée de son dernier voyage. Il nous laisse l’exemple d’un croyant, fidèle à sa foi, à ses convictions et à ses engagements. Son rire témoin de sa joie de vivre restera longtemps gravé dans nos mémoires. A Dieu Jan. Nous ne t’oublierons pas et poursuivrons ton œuvre. Maintenant que là-haut tu vis hors de notre temps terrestre, dans ce temps qui est à la fois passé, présent et futur, tu connais le moment exact de tes retrouvailles  avec chacun d’entre nous et tu en vis déjà. Ici bas nous te retrouverons grâce à cette si belle communion des Saints.

Aujourd’hui 4 février 2013, sa famille ses frères et sœur venus de Pologne et un grand nombre de ses amis se retrouvaient à l’église polonaise Notre-Dame de l’Assomption pour prier pour Jan et lui dire un dernier « A Dieu ». L’église était pleine et la chorale Gaude Mater Polonia, tant appréciée par Jan, sous la direction de Madame Ewa Lenartowicz, a interprété les beaux chants qu’il aimait.  La cérémonie fut belle et priante, à son image.

Jan Konieczny - 2Monseigneur Stanislas Jez présidait la cérémonie et concélébrait la messe avec le père Krystian Gawron vice-recteur, le père Waclaw Szubert, curé, le père Witold Urbanowicz son ami de longue date, le père Jozef Kuroczycki, aumônier du cercle de Vaudricourt dans le nord, le père Edwin Rzeszuto, secrétaire de la M.C.P, le père Piotr Szot, secrétaire de la M.C.P, le père Tomasz Sokol, rédacteur de l’hebdomadaire Glos Katolicki, le père Ryszard Gorcki, curé de la paroisse rue Legendre, le père Lukasz Skawinski, vicaire à Versailles et le père Adam Galikowski.

Plusieurs hommages lui ont été rendus mettant en exergue sa grande et belle personnalité. Ainsi, Monseigneur Stanislas Jez, recteur de la MCP et président d’honneur du Cercle de Paris, a lu ceux reçus du Père Krzysztof Wieliczko, administrateur de la Fondation à Rome, et de Monseigneur Stefan Wylezek, recteur de la MCP pour la Grande-Bretagne et ancien administrateur de la Fondation à Rome.

Docteur Christiane Tomkiewicz, Présidente du Cercle de Paris des Amis de la Fondation Jean-Paul II, a pris la parole pour témoigner des moments passés avec Jan, la vieille de sa mort, par quelques  membres du bureau accompagnés du Père Krzysztof Wieliczko.

Monsieur Czeslaw Noster, ancien vice-président de la Fédération de la Polonia de France, lui rendit hommage pour sa collaboration de secrétaire-général de la Fédération durant deux mandats.

Des personnalités et des représentants de différentes associations sont venus également lui dire un dernier adieu.

Du côté des autorités polonaises, les représentants de l’ambassade de Pologne à Paris : Madame la Consul général Agnieszka Kuczinska, Madame la Consul Magdalena Ryszkowska, le lieutenant colonel Roman Krolak, attaché militaire auprès de l’ambassade, ainsi que Monsieur Mikolaj Kwiatkowski ancien Consul général, témoignaient par leur présence de leur sympathie pour Jan.

Les représentants de différentes associations étaient venus, parmi lesquelles les membres du Cercle de Paris des Amis de la Fondation Jean Paul II avec la Présidente, Docteur Christiane Tomkiewicz, et Monsieur Henri Rogowski, membre du conseil d’administration à Rome pour l’Europe, le Président du Cercle de Vaudricourt des Amis de la Fondation Jean Paul II,  Monsieur Marian Baczkowski, le  président de l’association des anciens combattants polonais SPK pour la France, Monsieur Jean Kukuryka, et le vice-président, Monsieur Florian de Zaluski, Monsieur Czeslaw Noster, président des hommes catholiques d’Aulnay-Sous-Bois, Madame Barbara Plaszczynska, ancienne présidente de la Fédération  Polonia de France,  le Directeur de la librairie polonaise, Monsieur Tomasz Michalski et sa collaboratrice, Madame Kasia Maciejewska, les représentants de l’association APAJT auteurs et traducteurs, les représentants des anciens étudiants polonais  ainsi qu’un bon  nombre de représentants d’autres associations.

De nombreuses couronnes et gerbes de fleurs dont celles de la famille, de  Monsieur l’Ambassadeur de Pologne en France, de la Fondation Jean Paul II, de la société historique et littéraire polonaise, de la libraire polonaise, de la fédération Polonia, de la chorale ainsi que nombre de bouquets anonymes étaient déposés auprès de l’autel, témoignage de l’affection et du respect portés à Jan.

A la fin de la messe, le Père Szubert Curé de la paroisse lui a rendu un dernier hommage émouvant. Une haie d’honneur fut formée par tous les prêtres officiants lors de la sortie de son cercueil devant lequel marchaient Monsieur Jean-Marcel Caserio, portant la bannière de la fondation Jean Paul II, et Monsieur Daniel Brzakowski, vice-président du Cercle de Paris portant la photo de Jan avec le Saint père Benoît XVI, photo prise lors du voyage commémorant le 30ème anniversaire de la Fondation Jean-Paul II à Rome en octobre 2011 pendant l’audience avec le Saint Père dans la salle Clémentine au Vatican.

Puis un grand nombre de ses amis se sont rendus en autocar au cimetière de Montmorency où une dernière absoute a été prononcée par le Père Szubert, curé de l’église polonaise à Paris, avant que son cercueil ne soit descendu dans le caveau des Amis  la Mission Catholique  Polonaise.

Jan repose avec ses compatriotes, en terre française ; les deux pays chers à son cœur. Il est maintenant dans la paix et la joie éternelles. Ses yeux se sont ouverts sur la Lumière de son Dieu qu’il a tant aimé durant toute sa vie, qui a été sa force, son soutien et son consolateur.

 

Christiane Vincent


Janvier 2013

OPLATEK 2013

Cette année encore, Son Excellente Monsieur Tomasz Orlowski, Ambassadeur de Pologne à Paris, nous a ouvert ses portes et mis à notre disposition ses magnifiques salons, permettant ainsi à tous les membres du Cercle de France des Amis de la Fondation Jean-Paul II,  environ 200 personnes, de se réunir pour échanger les traditionnels vœux de la nouvelle année dans la plus pure tradition polonaise, en partageant l’Oplatek.

 

Nous avions la joie et l’honneur d’avoir cette année la présence de son Excellence l’Archevêque Jozef Kowalczyk, Métropolite de Gniezno, Primat de Pologne, notre invité d’honneur, du père Krzysztof Wieliczko, administrateur de la Fondation à Rome, de Madame Agniezka Kuczinska Consul Général de Pologne, Madame Magdalena Ryszkowska Consul de Pologne, du Comte et de la Comtesse Hubert d’Ornano, généreux donateurs de la Fondation, , de Monseigneur Stanislas Jez, Recteur de la Mission Catholique Polonaise en France, du Président de la Société Historique Littéraire Polonaise Monsieur Pierre Zaleski, ainsi que de nombreuses personnalités.

 

Tomasz OrlowskiL’Ambassadeur Monsieur Tomasz Orlowski prit la parole pour nous accueillir chaleureusement et nous assurer de sa joie et de son soutien à permettre à la Fondation Jean- Paul II de célébrer cette soirée du partage de l’Oplatek.

 

Christiane TomkiewiczPuis ce fut au tour du Docteur Christiane Tomkiewicz  Présidente de notre Cercle de remercier Monsieur l’Ambassadeur, d’accueillir le Primat, les invités ainsi que toute l’assemblée.  Elle fit rapidement un tour d’horizon de toutes les activités de notre cercle durant l’année 2012 et annonça les activités prochaines à savoir le colloque sur Jean-Paul II le 13 février 2013 à l’Unesco à Paris, la bénédiction du Centre Jean-Paul II « N’ayez pas peur ! » « Nie Lękajcie się ! » par Monseigneur Dziwisz en juin 2013 à Cracovie et  un voyage en septembre vers Cracovie et Zakopane. Elle évoque le départ subit de Jola Vidart, membre du bureau, en juillet dernier et mentionne le nom de nos membres douloureusement éprouvés par la maladie, Jan, notre Secrétaire Général, Henri Gautier, membre bienfaiteur, Jean-Pierre Gory et Bernard Yon.

 

Monseigneur Kowalczyk Monseigneur Kowalczyk prit ensuite la parole et nous parla avec enthousiasme et  émotion de la Fondation, de ces objectifs et de ses souhaits pour l’avenir. Il nous fit part de souvenirs et anecdotes sur ses rencontres durant les voyages qu’il fit avec le Saint Père Bien Aimé Jean-Paul II.

 

Le Père Krzysztof Wieliczko, administrateur de la Fondation Jean-Paul II à Rome remercia notre Cercle pour le travail effectué et la générosité de nos membres. Il nous demanda de poursuivre et de développer nos actions au sein de la Fondation.

 

Agnès Zborowska-CanceAprès ces discours, Agnès Zborowska-Cance, soprano dramatique, et Georges Bériachvili, pianiste, nous enchantèrent tant avec des airs de Pergolèse, Verdi et Offenbach qu’avec un nocturne et une valse de Chopin. Enfin la chorale Gaude Mater Polonia sous la direction d’Ewa Lenartowicz nous interpréta les fameux Chants de Noël polonais, les « Polskie Koledy ». Pour finir Agnès Zborowska-Cance unit sa voix à celles de la chorale pour interpréter le merveilleux « Adeste Fideles ». Des moments chaleureux et inoubliables pour tous.

 

Le Président Fondateur membre du conseil d’administration de la Fondation à Rome Henri Rogowski et la Présidente du Cercle Docteur Christiane Tomkiewicz remirent une plaque commémorative au Primat de Pologne Jozef Kowalczyk en souvenir de la rencontre avec le Cercle des Amis de la Fondation en France, et remirent une plaque commémorative à l’Ambassadeur de Pologne Monsieur Tomasz Orlowski en souvenir et  en remerciement  pour les soirées de « l’Oplatek »  dans les salons de l’Ambassade de Pologne à Paris.

 

OPLATEK-2013-5Des fleurs furent offertes à chaque artiste par les membres du bureau.

 

Enfin nous avons pu succomber au charme de cette merveilleuse tradition : le partage des Oplatek après qu’ils aient été bénis par l’ensemble de nos autorités religieuses présentes. Cet échange permet aux anciens de raviver leurs liens d’amitié, aux nouveaux de découvrir cette tradition et aux isolés de pouvoir sans difficulté participer et « entrer » dans cette joie du partage des vœux.

 

Puis nous avons tranquillement rejoint un salon où était dressé un magnifique et très alléchant buffet de mets typiquement polonais. Quelle joie tous les ans de pouvoir déguster ces si bonnes charcuteries polonaises, l’incomparable bigos, les fameux pierogi, le tout présentés avec le merveilleux savoir faire plein de charme, de couleur et de beauté spécifique aux décors des tables polonaises.

 

OPLATEK-2013-6

Cette soirée fut à l’image des précédentes un réel succès pour la joie et la satisfaction de tous.

 

Christiane Vincent-Méalin et Christiane Rogowski

Photos Claude Skrzypeck et Dominique Vincent


20 octobre 2012

Paris - Messe anniversaire de l'élection du Pape Jean-Paul II le 16 octobre 1978

16 Octobre 2012 : anniversaire de l’élection de Jean-Paul II

22 Octobre 2012 : fête du Bienheureux Jean-Paul II

En ce samedi 20 Octobre, fidèlement, comme chaque année, le Cercle des Amis de la Fondation Jean-Paul II a fêté l’élection au trône pontifical de son bienheureux Pape. Chacun se souvient encore du jour si mémorable du 16 octobre où le monde entier apprenait la nouvelle. Un hommage plein de ferveur a été rendu lors d’une messe célébrée à cette intention à l’Eglise polonaise de la rue Saint Honoré, actuellement en travaux de rénovation et d’embellissement, par le Père Szubert, curé de la paroisse devant une assistance nombreuse et recueillie, en présence de son président d’honneur, M. Henri Rogowski et de son épouse, de Mme la présidente Christiane Tomkiewicz et de son époux, ainsi que de beaucoup de membres de la fondation, messe suivie également par de nombreux fidèles.

Nous avons tout particulièrement prié pour nos membres décédés ou souffrants. Un hommage fut rendu avec beaucoup de justesse et de sensibilité par le Père Szubert en ce qui concerne la création par Jean-Paul II de cette fondation et qui s’étend au monde entier. Pour clôturer la messe, nous avons tous unis nos voix à l’unisson pour nous tourner vers la Vierge avec le très beau chant « Czarna Madona » puis « Barka », le chant préféré de Jean-Paul II.

Messe anniversaireNous sommes tous particulièrement reconnaissants au Comte et à la Comtesse Hubert d’Ornano qui financent généreusement, par le biais de la fondation Sisley, une grande partie des travaux de restauration de la coupole de l’église.

A l’issue de cette belle cérémonie, une gerbe a été déposée devant le buste de notre bien aimé pape qui honore l’entrée de l’église.

Après cet intense moment d’émotion, les membres de la fondation se sont retrouvés autour d’un délicieux buffet servi dans une salle paroissiale. Là dans une ambiance amicale et détendue, chacun pût échanger avec plaisir ses divers  points de vue et idées afin que puisse perdurer non seulement le devoir de mémoire du bienheureux Jean-Paul II mais aussi et surtout continuer sans cesse à donner des fruits à ses justes enseignements. Au cours de ce moment de joie, nous avons eu le privilège d’avoir la visite du Père Szubert, venu partager ce grand moment d’amitié. Sa présence a touché bon nombre d’entre nous.

Didier Herondelle


Septembre 2012

Pologne-Ukraine - Voyage des membres du Cercle de Paris

Par une belle matinée de septembre nous étions une trentaine à nous retrouver à l’aéroport de Roissy en vue de nous envoler pour Cracovie, et LVIV, sur invitation de Mgr Mokrzecki, second secrétaire particulier de Jean-Paul II durant les sept dernières années, puis de Benoît XVI durant les deux premières années de son pontificat.

Ce périple organisé avec compétence et efficacité par notre responsable des voyages, Florian de Zaluski nous a permis de découvrir cette contrée sud-est, la moins peuplée de Pologne, la plus sauvage, mais néanmoins touristique. À Sanok, le plus grand parc ethnographique de Pologne nous permis de découvrir des constructions de différents groupes ethniques vivant dans la région frontalière polono-ukrainienne.

Voyage 2012 - photo1

Découverte de villes pleines de charme avec un riche patrimoine artistique comme Przemysl, fortifiée de deux ceintures de murailles, et ayant fait partie de l’Empire Austro-Hongrois ; ou Tarnow qui a conservé son ordonnance urbanistique médiévale, et possède une splendide cathédrale de la Nativité-de-la-Vierge Marie, un hôtel de ville gothique et renaissance érigé au milieu de la place du Marché entourée de vieilles maisons bourgeoises, et les restes d’une synagogue du XVIIIè siècle

Voyage 2012 - photo2Cette région est également riche de magnifiques châteaux comme celui de Krasiczyn, entouré un parc superbe et l’histoire nous a été contée au cours d’une sympathique visite nocturne. Mais surtout celui de Lancut, ancien château fort transformé en une splendide résidence au XVIIème siècle grâce à la famille Lubomirski. La princesse Isabella y a fait beaucoup de transformations et au décès de son mari a donné le château à ses petits-enfants Potocki. Après la guerre le château a été pris par l’Etat qui l’a rapidement ouvert en musée. Il appartient aux châteaux les plus importants et les plus beaux de Pologne.

Voyage 2012 - photo3Notre périple nous a permis également de visiter une verrerie à Krosno, admirant le travail de tous ces ouvriers dont les gestes précis faisaient penser à un ballet superbement et magistralement orchestré. Nous étions tous subjugués et admiratifs. Puis Pologne oblige, le musée unique de la vodka Polmos nous a ouvert ses portes pour une intéressante visite suivie d’une dégustation très appréciée de tous. À la sortie nous avons, bien entendu, été nous approvisionner de quelques bouteilles avec comme grand et unique souci celui de les intégrer dans nos valises sans dépasser le poids maximum autorisé à l’aéroport!

Enfin alpha et oméga de notre voyage les villes de Cracovie, où nous avons atterri et d’où nous sommes rentrés en France, et Lviv, toutes les deux inscrites au patrimoine de l’Unesco et parfois même comparées.

Voyage 2012 - photo4Le plus ancien écrit sur Cracovie remonte au 11ème siècle où le roi Boleslaw choisit l’endroit comme siège. En 1320 Wladislaw 1er a été le premier roi couronné dans la cathédrale du Wavel. Puis Casimir le Grand fonde l'université et fait de Cracovie la capitale étudiante de la Pologne ; il crée également la ville de Kazimierz qui deviendra la ville juive à partir de 1495, Grand constructeur, on dit que Casimir le Grand a trouvé la Pologne en bois et l’a laissée en pierre. On dit également qu’il aurait eu 70 maîtresses et construit 70 châteaux!... Avec la dynastie des Jagellon, la ville s’est beaucoup développée et par les guerres, les alliances et les successions, Cracovie devient capitale, sous Ladislas Jagellon III, d'un royaume englobant la Pologne, la Lituanie, la Bohème, et la Hongrie. C'est l'âge d'or de Cracovie, qui culminera en 1490, sous le règne de Casimir IV, débuté en 1447. En 1609 le roi Sigismund III déplace la capitale du royaume à Varsovie. Cracovie restera pourtant capitale "traditionnelle" puisque le sacre et l'enterrement des rois y seront toujours célébrés. Cracovie a été plusieurs fois occupée : russes, suédois, prussiens, autrichiens qui ont beaucoup détruit et reconstruit des bâtiments en brique. Enfin le 11 novembre 1918 Cracovie est libérée ; beaucoup de choses ont été cachées en particulier au Canada mais beaucoup ont été volées.

Cracovie est souvent surnommée la petite Florence  en hommage à son très riche patrimoine artistique. Nous avons ainsi visité son château royal du Wavel, panthéon des rois polonais et où ont été enterrés le président Kaczynski et son épouse, sa superbe place du Marché, le Rynek Glowny, sa magnifique halle aux draps, son beffroi, sa petite église St Adalbert et sa cathédrale Notre-Dame, Kosciol Mariacki dotée d’une remarquable chapelle renaissance et d’un très beau retable.

Nous avons également pu découvrir, en proche banlieue, Nowa-Huta, ville stalinienne construite sans église, avec de très larges avenues qui permettaient aux chars russes de manœuvrer. Le choix de Nowa-Huta a été murement réfléchi par les autorités avec la volonté de détruire l’âme polonaise. La ville pouvait abriter 200 000 habitants et l’usine, la plus grande de toute l’Europe, existe toujours : Arcelor Sacilor. La construction de la ville n’est pas terminée, elle s’est arrêtée à la mort de Staline.

Voyage 2012 - photo5En 1967, Karol Wojtyla devenu évêque de Cracovie, de nombreuses lettres de protestation demandant l’autorisation de construire l’Église ont été envoyées. Le Cardinal Wojtyla est venu  plusieurs fois célébrer une messe sur le terrain vague, «occupant» ainsi les lieux. Lorsque l’accord a été provenant de Saint Pierre pour «occuper » définitivement les lieux. Peu à peu l’église a été édifiée. Cela a demandé dix ans ; elle peut contenir 6 000 personnes. Pour ce faire, des milliers de cailloux provenant des montagnes de Carpates, ont été amenés par les Polonais. À l’intérieur tout est symbole : sept  portes d’entrée pour les sept sacrements ; les sept marches conduisant à l’autel symbolisant les sept dons du Saint-Esprit ; un magnifique chemin de croix, peint sur un grand pan de mur, dans lequel ont été reprises des scènes de la vie polonaise ; dans le  tabernacle est inclus un fragment provenant de la lune rapporté par Apollo XI enfin un magnifique Christ crucifié, sans croix, avec cette phrase «d’une Vie à l’autre ». À l’extérieur une statue de Jean-Paul II et un carillon de huit cloches (le chiffre de la Vierge) sonne des chants à Marie. La visite de cette église si liée à la personne de Jean-Paul II nous a tous beaucoup impressionnés.

Voyage 2012 - photo6Nous avons également visité l’église de la Divine Miséricorde et le chantier du Centre Jean-Paul II « N’ayez pas peur»  souhaité et créé par le Cardinal Dziwisz et où a été transférée, du Vatican après la béatification, la pierre tombale de Jean-Paul II devant laquelle tant de personnes sont s’incliner, se recueillir, prier, voire la baiser. Ces deux hauts lieux de prière, liés très fortement à la personne de Jean-Paul II sont voisins et seront reliés dans un  avenir proche.

Enfin nous avons découvert Lviv, Capitale de la Galicie-Volhynie, la province de l'extrême Ouest de l'Ukraine, Lviv entre dans l'Histoire après le déclin de la Rus-Kiévenne. Si la ville sût résister aux Mongols ou aux Tatars, elle a été dès le XIVe  sous l'influence et la domination des Polonais. Casimir le Grand l’a beaucoup développée. En 1772 elle a été intégrée à l'Empire Austro-Hongrois, puis à l'Union Soviétique à la fin de la seconde guerre mondiale. Durant cette dernière, alors que Cracovie était le siège du gouvernement allemand, Lviv était terrain du gouvernement allemand et n’a pas été trop touchée. Depuis l'indépendance, Lviv reste le bastion des nationalistes Ukrainiens, lesquels jouèrent un rôle décisif dans la Révolution Orange de 2004.

Voyage 2012 - photo7L'histoire de Lviv est donc très riche. Le centre de la ville classé au patrimoine mondial de l'Unesco reste concentré sur les alentours de la superbe avenue Svobody qui conduit à un magnifique théâtre, l'opéra Ivan Franko ainsi que l’ancienne place du marché, avec au milieu l'Hôtel de ville, et autour, des bâtiments datant du XVIe siècle dont l’un d’entre eux abrite le musée historique de Lviv où nous pu admirer de splendides icônes.

En empruntant les petites rues adjacentes, on croise de nombreuses églises dont la cathédrale Arménienne, l'église dominicaine, l'église de l'Assomption, la Chapelle Boyim, et la cathédrale catholique.

Lviv est un des centres de la vie religieuse de l’Ukraine. Son histoire mouvementée avec la lutte entre l’influence catholique et orthodoxe puis avec la fermeture de la plupart des monastères dans la période communiste, explique les changements d’attribution des bâtiments des monastères. Certains sont toujours en activité, d’autres ont été transformés, et utilisés soit par l’Institut polytechnique soit comme entrepôt, soit attribué au ministère de l’intérieur, ou d’autres utilisations encore.

Voyage 2012 - photo8Ces deux villes ont chacune un quartier juif Kazimierz encore imprégné de la présence de ses habitants, avec  synagogues et cimetières juifs, que nous avons découvert lors de nos cheminements le long des rues.

Ces deux villes nous ont réservé chacune une rencontre exceptionnelle avec les secrétaires particuliers du pape Jean-Paul II.

Cracovie dont il a été l’Archevêque puis le Cardinal avant de devenir Pape, et dont le siège archiépiscopal est maintenant occupé par le Cardinal Stanislas Dziwisz, son premier secrétaire particulier. Celui-ci nous a reçus dans la belle pièce à la fenêtre de laquelle Jean-Paul II apparaissait à la foule rassemblée dans la rue et l’appelant lors de ses séjours à Cracovie. Cette fenêtre située au dessus du porche d’entrée est maintenant condamnée, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, par la photo de Jean-Paul II déroulée à Rome lors de sa béatification.

Voyage 2012 - photo9Dans son allocution Monseigneur Dziwisz nous a parlé du Centre Jean-Paul II actuellement en construction et qu’il bénira solennellement le 23 Juin 2013, invitant ceux et celles qui le désireraient à s’y rendre au printemps prochain. Après nous avoir donné sa bénédiction, il nous a invités à  nous rendre dans sa chapelle, donnant au passage à chacun de nous une image-souvenir. Là, nous avons prié à toutes les intentions de la Fondation en y associant particulièrement Jola Vidart, Jan Konieczny, Henri Gautier et Jacqueline Caserio.

Voyage 2012 - photo10L’archidiocèse de Lviv est un archidiocèse métropolite de rite latin. Ce diocèse a été érigé le 28 août 1412 par le pape Grégoire XII, suite au transfert du siège primatial de Galich à Lviv. C’est à l’occasion du 600ème anniversaire de ce transfert qui a donné lieu à de grandes manifestations, que Mgr Mieczyslaw Mokrzycki nous avait invités. Monseigneur Mokrzecki, a célébré une messe dans sa cathédrale aux intentions de la Fondation. Pour cette messe Jan-Roman Potocki, nous avait rejoints. Empêchée de nous retrouver à Lviv, comme elle le désirait, la Comtesse Hubert d’Ornano, avait demandé à son neveu travaillant à Varsovie, de la représenter dans les diverses manifestations organisées par l’Archevêque. Ainsi après avoir assisté à la messe, nous nous sommes tous retrouvés pour un dîner au Centre des Séminaristes. Enfin le lendemain matin Monseigneur Mokrzecki nous a ouvert les portes de son palais, rendu récemment par les autorités gouvernementales, et en cours de rénovation. Cette restauration est financée en partie par la générosité de la Comtesse Isabelle d’Ornano.

Christiane Méalin


Août 2012

Des nouvelles douloureuses

aout 2012 - 1Qui ne connaît pas à la Fondation notre ami Jan KONIECZNY tant son dévouement y est important. En août dernier il a été victime d’un infarctus cérébral. Depuis il est hospitalisé et son rétablissement demandera beaucoup de temps. Grâce à une rééducation, il reprend petit à petit l’usage de ses membres. Atteint d’aphasie mais ayant gardé toute sa tête, il suit avec intérêt le travail de son équipe pour continuer la rédaction de son cher bulletin. Nous l’assurons de toute notre profonde sympathie et de nos prières pour qu’il puisse dans un temps futur reprendre sa place auprès de nous.

 

aout 2012 - 2De son côté Henri GAUTIER, membre actif du Cercle et généraux donateur, a fait un AVC. Rentré chez lui, il fait lui aussi l’objet d’une longue rééducation. Qu’il trouve ici, ainsi que son épouse Arlette l’assurance de notre profonde affection et de nos prières pour son rétablissement.

 

aout 2012 - 3Le 7 Août Jolanta VIDART nous quittait subitement. Membre du conseil d’administration elle était notre amie depuis de très longues années. Jamais son amitié et son intérêt pour la Fondation n’ont fait défaut. Sa participation au conseil d’administration s’est traduite par sa présence active où elle rayonnait de son sourire et de sa douceur, ayant toujours un mot plein de chaleur et d’amitié pour chacun. Grande admiratrice de Jean-Paul II, elle ne manquait aucune manifestation que le Cercle d’Ile de France ou la Fondation de Rome organisait. Elle nous était proche, nous lui restons proches par la pensée et la prière, irremplaçable témoignage de notre reconnaissance. Que son époux, François, soit assuré de notre très profonde sympathie.


Juin 2012

Rencontre à Stella Plage et visite à Vaudricourt de la statue de Jean-Paul II

Vaudricourt 1Le 24 juin dernier, le Cercle des Amis de la Fondation Jean-Paul II de Vaudricourt organisait une rencontre fraternelle des deux Cercles des Amis de la Fondation Jean-Paul II existant en France, celui du Nord et celui de Paris. Le Père Krzysztof Wieliczko, Administrateur de la Fondation au Vatican, était venu spécialement de Rome à cette occasion.

Une messe a été concélébrée par les Pères Krzysztof Wieliczko et Jozef Kuroczycki, aumônier du Cercle du Nord. Y assistait une foule nombreuse, ainsi qu’une délégation du cercle de Paris qui auparavant était lié au Cercle de Vaudricourt de 1989 à 2002 : Henri et Christiane Rogowski, Edmond et Christiane Tomkiewicz.

L’homélie du Père Krzysztof Wieliczko rappelait le rôle du chrétien de témoigner de sa foi et de son engagement, de montrer au monde la Personne du Christ.

La messe embellie par les chants, s’est terminée par un émouvant Magnificat merveilleusement chanté par Lucy Dite.

Vaudricourt 2Après la messe, dans la salle de conférence, le Père Krzysztof Wieliczko a présenté les activités de la Fondation qui continue à se développer dans le monde entier : « l’Eglise grandit même là où l’on ne s’y attendait pas. » Jan Konieczny a assuré une fois de plus la traduction en français de l’intervention du Père Krzysztof Wieliczko.

Le Père Krzysztof Wieliczko nous a rappelé que chaque jeudi matin devant la tombe de Jean-Paul II, une messe est célébrée à l’intention de tous les Amis de la Fondation.

L’apéritif et le repas qui ont suivi, ont clôturé cette sympathique et constructive rencontre, qui se renouvellera à d’autres occasions, nous l’espérons.

Nous profitons de cette occasion pour remercier nos amis du Nord pour leur accueil toujours très amical, et pour cette très sympathique journée qu’ils nous ont donné l’occasion de vivre.


12 mai 2012

Assemblée générale du cercle de France des amis de la fondation Jean-Paul II

Le 12 mai 2012, dans les locaux de la paroisse Ste Geneviève, chez Mgr Jozef Musial qui nous accueille toujours très chaleureusement, s’est tenue l’Assemblée Générale de notre Cercle. La réunion a été ouverte par la présidente, Christiane Tomkiewicz qui nous a présenté  le rapport d’activité de l’année passée, riche en événements : le voyage à Rome pour le 30ème anniversaire de la fondation où chacun a pu retrouver non seulement la ville éternelle mais des membres venus du monde entier. Puis après ces trois jours, certains de nous sont partis à la découverte de l’Ombrie et de la Toscane

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En janvier cette année encore, le temps fort de notre association a été la traditionnelle Oplatek dans les magnifiques salons de l’Ambassade de Pologne, qui nous permet de nous retrouver pour un concert puis autour d’un buffet toujours très apprécié.

Après cet exposé très intéressant, Christiane Rogowski nous a présenté avec une grande précision le rapport financier qui a obtenu le quitus.

Puis, après avoir assisté à la messe et vu un film sur Jean-Paul II, nous nous sommes dirigés vers un buffet  polonais qui a permis à tous non seulement de déguster ces mets mais également de renforcer nos liens d’amitié.

AG 2012 - 2

 


29 Janvier 2012

Soirée "Oplatek" à l'Ambassade de Pologne

Comme l'année passée, la Fondation Jean-Paul II a invité, ses membres à partager l'Oplatek, dans le magnifique cadre de l'Ambassade de Pologne à Paris. Le pain azyme, après avoir été béni par le Père Krzysztof Wieliczko, le nouvel administrateur de la Fondation à Rome, est partagé, sans autre distinction ou préambule que l'adresse de chacun à chacun d'un souhait sincère de bonne et sainte année. Pourtant la cérémonie elle-même, si bien connue de tous les Polonais, reçoit un supplément de célébration par le lieu, la réception et le buffet dinatoire polonais qui clôt si chaleureusement la rencontre.

Oplatek 2012L'ambassade de Pologne fut l'Hôtel de la Princesse de Monaco et ce nom lui est toujours attaché, montrant encore par ce trait, le soin que prend la Pologne de respecter le passé heureux de la France...

Puis Madame Christiane Tomkiewicz, membre du Conseil d'Administration de la Fondation à Rome, de retour de la dernière réunion, explique qu'après les trente premières années, il est envisagé maintenant de donner de nouvelles bases à la Fondation pour aborder le futur. Lors de la célébration du trentième anniversaire, 750 personnes furent à la messe d'action de grâce célébrée en la basilique saint Pierre et dans la magnifique salle Clémentine, à l'audience avec le Pape Benoît XVI. Mme Christiane Tomkiewicz énonce ensuite les projets pour 2012 dont le plus important sera le voyage à l'automne, de dix jours en Pologne.

Le Père Krzysztof Wieliczko est invité à prendre la parole ensuite. Il s'exprime en polonais, ce qui, pour nous, demande une traduction. Le traducteur, M. Jan Konieczny a fait un résumé de l'essentiel. Dans son discours, le Père Krzysztof Wieliczko manifeste une très grande joie de ce que Jean-Paul II ait été déclaré bienheureux car la Fondation (et tous ceux qui l'invoqueront) a dorénavant un puissant intercesseur au ciel. Il remercie très vivement les membres qui ont pris une part active dans la Fondation et invite chacun à prier pour la paix.

Puis les artistes invités, sont introduits par M. Jan Konieczny. Au violon, M. Arnauld Kaminski et au piano, M. Mathis Zielinsky interprètent une sonate de César Franck, le grand organiste de l'Eglise Sainte Clotilde, sise à quelques encablures seulement de ce salon de musique. Les quatre mouvements de cette œuvre peu connue, sont très contrastés, le troisième surtout qui semble contenir des difficultés extrêmes d'interprétation au violon et que M. Kaminski a parfaitement maîtrisées, faisant toujours apparaître la passion contenue dans cette grande musique tout en lui conservant une structure rigoureuse. En retour des applaudissements du public, les deux artistes interprétèrent la méditation de Thaïs de Jules Massenet. Une fort belle musique française, très nettement de son époque, où s'expriment des sentiments subtils de grâce délicate.

En introduisant M. Wojtek Smilek, voix de basse déjà tant appréciée l'année passée, M. Jan Konieczny a dit: "La musique est extraordinaire. Mais surtout, comme le disait Jean-Paul II, c'est que l'homme veuille bien en faire. En effet, les Noëls polonais qui vont vous être interprétés par M. Smilek et qui sont les meilleurs (de tous) "parlent à Dieu avec nos propres mots. C'est bien là le plus extraordinaire".

M. Smilek chante avec une expression de joie manifeste. I1 donne à son interprétation un dynamisme si fort que beaucoup de personnes dans l'assistance, tellement heureuses d'entendre chanter dans leur langue les mélodies de leur enfance, se sont mises à prendre une part directe dans l'interprétation. La langue des paroles procure des intonations que M. Smilek souligne dans son chant, en regardant son public, parfois d'un air amusé, au dessus de ses lunettes.

Tous ensemble, un couplet en Polonais, un autre en Français, il a fait chanter à la salle "Douce Nuit". Des applaudissements chaleureux ont voulu le remercier de son art et de sa très grande simplicité. Monsieur l'Ambassadeur a, lui aussi, bien remarqué que la Fondation Jean-Paul II unit aussi bien les Polonais que les Français et qu'elle les unit entre eux.

Puis le dîner, un somptueux buffet, a permis à tous de se rencontrer sans autre contrainte. Il est sans doute superflu d'en décrire les mets polonais qui surprennent si agréablement, car chaque année, c'est un plaisir qui se renouvelle, tout simplement.

Bernard Yon


Octobre 2011

Rome - célébration du 30e anniversaire de la Fondation Jean-Paul II

 

Récit du voyage de membres du Cercle en Italie (Octobre 2011)

Après notre voyage, en mai 2011, à l’occasion de la béatification de notre pape bien-aimé Jean-Paul II, nous avons refait ce voyage pour fêter le 30e anniversaire de la Fondation créée par cet homme d’exception. Tout se présentait sous d’excellents auspices ce vendredi 21 octobre 2011, mais, ce jour-là,  nous avons vécu quelques péripéties : un sac oublié, une valise qui n’a pas quitté l’aéroport parisien, quelqu’un qui s’est attardé à la librairie et qu’on a failli oublier... Et puis, tout est rentré dans l’ordre.

Sous un beau soleil romain, nous sommes allés visiter la Basilique Saint-Paul Hors-les-Murs avec ses magnifiques mosaïques, puis la basilique Sainte-Marie Majeure, l’une des plus belles basiliques romaines. Nous avons continué par la visite de la Villa Borghèse. Quel  ravissement pour nos yeux et quel enchantement ! C’est un des plus beaux musées du monde qui abrite une magnifique collection de peintures et de sculptures. Y sont exposés les chefs-d’œuvre de Bernin, Bellini, David, Titien, Caravage..., une collection à couper le souffle et à  revoir. Un coup d’œil sur les jardins, quelques pas dans le parc pour rejoindre notre autocar. En route pour l’hôtel Beethoven.

Basilique Saint-Paul Hors-les-Murs

La Basilique Saint-Paul Hors-les-Murs

 

La Villa Borghèse
La Villa Borghèse

 

Le David de Bernini

Le David de Bernini

 

Le lendemain, samedi, tous les Cercles du monde de la Fondation Jean-Paul II étaient réunis à la basilique Saint-Pierre de Rome pour assister à la messe présidée par le cardinal Stanislas Dziwisz (ancien secrétaire de Jean-Paul II) et concélébrée par plusieurs dizaines de prêtres devant le grand autel, à la mémoire de notre bien-aimé pape. La préparation pénitentielle, les offrandes, les lectures..., des temps forts de la messe que nous avons vécus avec la plus grande émotion, d’autant que certains d’entre nous ont lu des lectures dans ce lieu symbolique de l’unité chrétienne... Ce sont des moments privilégiés que nous avons reçus et dont nous nous sommes imprégnés. Le cardinal polonais a souligné, dans son homélie, le rôle particulier de la Fondation et a rendu un hommage appuyé à Celui qu’il a accompagné dans les années de son pontificat. Il a, en particulier, prononcé les paroles suivantes :

 « Chers frères et sœurs, nous avons reçu un grand don en la personne de Jean-Paul II, dans son enseignement et dans sa sainteté. Nous devrions vivre ce don et en puiser la force pour relever les nouveaux défis qui restent devant nous. C’est notre privilège et notre devoir de préserver l’héritage du bienheureux Pape pour pouvoir le transmettre aux générations futures. La Fondation Jean-Paul II, instituée il y a trente ans, s’inspire de cette noble intention. Ce fut une décision providentielle qui a porté des fruits abondants et qui les porte toujours. La Fondation propage l’enseignement de son Patron, promeut son patrimoine, contribue d’une manière importante à notre culture, à la réflexion théologique, au style de vie de l’Église, à la profondeur de l’œuvre d’évangélisation. Depuis le début, la Fondation soutient aussi des élèves pauvres mais talentueux provenant des pays de l’Est. De cette manière, elle fait des investissements à long terme, en aidant des jeunes, dans leur formation intellectuelle et spirituelle.

Aujourd’hui, nous remercions Dieu pour toutes les réussites de la Fondation au cours de ces trois dernières décennies. Merci à tous ses employés, membres et amis, donateurs et bienfaiteurs qui soutiennent son travail. Je suis convaincu que Jean-Paul II vous bénit tous du ciel et vous encourage au travail persévérant et à la générosité».

Après la messe, nous avons pu nous recueillir devant la tombe du bienheureux Jean-Paul II, située depuis sa béatification, dans la basilique tout près de la Piéta de Michel-Ange. Là aussi, ce fut un moment d’émotion intense, doublé de la découverte, pour nous tous, du nouvel emplacement de son tombeau. Ensuite, le père Krzystof Wieliczko, administrateur de la Fondation à Rome, nous a offert la possibilité de visiter les jardins du Vatican. Quelle joie de les découvrir et de s’y promener, d’en vivre le calme et la sérénité, de percevoir, peut-être, ce que pouvait ressentir Jean-Paul II lorsqu’il venait s’y promener, y méditer et se recueillir le long de ces mêmes allées qu’arpente maintenant le pape Benoît XVI.

 

Notre groupe d’amis de France de la Fondation Jean-Paul II dans les jardins du Vatican

Notre groupe d’amis de France de la Fondation Jean-Paul II dans les jardins du Vatican

 

En fin d’après-midi, tous les Cercles étaient invités à la Maison Jean-Paul II située via Cassia. Après une célébration liturgique présidée par le cardinal Stanislas Rylko, président du conseil d’administration de la Fondation Jean-Paul II, en présence du cardinal Stanislas Dziwisz, de l’archevêque Jozef Kowalczky, primat de Pologne, du cardinal Joseph Glemp, ancien primat de Pologne, de l’archevêque Szczepan Wesoly, de Mgr Stefan Wylezek et du père Krzystof Wieliczko, le IXe tableau des bienfaiteurs et généreux donateurs a été dévoilé et béni. En soirée, dans les jardins, nous avons dîné (les mets préparés par les sœurs étaient délicieux) et assisté à un beau programme de chants et de danses interprétés par des jeunes de New-York dans un répertoire polonais de la région de Cracovie et de Rzeszow.

 

Mgr Stanislas Dziwisz et les danseurs

Mgr Stanislas Dziwisz et les danseurs

 

Dimanche matin, nous avons fait un tour de Rome avec un guide, avec une partie panoramique et une promenade autour du Colisée et dans la Rome baroque. Puis, une messe a été célébrée par le primat de Pologne Mgr Jozef Kowalczyk à l’église du Saint-Esprit. La prière commune des délégations de tous les Cercles de la Fondation, venant d’une vingtaine de pays, témoignait de l’extraordinaire universalité et vivacité de la pensée de Jean-Paul II.

 

 Mgr Stanislas Rylko

le Primat de Pologne Mgr Joseph Kowalczyk

 

Le soir, nous avons tous été invités au restaurant Giannicolo, puis à l’église Chiesa Nuova pour y assister à un magnifique concert donné en hommage au bienheureux Jean-Paul II : piano, chanteurs, orchestre ont interprété des œuvres de Bach, Gounod, Mozart, Liszt ou encore de Vivaldi... Ce fut une journée bien remplie, préparée merveilleusement par notre administrateur, le père Krzysztof Wieliczko et sa secrétaire Anna.

Lundi matin, très tôt, nous partons au Vatican pour assister à une audience privée du Saint-Père le pape Benoît XVI qui nous reçoit dans la salle Clémentine. Quelle émotion que découvrir cette magnifique salle si proche des appartements pontificaux et de savoir que le corps de Jean-Paul y a reposé avant de descendre l’escalier que nous venons d’emprunter ! Le pape Benoît XVI nous est apparu fatigué, mais souriant. Encore un moment émouvant lorsque celui-ci a rendu hommage à son prédécesseur en termes très élogieux et a rappelé les grands traits de la Fondation. L’audience s’est terminée par sa bénédiction et des chants polonais interprétés par des enfants.

 

 Benoît XVI

 

Ce long week-end nous a paru bien court tant il fut chargé d’émotions. Nous y avons redécouvert le bilan des actions de la Fondation et ses réalisations. Le Saint-Père Benoît XVI a lui bien insisté sur l’essentiel : être tourné vers l’avenir, ne jamais s’arrêter en chemin et cultiver l’enseignement du bienheureux Jean-Paul II.

 

Liliane Brzakowski


 

Octobre 2011

Italie du nord - Voyage

Le voyage à Assise

Le 24 octobre, à Rome, après avoir pris un dernier repas tous ensemble, deux cars nous attendaient. Pendant que nos amis se rendaient à l’aéroport pour rentrer à Paris, dix-sept d’entre nous partaient vers un périple en Italie du Nord. Nous faisons connaissance avec notre guide, femme sympathique et très causante, ce qui a été très agréable tout au long de ces quatre jours de découverte. Quittant Rome et ses embouteillages, nous roulons vers Assise en traversant la région de l’Ombrie surnommée «le cœur verdoyant de l’Italie». Elle nous offre des paysages d’une douceur souveraine, souvent représentés par le Pérugin et son élève, le jeune Raphaël, avec des camaïeux de vert et d’ocre, la douceur de leurs collines et vallons, semés de moutons placides et d’oliviers, dominés par des cités forteresses, sentinelles de pierre sur leurs pitons rocheux. L’Ombrie, c’est Assise et François ; sans oublier des villes où il a laissé certains souvenirs : Spolète où il fonda son monastère ; Gubbio, non loin de laquelle il apprivoisa son «frère loup».

C’est en fin d’après-midi que nous arrivons à notre hôtel dans des bâtiments créés à l’origine par le Frère fondateur des Oblats et Oblates de Saint François de Sales. Par la fenêtre, nous apercevons la basilique illuminée se détachant sur les couleurs du ciel couchant, avec des silhouettes de pins et de cyprès, le carillon des cloches suivi d’un silence profond.  Maintenant c’est la nuit noire et l’on se jure de revoir le film de Zeffirelli qui disait si bien la grande aventure de François, fratello Sole et de sa sœur Claire, sorella Luna. Petit arpent du Bon Dieu, l’Ombrie est un clair de terre, une leçon d’éternité. Le soir, après le dîner, nous sortons quelques-uns avec notre guide pour monter vers la basilique illuminée. Nous empruntons le Camino della luce fait de briques avec des noms gravés, le tout éclairé de petites lampes serpentant le long du chemin. Nous arrivons sur l’esplanade de la basilique où seuls des ouvriers s’activent pour préparer la venue de Benoît XVI pour le 25e anniversaire de l’appel à la paix de Jean-Paul II.

Puis nous découvrons la ville dans le silence de la nuit. Visite que nous referons le lendemain, de jour, après la découverte de la basilique. Assise, bâtie en pierre rose, cité du silence et des oiseaux, protégés par Saint François, est joliment étalée en éventail sur les pentes du mont Subasio. Ses ruelles caractéristiques sont bordées de façades anciennes dont les balcons fleuris composent de ravissants tableaux. La ville, encore entourée de ses remparts, n’a guère changé depuis le Moyen Âge. Les souvenirs de Saint François et de Sainte Claire, joints à cette ambiance poétique et à une luminosité très douce, font d’Assise une cité d’une émouvante beauté.

 

Assise

 

St François d'Assise

 

Grâce à un moine nous avons découvert la vie de François, fils d’un riche marchand drapier italien et d’une mère française, homme d’un brillant esprit et épris de vie mondaine, qui rêvait de gloire militaire. Fait prisonnier et touché par la grâce, il se convertit. Il eut plusieurs apparitions de la Vierge et du Christ ; la plus célèbre est celle de la Verna où il reçut les Stigmates. Aimant la beauté et la nature, prêchant l’amour des Créatures, il célébra la valeur de la Joie au service de Dieu et fut surnommé «Jongleur de Dieu». Suivi dans son existence de prière et de pénitence par de nombreux fidèles, il encouragea une jeune fille d’une rare beauté, Claire, qui fonda l’ordre des Clarisses. Lui-même établit l’ordre des Mineurs, frères Mendiants, appelés Franciscains.

L’art à Assise est uniquement d’essence religieuse ; l’architecture est conditionnée par l’austérité de l’ordre et l’importance donnée à la prédication. C’est pourquoi les églises ne comportent qu’une seule nef très vaste éclairée par de hautes fenêtres, avec une ou plusieurs chaires. Assise est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Dans les temps anciens il existait un temple dédié à Minerve qui a été transformé par la suite en église. La basilique est constituée d’une église inférieure et d’une église supérieure, le tout sur une crypte. En descendant dans cette crypte, nous découvrons le tombeau de Saint François. En janvier 1978, Paul VI a donné l’autorisation de regarder dans le tombeau ce qui restait : les os ont été mis dans un sarcophage de verre. L’autel de l’église inférieure se situe juste au dessus du tombeau du saint. Elle a été construite en l’honneur de Saint François où il a été peint la vie de Jésus. L’église supérieure a été construite, elle, pour Dieu ; il y a été peint la vie de François

En peinture, après Cimabué, Giotto resta le grand interprète du mysticisme franciscain. Giotto a appelé Cimabué pour décorer et peindre l'église de Saint François. Ce dernier a peint en parallélisme la vie de Jésus dans la vie de François et la vie de François dans la vie de Jésus. Dans la chapelle basse, le transept droit peint par Giotto représente l’enfance de Jésus ; le transept gauche, peint par Laurenzi di Pietro, nous donne à voir la passion du Christ. La voûte en croix représente les vertus chrétiennes vécues par François (quatre nœuds et quatre vertus) :

 Pauvreté

Chasteté

Obéissance

Glorification du Saint

La femme en blanc a un vêtement troué François met une alliance au doigt de la femme signifiant le mariage de François avec la pauvreté

La femme en blanc est enfermée dans un château

Le joug

François assis sur un trône est entouré de superbes anges qui enlèvent François vers le ciel (1318)

 

La Passion du Christ, fresques de Laurenzi di Pietro

 La Passion du Christ, fresques de Laurenzi di Pietro

 

Le Portement de la Croix par Laurenzi di Pietro

Le Portement de la Croix par Laurenzi di Pietro

 

C’est Grégoire IX qui a canonisé François en disant : « François est plus grand que les apôtres ». Cette phrase a été donnée à l’artiste qui l’a transformée en peinture. La Vierge et l’enfant sont au centre, Saint François à la droite de la Vierge et Saint Jean (symbolisant les apôtres) à gauche. L’enfant va donner sa bénédiction mais, avant, se tourne vers sa mère et lui demande qui doit être béni en premier : la Vierge répond avec le pouce en montrant François. Face aux peintures de Cinabure, la salle des reliques avec la tunique, le calice, une prière écrite de François, les pantoufles données par Claire. Face à la crucifixion on emprunte un escalier pour monter à l’église supérieure. Nous découvrons les deux transepts et la nef peints par Cimabué : la vie de François en 28 tableaux. L’un d’entre eux représente le fameux François prêchant aux oiseaux au fond de la nef.

 

Le Portement de la Croix par Laurenzi di Pietro

 Saint François prêchant aux oiseaux (Cimabué)

Si l’église extérieure en pierre, l’église intérieure est recouverte de plâtre. La basilique inférieure est romane et la supérieure est gothique. Les fresques sont des peintures sur plâtre. De l’eau colorée sur du plâtre humide deviennent des fresques en séchant.

Assise ne fut pas épargnée par les malheurs. Pendant la seconde guerre mondiale, en février 1944, parmi les officiers allemands figure le médecin Valentin Müller, commandant militaire de la ville d’Assise qui l’a fait déclarer «ville hôpital» par sa hiérarchie et l’évêque Guiseppe Placido Nicolini, pour en évacuer les troupes et éviter les affrontements armés dans la ville. En juin 1944, il fait évacuer 2 000 blessés et le personnel hospitalier pour protéger la ville des bombardements alliés.

Le 26 septembre 1997, un tremblement de terre endommagea la ville et particulièrement la basilique Saint François, où les débris en ciment issus de la réfection du toit de l’église supérieure tuèrent quatre personnes en s’effondrant. Deux années de travaux ont été nécessaires pour la rendre au public et aux fidèles. Des travaux de renforcement d’injection de résine ont été entrepris pour la consolider. Les fresques de Cimabué ont été rénovées et restaurées à cette occasion, mais le tremblement de terre leur a causé des dommages importants.

En conclusion de notre visite à Assise, leChrist semble nous dire : «prends tous les jours ta croix et avance». Demandons à François de nous accompagner et de nous aider à porter nos souffrances.

 

En allant vers la Toscane

En quittant cette ville merveilleuse, nous roulons vers la Toscane aux nobles et délicats paysages. Montagnes et collines aux courbes harmonieuses et nettes sous la lumière pure, plaines, forêts et vignobles s’allient à la sérénité des cyprès et des pins comme pour faire de ce pays un temple de beauté. Par une influence mystérieuse, qu’on nomme parfois le «miracle toscan», cette harmonie a donné au peuple un sens artistique et un instinct de la liberté qu’il est le seul à posséder à un si haut degré. Capitale de la Toscane, Florence est le creuset où s’effectue la synthèse du génie toscan. Des sols variés composent la province. Au nord de l’Arno, les Alpes Apuanes montrent leurs flancs de marbre éblouissant sous le soleil de Carrare alors qu’aux alentours de Volterra les sommets, blancs de sable et de sel s’éboulent parfois, formant des crevasses et des falaises qu’on nomme «balze». Cœur de la Toscane, le bassin de l’Arno, fertile et beau, donne de fructueuses récoltes : cordons de vignes et d’oliviers descendent vers des champs de blé, de tabac et de maïs ; parmi les mûriers poussent poivrons, citrouilles et les célèbres haricots de Lucques. Isolées sur leurs buttes, de vieilles fermes s’ennoblissent des lignes fines de quelques pins ou cyprès qui se détachent sur un ciel d’un bleu léger. La Toscane méridionale est faite de collines, douces et couvertes de vignes dans le Chianti au sud de Florence, pastorales et tranquilles aux alentours de Sienne, arides et désolées vers Monte Oliveto Maggiore, puissantes et mystérieuses dans les monts Métallifères.

 

Sienne et son patrimoine historique

Dans l’après-midi nous arrivons à Sienne qui aurait été fondée au début de l’ère romaine par Senus, fils de Remus ce qui expliquerait l’emblème siennois de la louve et des deux jumeaux. Au Moyen Âge, Sienne devient une république que le commerce et la banque rendent prospère. Mais les dissensions règnent. Sienne combat les Florentins dans les années 1230 (ils catapultent des ânes et du fumier par dessus les remparts) puis à nouveau en 1260. C’est alors que le syndic et le peuple vouent Sienne à la Vierge : quelques jours plus tard, les Florentins subissent une sanglante défaite et leur gonfalon (étendard) est attaché à la queue d’un âne. Un certain Blaise de Montluc sera envoyé par Henri II pour aider Sienne à se défendre contre Charles Quint.

Le sentiment religieux est très vif à Sienne qu’illustrèrent de nombreux saints : Sainte Catherine, Saint Bernardin. L’organisation administrative médiévale a en partie survécu. Aux trois collines correspondaient trois quartiers : di Città, di Camollia, di San Martino. Un gonfalonier avait la charge de l’étendard, emblème de chaque «terzo». Un conseil de la Cloche, présidé par un podestat, gouvernait la ville.

Une visite à pied permet de connaître les rues et curiosités les plus importantes de Sienne. La Piazza del Campo où l’on pourrait rester des heures à contempler le jeu de la lumière sur les pierres, composée d’un ensemble monumental d’une harmonie presque insurpassable. Sa forme est celle d’une coquille Saint Jacques ou d’un éventail. Le palais public de style gothique, sobre et élégant, est l’un des plus beaux monuments civils d’Italie. Les fenêtres de la façade, à triple baies trilobées sous un arc à décharge sont timbrées de l’écusson de Sienne, appelé «balzana». La Torre del Mangia (88m), en briques, avec un couronnement de pierre, est ainsi nommée du nom d’un chef des sonneurs de cloches au Moyen Âge.

 

La Piazza del Campo

La Piazza del Campo

 

Le Duomo fut construit en plus d’un siècle. Sa façade restaurée, très richement décorée est revêtue de marbres polychromes et est l’œuvre de Giovanni Pisano. Le campanile très élancé est à assises de marbres blancs et verts alternés. A l’intérieur on est saisi par l’harmonie décorative qui se dégage du jeu des lignes et des couleurs. Le pavement est unique au monde. Plusieurs artistes y ont travaillé dont Beccafumi. Les mosaïques et «graffiti» (sorte de nielles) dessinent des Allégories, Vertus, Sages comme Socrate et Dante, Sybilles, scènes des Testaments. Dans le chœur décoré de fresques un maître autel est surmonté d’un élégant tabernacle en bronze entre deux anges. Sur la gauche un charmant portail donne accès à la fameuse bibliothèque Piccolomini ornée de deux fresques relatant la vie de Pie II et où sont montrés des graduels, antiphonaires merveilleusement enluminés.

 

Le Duomo, cathédrale de Sienne

Le Duomo, cathédrale de Sienne

 

Après nous être remplis les yeux et le cœur de toutes des merveilles, nous regagnons le car pour nous diriger vers Florence où nous nous installons dans notre hôtel, pour trois nuits.

 

Florence, ville d’art par excellence

Nous commençons notre visite de Florence (sous la pluie) avec une guide florentine qui nous explique rapidement l’origine de la ville et son extraordinaire richesse culturelle. Florence se développa à partir de l’an 200 avant JC autour de la Via Flaminia qui franchissait l’Arno à l’emplacement  de l’actuel Ponte Vecchio. Mais sa puissance remonte seulement aux 11e-12e siècles. On assiste alors au développement des métiers organisés en puissantes corporations, à la naissance d’une monnaie dont l’unité est le florin, à l’extension de l’exportation des «draps de Florence». Florence possède des boulevards extérieurs construits sur les remparts (détruits) et sur le modèle des boulevards parisiens. La richesse de la ville est due à la production et au commerce de tissus, laine, soie, ainsi qu’aux banquiers et usuriers. Au 13e siècle, apparaissent les Guelfes, partisans du pape, et les Gibelins, soutiens de l’empereur... qui entretinrent des luttes intestines. Les vaincus se réfugient dans les villes voisines de Pise, Lucques, Sienne puis reviennent porter la lutte dans Florence. Les luttes entre Pise, Sienne et Florence seront interminables jusqu’à ce que la peste noire tue 70 000 personnes, entraînant la décadence de la ville. Puis la ville parvint à se rétablir et devint à nouveau riche et solide. Des familles de banquiers devinrent célèbres, ce sont les Strozzi, les Pitti, les Pazzi et surtout les Médicis qui finissent par dominer la ville. Cosme l’Ancien est le fondateur de la dynastie ; il a le soutien du peuple contre les familles nobles. Le petit-fils de Cosme l’Ancien, Laurent le Magnifique fait de Florence une capitale intellectuelle et artistique de l’Europe. Après le décès du dernier Médicis, Florence passe sous la domination des Habsbourg-Lorraine pendant deux siècles. La ville a heureusement été globalement épargnée par la Seconde Guerre Mondiale (un consul allemand en a évité les bombardements).

A Florence, on trouve essentiellement deux courants artistiques :

- le gothique international pour glorifier une famille (Strozzi)

- l’avant-garde qui souhaite transmettre un message avec une étude de la perspective et de l’anatomie.

Nous passons devant le cimetière où se trouvent de très belles sculptures de Lorenzo Bertolini (sculpteur de la famille de Napoléon). Les églises les chapelles ont été attribuées à de grandes familles nobles qui rivalisaient sur la décoration, en y mettant des œuvres qui représentaient le luxe et le pouvoir économique. Le très riche patrimoine culturel de la famille Médicis a été légué par Anna Maria Luisa, dernière survivante de la lignée à l’état toscan soit aux Habsbourg-Lorena à condition que jamais rien ne quitte Florence et que les collections des Médicis soient mises entièrement à la disposition du public. Les Habsbourg-Lorena en firent don à Florence.

Enfin nous entrons dans le musée de Saint Marc qui a été construit par l’architecte de Côme l’Ancien. C’est le musée des œuvres de Fra Angelico. Pureté, finesse, humilité sont les qualités du Beato qui créa un bleu céleste dit «bleu Angelico». Le cloître, qu’ombrage un cèdre célèbre, est le cloître des Dominicains où l’on retrouve l’histoire du miracle de Saint Antoine. Au 1er étage, les cellules des moines ont été décorées par Fra Angelico (celles de gauche) et par ses élèves (celles de droite). On y découvre des scènes édifiantes destinées à favoriser la méditation. Côme d’Ancien a sa propre cellule avec les moines. Il a fondé la congrégation des Rois Mages de Côme l’Ancien (en opposition de la congrégation des Rois Mages des Strozzi ; Pana Strozzi, exilé à Padoue, va emmener avec lui beaucoup de peintres). Une fresque représente les Rois Mages qui sont toujours de la famille de ceux qui paient l’œuvre, ainsi : l’homme debout : Côme d’Ancien ; l’homme couché : le père de Côme d’Ancien ; le jeune debout : Laurent le Magnifique suivi de la société florentine.

On entra également dans la cellule de Savonarole qui contient des souvenirs du prédicateur et son portrait, farouche, passionné, têtu. Celui-ci prêchera la pauvreté en opposition à la richesse existante. Il créera les feux de vanité pour brûler le luxe. On peut y lire : lo stendard del Savonarola, il Cristo ligneo del Savonarola celle stidulo (l’étendard de Savonale c’est le Christ sur la croix de bois). Sur certaines fresques,  on peut voir un moine avec un «crâne fracassé» : c’est Savonarole ; en opposition à un autre moine au «crâne étoilé» : il s’agit de Saint Dominique. Dans la bibliothèque, curieuse salle à trois nefs, on présente la restauration de bibles, de miniatures florentines et d’antiphonaires.

Puis nous continuons notre découverte de la ville avec le palais Médicis, typique du style de la Renaissance (retour à l’art classique) florentine, construit par le même architecte que le couvent San Antonio,  sur ordre du père de Côme l'Ancien. Les Médicis y demeurèrent un certain temps. Les palais florentins (Médicis, Piti, Strozzi...) étaient construits en pierre forte avec un  rez-de-chaussée très décoré, un premier étage moins décoré et le deuxième étage encore moins décoré. Nous passons devant l’église de Saint Laurent : petite ville dans la ville avec sa bibliothèque, la chapelle Médicis, la chapelle des princes, l’ancienne et la nouvelle sacristies et autour de Saint Laurent, son célèbre marché.

Nous arrivons enfin à la Piazza del Duomo, où nous découvrons le splendide Duomo Sainte Marie de la fleur qui a été construit en 150 ans et qui est couvert de marbre de trois couleurs : le blanc venant de Toscane symbolise la foi ; le vert venant de Monteferrato symbolise l’espérance et le rose ou rouge venant de Sienne symbolise la charité. Ces trois couleurs symbolisent les trois vertus théologales. Michel-Ange a sculpté le célèbre David dans ce marbre blanc. Le clocher est séparé de l’église qui est la quatrième plus grande d’Europe après Saint-Pierre de Rome, Saint-Paul de Londres et la cathédrale de Milan.

 

Le Duomo Santa Maria del Fiore

Le Duomo Santa Maria del Fiore

 

Non loin de là, le Baptistère extérieur à l’église est revêtu de marbres blancs et verts. De style roman sobre, harmonieux et équilibré, il est construit en octogone : les sept côtés pour la création et le huitième pour le baptême du Christ. Revêtu d’un dôme gothique construit sans échafaudage, comme à Rome le Panthéon, grâce à une structure auto-portante. Face au Dôme, il possède une splendide porte, réalisée par Ricardo Guiberti et que Michel-Ange déclarait être digne d’être la «porte du paradis». C’est la première porte de la Renaissance. On y voit les scènes suivantes :

La création et le péché originel

Cain tuant Abel

L’arche de Noé avec le mont Ararat

Le sacrifice d’Isaac

La vie des fils d’Isaac

Joseph à la cour des pharaons

Les tables de la Loi

La prise de Jérico et la Mer Rouge qui s’ouvre

David

La rencontre de Salomon et de la reine de Saba

 

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Porte en bronze du Duomo (Ricardo Guiberti)

 

En contour, on peut voir dans des niches prophètes et sybilles. L’auteur s’y est même représenté ainsi que son fils. En 1990, les panneaux d’origine ont été déposés au musée de la cathédrale ainsi que les sculptures du clocher et les œuvres originales de Giotto. Rien ne peut être réalisé plus haut que la coupole du Duomo.

 

La coupole du Duomo

La coupole du Duomo

 

Nous passons devant la maison des orphelins où sont exposées des machines de Léonard de Vinci et des fresques. Elle repose sur une villa romaine à trois mètres en dessous. Nous entrons dans l’église de Saint Michel qui au rez-de-chaussée était un marché du grain transformé en église. Au dessus, un premier puis un second  dépôt pour le grain transformé en premier lieu pour entreposer les archives de documents, puis ensuite en musée. Dans l’église, il y a 14 saints qui protègent les 14 corporations de Florence. Il faudra plus de 100 ans pour les réaliser. On verra également la célèbre «Vierge des grâces aux corporations» ; les superbes vitraux d’origine ; une sculpture de la Vierge, Sainte Anne et l’Enfant ; une autre du Christ et de Saint Thomas montrant l’incrédulité de Saint Thomas.

 

L’après-midi à Florence fût consacrée en grande partie au Musée des Offices qui date de 1550. La Galleria degli Uffizi est aménagée dans un vaste palais Renaissance construit par Georgio Bazzari, élevé par Vasari et voulu par Côme 1er. Construit en fer à cheval, il encadre la façade de la mairie. Toutes les maisons qui existaient ont été détruites pour sa réalisation. Les matériaux utilisés sont une pierre grise et blanche, de la bicromie de la renaissance. Le palais est dédié aux bureaux (Uffizi) administratifs et juridiques du gouvernement. À l’origine, c’est un passage du musée jusqu’après le Tibre : il corridorio, le couloir de Bazzari. Ainsi Bazzari a pu dire à Cosme 1er : «Je t’ai réalisé un palais presque dans l’air». La galerie supérieure était à l’époque ouverte sur l’extérieur avec seulement des tentures pour fermeture. Elle possédait des vitrines très rares à cette époque. On fit appel à des verriers venus de Venise pour la fermer et après pose des vitres il fut réalisé un plafond à grotesques sur le modèle de la maison de Néron à Rome. On peut y voir l’Ecole de Alessandro Alori. Les trois plus grands artistes : Michel-Ange, Boticelli et Léonard de Vinci ainsi que des artistes «mineurs» très nombreux et souvent eux-mêmes de très grands artistes y ont certaines œuvres.

 

La Galleria degli Uffizi

La Galleria degli Uffizi

 

Dans la grande galerie, on découvre «en frise» la série Gioviana (de Paulo Giovio, religieux près de Côme) ainsi que 420 portraits de personnalités de l’époque (un peintre va passer sa vie à les copier), puis en dessous des portraits de famille dont celui de Côme 1er avec sa mère. Au gré des salles, nous admirons les primitifs issus de tradition byzantine (peinture sans profondeur tel les icônes, sans perspective) et de Giotto (qui révolutionnera la peinture en y mettant sentiments et perspective). Puis ce sera l’Annonciation de Simone Martini et des saints protecteurs de Sienne (la peinture française influença celle de Sienne : c'est la «première bande dessinée de l’histoire de l’art».) Pour ce qui est de l'Ecole de Florence, si l’œuvre n’est pas signée, l’artiste est appelé du nom de son œuvre «le Maître de la Sainte Cécile»... Nous admirons les œuvres de Giotto et de son neveu Giottino ; Gentile da Fabriano avec sa profusion d’or et de pierres précieuses sans limite : lettre de famille Strozzi (voir original au Louvre) ; la bataille de Paolo di Domo (tryptique dont une partie est au Louvre, une autre à la National Galery et la troisième à Florence). Florence, c’est l’école de la perspective alors que Venise est l’école de la couleur.

Enfin nous arrivons à la salle des Lippi, maître de Boticelli. Philippo Lippi rencontra dans un  couvent une religieuse Lucrècia qu’il épousa.

 

Madonna col bambino e due angeli de Philippo Lippi

Madonna col bambino e due angeli de Philippo Lippi

 

Représentation de coiffures de l’époque où pour être blondes les femmes se décoloraient avec de l’urine. Philippino, fils de Philippo Lippi, peint des œuvres plus tourmentées, plus tristes, plus sombres ; c’est le cas des portraits des ducs d’Urbino (le duc et la duchesse), Frederio da Montefeldro et Battista Sforza. Leonardo de Vinci sera le premier à dessiner la distance réelle comme la représentation de sarcophage prouve que l’artiste l’a bien étudiée.

La salle de Boticelli présente un plafond à chevrons typiquement régional. On y admire la Naissance de Vénus (retrouvée dans une villa) tout comme le Printemps (dans un logement des  appartements de Laurent le Magnifique). Boticelli est un peu difficile à comprendre car plein de symbolisme. Ainsi la nudité de la Vénus n’est pas érotique mais une nudité pure (inspirée par le visage de la femme dont Boticelli était amoureux et qui n’était pas sa femme ; au centre Vénus avec cupidon (amour chance) qui envoie des flèches vers des nymphes

Léonard de Vinci (monochromes) ne se considérait pas comme un peintre, comme il l'écrivait au Maître de Moulins dans une lettre où il mettait la peinture en 9e position. Il n’est plus dans la représentation familiale mais souhaite faire passer un message, comme dans un tableau le poids de la main de Jésus qui sauvera l’homme couché.

La Tribune des Offices, «le coffre-fort des Médicis» est malheureusement fermée. Puis nous voyons le satyre de Michel-Ange qui a été trouvé trop jeune d'apparence. Alors Michel-Ange, vexé, lui a cassé des dents. Les Banquiers Donni se sont fait peindre par Boticelli, puis avec leur premier enfant par Michel-Ange «Sacra Famiglio  ca San Giovannino «Tondo Doni». Avec la Nascita del Battista de Jacopa Carvicci, on découvre la tradition du plateau «Desco da parto» et son évolution en tableau «al Tondo da parto» qui sont des cadeaux effectués après un accouchement (plus la femme est haut placée, plus le décor est riche). La Vénus du Titien nous montre la nudité érotique (vêtements cachés que la servante au fond cherche dans un coffre).

Sebastiamo del Piombo est un grand ami de Michel-Ange. Dans ses tableaux il met certaines symboliques comme : le chien pour la fidélité ; le chat pour la trahison ; la colonne, un des symboles de la Vierge. Caravage, lui, peint dans ses tableaux des fruits pourris rappelant la fin de chacun...

En sortant du musée, nous nous dirigeons vers le Ponte Vecchio (Vieux Pont), réalisé vers 1350, pour remplacer un ancien pont remontant à l’époque romaine et détruit par une crue de l’Arno. Il est flanqué par une double file de boutiques dont certaines sont en surplomb. Les premières corporations qui s’y sont installées étaient les poissonniers, les bouchers, les tanneurs et les forgerons dont les activités nécessitaient l’eau de la rivière. Au XVIe siècle Ferdinand de Médicis réattribue ces locaux aux orfèvres de la ville. Au niveau supérieur, le couloir de Vasari permet de relier la Galerie des Offices au Palais Pitti. Il contient des œuvres en relation avec l’histoire des Médicis.

 

Le Ponte Vecchio

Le Ponte Vecchio

 

Enfin nous nous dirigeons vers la Piazza della Signoria, cœur de la ville au XIVe siècle. C’est là que se déroulaient les réunions, les fêtes publiques ou les tournois, mais aussi les exécutions capitales dont celle de Savonarole le 23 mai 1498. Elle a été dotée de nombreuses statues comme celle équestre de Cosme 1er de Médicis, celle du David de Michel-Ange aux proportions presque parfaites ou celle d’Hercule tuant Cacus agenouillé de Bandinelli (représentation du pouvoir des Médicis sur les autres familles). David devient le symbole de la ville de Florence ; David tuant Goliath représente la victoire des faibles contre les forts.

Donnant sur la place, la Loggia dei Lanzi présente de belles arcatures. Elle a servi de corps de garde pour les lanquenets (les lanzi) de Cosme de Médicis. Elle abrite de nombreuses sculptures dont Persée de Benvenuto Cellini fait en une seule coulée de bronze (grâce à la nouvelle technique de la cire perdue), l’enlèvement des Sabines et Hercule en lutte contre le Centaure Nessus de Jean de Bologne (école du maniérisme).

Sur la place, se trouve le superbe Palazzo Vecchio, l’Hôtel de ville. C’est le même architecte qui a construit le palais et trois des plus grands  monuments de la ville. L’Hôtel de ville est un château fortifié. En effet, la ville était devenue très dangereuse suite aux luttes entre deux familles, les Guelf et les Gibelins. L’emblème de Florence est une fleur de lys rouge sur blanc pour les Guelf (soutenant le pape) et blanc sur rouge pour les Gibelins (soutenant l'empereur). Les Guelf gagneront et se diviseront entre Guelf blancs et Guelf noirs. Le palais est devenu un musée où l'on peut visiter les appartements des deux papes Clément VII et Léon X

Construit pour être le siège des autorités communales, il est devenu ensuite la résidence des Médicis : de Cosme 1er, le plus important des Médicis, de son fils qui avait trouvé la pierre philosophale mais n’était pas intéressé par la politique. Le Palais a gardé son allure médiévale de forteresse massive en forme de cube, surmontée d’un campanile au sommet duquel une cloche prévenait les habitants quand il y avait du danger.

Un glacier a été le bien venu, nous permettant de nous asseoir quelques instants afin de reprendre des forces et déguster les délicieuses gelati italiennes. La journée se termina dans un magasin de maroquinerie de très belle qualité.

 

La richesse architecturale de Pise

Le lendemain nous reprenons le car pour nous diriger vers Pise et sa mondialement célèbre tour penchée. Pise était au IIe siècle un port de commerce très actif rivalisant avec Gênes et Venise. Avec les Génois, les Pisans entreprennent une lutte victorieuse contre les Sarrasins puis participent à la première croisade, assistent à la prise de Jérusalem et fondent des comptoirs en Orient. Aux 12e et 13e siècles, les Pisans voient l’apogée de la puissance et de la prospérité de leur ville, marquée par le développement des arts et la fondation d’une université. Galilée, né à Pise, utilisa les monuments de Pise pour ses expériences : il se servit de la tour penchée pour étudier les lois de la chute des corps. Défendant la théorie de la rotation de la terre autour du soleil, il eut des démêlés avec les scholastiques et dut abjurer sa doctrine devant le Tribunal de l’Inquisition en 1633, en ajoutant désespéré : «Et pourtant elle tourne... ».

L’école pisane de sculpture est caractérisée par la sobriété et la stylisation illustrées essentiellement par la famille des architectes-sculpteurs Pisano.

Pénétrer à la Piazza del Duomo par la porte Santa Maria ou Porta Nuova est un pur bonheur : celui de découvrir cet ensemble prodigieux et éblouissant de beauté. Le Duomo, de style roman-pisan est en marbre de couleurs alternées. Il influença de nombreuses églises de la région. L’intérieur à cinq nefs est très imposant. Le plafond à caisson impressionnant a été rétabli après l’incendie de 1596, tout comme l’admirable chaire de Giovanni Pisano reconstituée en 1926 avec des fragments originaux. La cuve soutenue par six colonnes de porphyres et cinq piliers, est  décorée de statues : la Foi, l’Espérance et la Charité. Face à la chaire est suspendue la «lampe de Galilée » en bronze. Le sacristain en imprimant des oscillations à cette lampe au moment où il l’allumait, inspira à Galilée sa théorie des mouvements isochrones.

Le Baptistère, de plan circulaire, est couvert d’une coupole d’un aspect original, pointue au sommet. Le portail principal a sur son linteau une sculpture de la vie de Jean-Baptiste. À l’intérieur il est impressionnant d’entendre se répercuter avec force un écho remarquable.

 

Pise 1

pise 2

 

 La tour penchée de marbre blanc est de style roman. Seuls deux courageux ont affronté la montée des 292 marches leur permettant de découvrir un beau panorama sur la ville.

Dans l’après-midi nous sommes à Lucques, petite ville paisible dessinée sur d’anciens remparts, où se pressent palais et églises. Dès l’époque romaine, Lucques fut une cité importante et le vieux Lucques a gardé le plan du camp militaire romain. Élisa Bonaparte devint princesse de Lucques. Elle y déploya des talents remarquables dans la direction des affaires, faisant réparer les routes, tracer la Piazza Napoleone, protégeant les arts et les lettres, encourageant l’agriculture.

Le Duomo, dédié à Saint Martin, a une façade romane rappelant celle de Pise avec ses galeries superposées, ses colonnes sculptées d’animaux fantastiques, sa frise décorée d’incrustations géométriques. Le campanile élancé date du 13e siècle. À l’intérieur, une statue montre Saint Martin partageant son manteau.  La nef gothique est très élancée. Une chapelle renferme une Madone entre Saint Jean-Baptiste et Saint Etienne, sculptée par le florentin Fra Bartolomeo. On peut également voir un superbe tableau de Tintoretto : La ultima cena.

Les rues et les places du vieux Lucques sont pleines de cachet avec leurs palais aux cours fraîches, leurs tours seigneuriales, leurs boutiques anciennes, leurs portes et niches sculptées.

Enfin pour terminer notre voyage nous nous rendons à San Gimignano. Nous sommes étonnés et ravis en pénétrant dans cette petite ville du 14e siècle qui a conservé sa physionomie médiévale. Cité enserrée de remparts et hérissée de 13 hautes tours seigneuriales (jadis au nombre de 72) qui lui ont valu les surnoms de «San Gimignano dalle belle torri» et de «Manhattan de la Toscane». Quel bonheur de flâner au hasard des rues étroites bordées de palais et de maisons anciennes, à la découverte de perspectives séduisantes et variées.

Les tours furent élevées au Moyen Âge dans les villes par les familles qui les concevaient comme des donjons aux moments troubles provoqués par les luttes entre Guelfes et Gibelins, puis entre tyrans locaux. Pour des raisons de prestige, les seigneurs les élevaient le plus haut possible. Elles sont fréquemment penchées en raison, selon certains, de leur hauteur et de leur poids.

Il ne nous reste plus qu’à reprendre le car qui nous emmène à l’aéroport. Notre découverte de cette belle région d’Italie est terminée laissant à chacun de merveilleux souvenirs et l’envie d’y revenir prolonger et approfondir notre découverte. Nous ne pouvons terminer sans remercier nos organisateurs, Henri et Christiane Rogowski, Christiane Tomkiewicz et Florian de Zaluski sans qui ce merveilleux périple n’aurait pas pu exister.  Qu’ils soient assurés de toute notre sincère et affectueuse reconnaissance.

 CVM


26 mars 2011

Marseille - Colloque Jean-Paul II "de l'expérience du mal au dialogue de salut"

 

Jean-Paul II - 1210

Samedi 26 mars 2011

Institut Catholique de la Méditerranée
Centre Le Mistral - www.centre-le-mistral.fr

 

Depuis septembre 2009, l'Institut Catholique de la Méditerranée a lancé un atelier de recherche sur la théologie spirituelle du dialogue chez Jean-Paul II, notamment à partir de l'expérience d'Assise.  Après deux années de fonctionnement, cet atelier de l'Institut propose un « colloque d'étape », permettant de présenter l'état de sa recherche et de le confronter à la discussion.

- Problématique : Comment, chez Jean-Paul II, la problématique du dialogue est née au cœur des drames historiques du XXe siècle ? En quoi le dialogue interreligieux apparaît-il comme une « leçon de choses » en ce domaine ? En quoi la prise au sérieux de ce « kaïros » du XXe siècle dans le dialogue interreligieux et avec l'athéisme illumine et féconde toutes les questions théologiques ?

- Programme prévisionnel

  • Présentation générale du colloque (Xavier Manzano).
  • Approche biographique de la question (Rémy Kurowsky).
  • La question du judaïsme dans la réflexion de Jean-Paul II (Christian Salenson).
  • Le martyre comme principe de mission et de dialogue (Régis Huguet).
  • « La prière au pied du Mur ». Pardon et réconciliation (Françoise Sterlin).
  • La question de l'athéisme et la valeur anthropologique de la relation de dialogue (Xavier Manzano).Reprise théologique (Jean-Marc Aveline).

 

 

Colloque


Janvier 2011

Soirée "Oplatek" à l'Ambassade de Pologne - invité d'honneur Monseigneur Mieczyslaw MOKRZYCKI, second secrétaire du Pape Jean-Paul II

 

DISCOURS DE BIENVENUE DE LA PRESIDENTE

 

Chers Amis de la Fondation Jean-Paul II

Oplatek 2011 - 1Tout d'abord, je tiens à remercier Monsieur l'ambassadeur Tomasz Orlowski et son épouse qui, cette année encore, pour la quatrième fois, ont accepté de nous recevoir chez eux à l'occasion des vœux ou plus précisément pour l'oplatek du Cercle de France des Amis de la Fondation Jean-Paul II. Je remercie Mgr Mieczyslaw Mokrzycki qui a accepté de venir de son archidiocèse de Lvov en Ukraine pour présider cette soirée.

Nous saluons aussi la présence du Père Krzysztof Wieliczko, nouvel Administrateur de la Fondation au Vatican, de Mgr Stefan Wylezek, son prédécesseur, actuellement recteur de la Mission Catholique Polonaise en Angleterre et au Pays de Galles, comme celle de nos Présidents d'honneur, Mgr Stanislaw Jez, recteur de la Mission Catholique Polonaise en France et M. Henri Rogowski avec son épouse.

C'est une très grande émotion pour moi, car la présence de Mgr Mokrzycki me replonge dans les années 1997 à 2005 où j'ai eu l'immense bonheur d'aller travailler au 3e étage du Vatican lors des réunions du conseil d'administration de la Fondation.

Je me suis trouvée, lors de la dizaine de ces repas, soit assise en face de Jean-Paul II (j'étais fascinée par ses yeux couleur myosotis, si interrogatifs, scrutateurs et si plein d'amour ...) soit assise à sa droite ou à sa gauche ; je ne voyais plus son regard, mais sentir sa présence si proche et cela m'impressionnait tout autant.

De ces repas il me reste un certain nombre de souvenirs très forts. Par exemple : avoir frappé Jean-Paul II dans le dos, alors qu'il semblait s'étouffer suite à une fausse route ... ce qui m'a valu la réflexion taquine de Mgr Dziwisz: « frapper le pape cela peut conduire à l'excommunication... »

L'autre souvenir date de janvier 2003; c'était l'année de la guerre du Golfe, des problèmes de pédophilie dans le clergé américain... il était en effet coutume à chaque repas de faire un tour du monde sur les sujets d'actualité et cette fois-là  l'actualité était particulièrement chargée. On sentait Jean-Paul II très attristé. Pour changer de sujet, j'ai posé une question sur un poème de jeunesse; sans laisser au Saint Père le temps de me répondre, Mme Ewa Bednarkiewicz a rebondi à cette interrogation en demandant si le poème écrit pendant l'été serait bientôt révélé au public ? A ces mots Mgr Dziwisz est sorti de table, puis est revenu avec quelques feuillets à la main, les a distribués à 3 personnes. Et là, nous avons eu la lecture en avant première des trois parties du Triptyque Romain. C'était très beau…

Mais, dans la partie centrale, (chapelle Sixtine) un paragraphe m'a terriblement ému.

« Ce qui fut vivant, le voilà maintenant mort,
Ce qui fut beau, en voilà maintenant la laideur de la dépouille,
Et pourtant, ce n'est pas entièrement que je meurs,
Ce qui en moi est indestructible demeure ! »

Quel merveilleux texte ! Il annonçait l'avenir: l'émotion et la tristesse des obsèques, mais aussi la très grande joie de la béatification...

C'est pourquoi l'évènement magnifique du 1er mai sera vécu avec une grande joie par tous mais plus spécialement par les amis de la Fondation Jean Paul II.

Certains d'entre nous auront la joie de se retrouver à Rome, mais beaucoup d'autres devront suivre l'évènement à la télévision.

Avec bonheur, un autre rendez- vous important nous attend à Rome, cette fois-ci accessible à tous : la célébration des 30 ans de la Fondation, au mois d'octobre. A cette occasion, nous organiserons un voyage à Rome pour ces célébrations avec une extension  vers Florence, Assise et Sienne. Ce sera le rassemblement de tous les cercles des Amis de la Fondation, du monde entier. Il faudra montrer que nous sommes nombreux à soutenir cette belle Fondation créée par notre Bien Aimé Jean-Paul II. Nous n'oublions pas que plus de 120 jeunes de l'Est de 1' Europe comptent actuellement sur notre soutien pour obtenir leurs diplômes.

Je remercie toutes les personnalités qui ont accepté notre invitation, tous les musiciens et chanteurs qui ont bien voulu d'offrir leur talent à la réalisation de cette belle soirée.

 

Christiane Tomkiewicz

 

COMPTE-RENDU D’UN CONVIVE

 

Oplatek 2011 - 2Pour la seconde fois, mon épouse et moi-même avons été invités à la réunion annuelle de la Fondation Jean Paul II, réunion tenue dans le cadre prestigieux de l'Ambassade de Pologne, rue St Dominique à Paris. Une assemblée chaleureuse, des rencontres nombreuses, un orateur invité de haute marque, un programme musical choisi et un repas somptueux de cuisine polonaise aux délicieuses surprises pour les palais des Français que nous avons, ont, ensemble, fait que cette réunion fut un très grand moment au souvenir mémorable. Ajoutons à cela notre étonnement, notre émerveillement, de nous trouver dans une ambiance plutôt polonaise dont nous essayerons de dire en conclusion, en quoi elle nous touche sensiblement.

Oplatek 2011 - 3Le cadre, bien sûr, introduit magnifiquement cette réunion. L'ambassade de Pologne est sise dans l’ancien hôtel de la princesse de Monaco, construit "entre cour et jardin" par Brongniart son architecte. L'hôtel est distribué en intérieur selon de grands salons de réception en enfilade, typique de la fin du XVIIIe français. Pour classique qu'il soit, il a une particularité qui le fait distinguer de tous les autres qui est un escalier droit en deux grandes  volées de marches qui conduit de l'entrée du rez-de-chaussée directement à l'étage des salons de réception. Cet escalier est contenu dans une magnifique architecture dont le plafond est à caissons et la balustrade sommée de six candélabres en bronze doré et ciselé portées sur les hanches de femmes en bronze patiné d'une qualité de sculpture parfaite. La distribution et la décoration intérieure des salons ont été reprises au XIXe par son propriétaire de l'époque, Sir William W. Hope, richissime descendant de banquiers hollandais.

La richesse des stucs, des ors et des peintures est bien celle de l'époque qui est exubérante et qui dépasse un peu le raffinement plus discret du XVIIIe. Mais le tout, entretenu méticuleusement, est d’un superbe effet.

Oplatek 2011 - 4Chacun est accueilli chaleureusement par Madame Tomkiewicz, qui préside en ce moment la Fondation. Dès l’entrée dans 1'antichambre un verre de champagne est proposé à chacun pour le laisser ensuite gagner sa place dans le grand salon de musique, le dernier de l'enfilade où de nombreuses chaises de bois clair et couvertes en bleu ont été disposées en rangées. Là se forme progressivement une assemblée de gens élégants de bonne mise et bavardant très chaleureusement à voix mesurées. Quelques visages sont reconnus, notamment les journalistes de France Catholique et de Radio Notre Dame.

Monsieur l'ambassadeur de Pologne en France prononce les mots de bienvenue. Son excellence s'exprime de manière pondérée comme un excellent diplomate. Il dit toute son affection pour le pape et assure de son soutien la Fondation.

En introduction, le discours de Madame la Présidente, prononcé avec tant de fraicheur et d'apparente spontanéité, évoque quelques souvenirs personnels de « notre pape bien aimé". Que chacun se remémore, dit-elle, la couleur des myosotis qui était exactement celle des yeux du pape et ces yeux n'exprimaient que bonté. Elle se réjouit de la prochaine béatification qui tombe dans l'année avec les trente ans de la Fondation. Bien entendu, pour la canonisation de Jean-Paul II, une délégation d'une quarantaine de personnes se rendra à Rome mais Madame la Présidente fait savoir que toutes les places disponibles sont déjà retenues et invite les membres de la Fondation qui ne pourront s'y rendre, à regarder leur téléviseur!

Pour la célébration des trente ans de la Fondation, elle informera en son temps tous les membres.

Puis l'archevêque de Lvov, Mgr Mieczyslaw Mokrzycki est invité à prendre la parole car de 1997 jusqu'à la mort de Jean Paul II il fut son second secrétaire, Mgr Dziwisz ayant été le premier.

Il a travaillé directement avec le pape pendant ces huit années et fort de cette proximité, il a tracé un portrait précis de la vie de prière Jean-Paul II. En introduction de son discours, il a tenu à dire que, plus encore que de l’affection, il a reçu de la part du pape, une attention et un respect dans le travail tels, qu'il souhaite à tous d'avoir dans leur vie professionnelle « un aussi bon patron ! » Il a ajouté que la canonisation venait très opportunément souligner l’exactitude de la mission de la Fondation et renforcer la raison d'être de ses engagements auprès des étudiants qu'elle soutient de ses deniers.

Puis Monseigneur Mokrzycki a développé ce qu'était la vie de prière du pape : tous les jeudis, une heure pleine d'adoration, tous les vendredis le chemin de croix. La messe quotidienne dans la chapelle privée était souvent suivie par des invités extérieurs que le second secrétaire avait pour mission de choisir.

Le mardi était le jour sans audience, un jour de moindre occupation en quelque sorte.

Oplatek 2011 - 5Environ une fois par mois, le mardi était l'occasion d'une sortie du pape, sous protection de quelques gardes du Vatican et de quelques motards de la police italienne, certains étant accompagnés de leurs épouses. A une heure et demie environ de voiture, dans un lieu choisi pour sa beauté naturelle, le pape restait généralement seul, y priait et y lisait. A midi, tables et chaises étaient installées pour un repas pris en commun et servi par les épouses. Lorsque le temps n'était pas beau, une tente légère était mise pour abriter le repas et éventuellement les temps de solitude du pape. Puis l'après midi se déroulait comme le matin, même solitude et même calme.

L'heure du retour étant venue, et rendu au Vatican, le pape ne manquait jamais de remercier personnellement gardes, motards de la police et leurs épouses. Mgr Mokrzycki s'exprime en polonais, ce qui a rendu nécessaire une traduction. Pendant le temps de traduction, il se concentrait profondément pour choisir ses phrases et sur un ton de profonde conviction, dire, à voix presque basse, ce que la vérité des faits lui demandait de dire.

Oplatek 2011 - 6On ne pouvait qu’être impressionné par les propos de Monseigneur, même si on n’en saisissait pas la langue, car on en saisissait très exactement la portée tant en profondeur qu’en ampleur : le pape est un saint, servi par une puissante intelligence et d’une stature humaine de très large envergure, voilà ce que Monseigneur Mokrzycki nous a fait comprendre. Pour prolonger dans cette voie, Monseigneur Mokrzycki  a écrit un livre d’entretiens que l’on pouvait acquérir sur place. Nous sommes honorés par cette visite de quelqu’un de si proche de « notre pape bien-aimé » et voulons lui exprimer notre reconnaissance. Madame Christiane Tomkiewicz, présidente, et Monsieur Henri Rogowski, président fondateur et président d’honneur, remettent à Monseigneur Mokrzycki une plaque commémorant cette visite.

Puis le programme musical est venu. Monsieur Pascal Baylac au clavecin (un clavecin d’époque récemment restauré) a interprété la Toccata en mi mineur (BWV 9124) de Jean Sébastien Bach. Puis il a donné deux pièces de Claude Bénigne Balbastre, compositeur du XVIIIème siècle que l’on redécouvre en ce moment, notamment par ses pièces d’orgue et de musique religieuse.

Mais lors de la réunion ce furent deux pièces profanes qui furent jouées. Enfin Monsieur Baylac a interprété trois pièces de Jean Jacques Beauvarlet-Charpentier, compositeur de même époque que le précédent, mais à redécouvrir lui aussi. M. Baylac a été applaudi chaleureusement.

Le chœur de l'Eglise polonaise de N.D. de l’Assomption sous la direction de Madame Ewa Lenartowicz, a interprété des chants de Noël polonais. La joie des choristes et leur application à chanter était frappante pour l'auditeur.

Oplatek 2011 - 7Et cela est allé crescendo lorsque la magnifique voix de basse de Monsieur Wojciech Smilek est venue interpréter des airs polonais et a conclu la soirée musicale avec la chorale en chantant « Douce Nuit » (Cicha Noc en polonais)

Des applaudissements chaleureux pour tous, et pour Monsieur Wojciech Smilek qui, tout en étant un grand professionnel, reste un homme simple et heureux de faire participer les autres, chorale et public, à son art.

La tradition de l’« oplatek », mot qui provient du latin et a donné offrande en français, a été ensuite célébrée. Le pain azyme est partagé de chacun à chacun avec une parole de bons vœux pour l'année qui vient. Lien chaleureux et sans distance, cette tradition d'un partage est certainement une manière de rapprocher les gens entre eux et dans le cadre de la Fondation, de symboliser une offrande véritable.

Le dîner enfin, servi en buffet, dans le grand salon opposite à celui de musique, était somptueux. Beaucoup de poissons accommodés de diverses manières et tous délicieux, mais aussi présentés de manière à flatter le regard, en exemple ce grand saumon recouvert entièrement de tranches de concombres vert frais. Des charcuteries, et aussi des salades et macédoines aux goûts légèrement relevés, parfois dans l'amer, tout à fait originales.

Quelle soirée! Une fois encore on peut remarquer l'équilibre entre ce qui est sérieux, d'un apport intellectuel (et même spirituel) élevé sans être ennuyeux et l’art, ce qui est à voir (l’architecture et la décoration), ce qui est à entendre (la musique), et ce qui est à goûter (le repas). Dans tout cela, il n'y a pas de séparation artificielle mais cohérence de l'ensemble

 

Bernard Yon


Septembre 2010

Londres - week-end

 

Retrouvailles à Londres

Londres 1Le temps d'un week-end, du 10 au12 septembre 2010, un groupe d'une trentaine de personnes du Cercle de France des Amis de la Fondation Jean-Paul II ont fait un voyage outre-Manche, à Londres. Nos divers objectifs ont été pleinement atteints. Le projet initial était de rendre visite à Mgr Stefan Wylezek, recteur de la Mission catholique polonaise en Angleterre et au Pays de Galle. Ayant été l'administrateur, à Rome, de la Fondation Jean-Paul II, il connait très bien la France et les membres de notre cercle. Parfait francophone, il garde des liens profonds avec nous et, c'est tout naturellement, que nous avons répondu à son invitation à venir le voir à Londres.

Après un voyage rapide en Eurostar, nous sommes arrivés au cœur de la mégapole, rejoints par quelques amis, venant par avion de Provence. Mgr Stefan était, comme nous, très heureux de ces retrouvailles sur le quai de la gare puis lors du dîner très convivial dans un restaurant italien. Comme toujours ses talents d'organisateur confirmé ont fait merveille.  En fin de journée, nous nous étions rendus à la cathédrale (anglicane) Saint-Paul. Elle a été érigée après la destruction de l'ancien édifice lors du grand incendie de 1666. Elle couronne Ludgate Hill et se trouve dans la City, le cœur historique de la ville, devenue aujourd'hui le principal quartier d'affaires londonien. Nous avons aussi fait un passage à la fameuse Tour de Londres.

Londres 2La journée du samedi a débuté par une visite approfondie de l'abbaye de Westminster, l'église la plus célèbre de Londres. La construction de l'édifice actuel commença au XIIIe siècle, sous Henri III. C'est le lieu de sépulture de la plupart des rois et reines d'Angleterre, et aussi des hommes et des femmes célèbres. Le « Coin des poètes » fait honneur aux écrivains du royaume. La quasi-totalité des couronnements des monarques anglais a eu lieu dans cette abbaye. Non loin de là, nous sommes allés à la cathédrale de Westminster pour prier et admirer ce monument de style néo-byzantin qui est la plus grande église catholique romaine d'Angleterre. Le 28 mai 1982, le premier jour de sa visite de six jours au Royaume-Uni, le pape Jean-Paul II célébra une messe dans la cathédrale. Nos pensées étaient aussi tournées vers la visite imminente (la semaine suivante) du pape Benoît XVI dans ce sanctuaire. L'après-midi, nous avons joint l'utile à l'agréable en faisant des courses d'abord chez Mark et Spencers puis chez Harrods, grand magasin de luxe, qui, depuis 150 ans, offre un service exquis et des produits qui ravissent les sens. Notre programme s'est poursuivi par une chaleureuse réception dans les locaux typiquement british de la Mission polonaise au cours de laquelle nous avons eu la grande joie de revoir l'archevêque Szczepan Wesoly, de passage à Londres. Il fut le président de la Fondation pendant de longues années. A l'occasion de la soirée, nous avons découvert toute l'étendue des activités pastorales développées  par la Mission et été touchés de voir de jeunes couples réunis dans l'église pour un moment de prières et de chants en commun.

Londres 3Le lendemain, par un beau soleil dominical, nous avons eu la chance d'assister à la messe célébrée par Mgr Stephan au London Oratory, chapelle néo-baroque fondée en 1849 par le cardinal John Henry Newman qui fut religieux oratorien. Il a exercé une influence considérable sur les intellectuels catholiques, notamment les auteurs venus de l'anglicanisme. Figure majeure du catholicisme anglais, il a été béatifié à Birmingham, le 19 septembre 2010, par le pape Benoît XVI. Plus tard, à midi précisément, nous étions devant le palais de Buckingham pour assister à la relève de la garde royale, grande attraction touristique. A l'heure du repas, nous avons apprécié le charme désuet du prestigieux Cercle des résistants polonais. Le gouvernement polonais en exil s'était installé, en juin 1940, à Londres. Avec les photos et les tableaux qui ornent les murs du cercle, nous avions devant nous toute une page d'histoire.

Ce week-end londonien mêlant spiritualité, culture et amitié, témoigne une fois de plus, de la vitalité de l'héritage de Jean-Paul II dont le saint humanisme est une source d'inspiration pour les promoteurs de la Fondation.


5 avril 2010

Paris - 5ème anniversaire de la disparition de Jean-Paul II 

 

Fatima

Le Cercle des Amis de France de la Fondation Jean-Paul II vous invite à la célébration du 5e anniversaire de la disparition du vénérable Jean-Paul II à l’église polonaise (263 bis, rue du Faubourg Saint Honoré, Paris 1er) le lundi 5 avril 2010, lundi de Pâques, à 18H30. Après la commémoration, une messe sera célébrée à l’intention de la rapide canonisation de Jean-Paul II.


Janvier 2010

Soirée "Oplatek" à l'Ambassade de Pologne - invité d'honneur Bernard  LECOMTE - écrivain et journaliste - spécialiste des questions religieuses


Mai-Juin 2009

Pologne du Nord - voyage

 

Le Cercle de France des Amis de la Fondation Jean-Paul II a organisé un voyage en Pologne du 31 mai au 7 juin 2009. A cette occasion, les participants ont rejoint les amis de la Fondation Jean-Paul II de Varsovie et ont participé à l’élévation d’une grande croix sur la place de Varsovie, où Jean-Paul II, lors de son premier voyage, a célébré une messe et prononcé de célèbres paroles.

Journal du voyage en Pologne (31 mai – 7 juin 2009)

Sous la pluie, que dis-je, sous la grêle nous arrivons à Varsovie, mais qu’importe nous sommes confiants et la suite du voyage nous donnera raison. Un voyage, que nous pourrions intituler « sur les pas de Jean-Paul II », expression très en vogue certes, mais qui exprime bien ce « marcher sur, marcher avec ».

Nous sommes venus avec la Fondation Jean-Paul II que nous connaissions un peu seulement, mais ce voyage en Pologne, va lui donner corps. Nous sommes venus aussi pour visiter, pour rencontrer des habitants et nous le ferons sous la houlette de Violetta, notre charmante guide polonaise parlant remarquablement bien notre langue. Nous débutons notre périple vers Gdansk en musique avec Chopin. Gdansk, en bus ! en passant par Torun, ville aux superbes façades, ville de Copernic. Un peu longue la route pour arriver au but. Très belle, boisée, bien verte, mais très fréquentée et peu large. Les passagers ne résistent pas au plaisir de l’assoupissement tandis que les autres bavardent ou commentent la route et ses travaux. Gdynia, Sopot, Gdansk , la tricité. L’une besogneuse, la deuxième balnéaire et ensoleillée au vrai sens du terme, la troisième, Gdansk, où nous nous attardons pour visiter et dépenser ! ! Le mardi soir nous invitons le Père Lada bien connu de l’évêque de notre diocèse de Pontoise, pour le dîner. Curé de Pruszcz, petit village non loin de Gdansk, ce prêtre à l’énergie débordante vient souvent à Lourdes, Ars ou Paray le Monial avec des handicapés. Nous lui rendons visite et assistons à une messe dans sa superbe petite église à l’orgue fantastique.

Gdansk

Ville tristement historique, mais porteuse d’espoir, Gdansk ne laisse pas indifférente. Très belle ville même sous la pluie, une architecture extraordinaire, chaque façade décorée, chaque détail est un livre d’histoire. La présence de Jean-Paul II y est souveraine, en souvenir du chantier naval. Gdandsk

 

Oliwa

Siège de l’archevêché, où nous avons le privilège d’écouter dans la cathédrale un petit concert d’orgue joué sur ce joyau incomparable. Puis messe dans cette longue église claire et blanche au plafond étoilé. Pour terminer la journée, Monseigneur Glodz, accompagné de Son Eminence le Cardinal Glemp, ancien Primat de Pologne, reçoivent leurs amis de longue date, les Christianes et leurs époux Edmond et Henri. Ils nous feront l’honneur d’inviter tout le groupe à dîner. Belle réception, soirée inoubliable, temps fort sur notre route. Retour en passant par le Château de Malbork, vaste forteresse des chevaliers teutoniques.

 

Phot voyage

Varsovie

Visite exceptionnelle du Palais présidentiel puis visite du palais Wilanow très belle résidence au charme certain.

Visite du magnifique château et parc de Lazienki (monument à Chopin) et du Château royal, l’un et l’autre merveilleusement bien restauré et rénové.. Collection de tableaux acquise par Poniatowski, dernier roi polonais dont le nom n’est pas étranger à nous Français et particulièrement Valdoisiens.

Rencontre à la nonciature avec des étudiants boursiers de la Fondation

Samedi matin nous atteignons le but de notre voyage à la nonciature. Nous y sommes très amicalement reçus par S.E. Monseigneur Kowalczyk, nonce apostolique en Pologne et le Père Richard Krupa. Après quelques échanges très cordiaux et quelques présentations dans la chapelle, nous partageons avec les étudiants un déjeuner local « le bigos» et « la soupe aux lardons », excellent et très convivial. Quel beau témoignage que cette jeunesse œcuménique, pleine d’entrain et d’espoir pour la paix entre les peuples. La vocation de la Fondation prend tout son sens, elle est porteuse d’un message d’espoir et mérite des encouragements pour assurer sa mission dans la durée.

 

Voyage en Pologne

 

Bénédiction de la croix à Varsovie Après cette pause, nous nous dirigeons vers la place Pilsudski où doit être découverte la grande croix à la mémoire de Jean-Paul II, sur cette place où voilà 30 ans Il est venu pour la première fois dans son pays natal en tant que Pape. Une foule immense est déjà là, beaucoup de jeunes, une foule en attente d’un évènement, une foule recueillie. Beaucoup d’émotions en écoutant la voix de Jean-Paul II et une messe très priante, quelqu’un a dit « j’étais scotché ».

Dimanche matin, avant de terminer cette semaine, nous nous imprégnons une dernière fois de Varsovie, sa vieille ville et ses maisons, sa place, ses églises, son nouveau quartier, le monument des insurgés, le ghetto juif, son Histoire. Varsovie, exemple de la ténacité et du courage polonais. La reconstruction à l’identique d’une ville aussi meurtrie est peut-être une grande leçon de foi en la Vie

 

La Pologne méritait un Pape et un Pape à la hauteur de son courage. La fierté de ce peuple est légitime et explique sans conteste l’omniprésence des photos de Jean-Paul II. La fidélité à ce pape bien–aimé est époustouflante mais compréhensible. La Croix en majesté est le signe de l’envoi de la mission d’évangélisation. Maintenant à nous tous de la poursuivre. Le message est clair et certainement bien ancré dans les esprits.

Merci à la Fondation et à ceux qui la font vivre.

Jocelyne et Jean Pierre Gory
Pontoise


24 mai 2009

Paris - conférence sur l'encyclique Redemptor hominis

 

Jesus Christ

Pour célébrer le 30e anniversaire de la publication de l’encyclique Redemptor hominis, le Cercle de France des Amis de la Fondation Jean-Paul II vous invite à assister à une conférence, suivie d’un débat, du Père Rémy Kurowski, docteur en théologie et en sociologie.

Le conférencier abordera l’actualité de l’enseignement du pape Jean-Paul II pour qui la vie chrétienne est une contemplation continuelle de Jésus-Christ.

Cette manifestation aura lieu le dimanche 24 mai 2009, à 16H30, dans la salle de conférence de la chapelle de Notre-Dame-de-la-Médaille-Miraculeuse, Rue du Bac à Paris (Métro : Sèvres-Babylone).

La messe dominicale sera célébrée à 15H30.

 

Lire l’encyclique Redemptor hominis

Lire le point 14 : Toutes les routes de l’Eglise conduisent à l’homme

Accéder au site de Rémy Kurowski

 


Novembre 2008

Chantilly - mémoire et émotion avec Jean-Paul II

 

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A l’occasion du 30e anniversaire de l’élection de Jean-Paul II, le Cercle de France des Amis de la Fondation Jean-Paul II a présenté un retour en images, paroles et musique sur le pontificat.

La présentation comprenait des extraits de films évoquant des moments marquants du pontificat et des intermèdes musicaux (violon et harpe) ainsi qu'une messe concélébrée.

Elle a eu lieu au théâtre de la Faisanderie au potager des Princes à Chantilly (Oise), le dimanche 9 novembre.

 

 

 

Discours de Madame Christiane Tomkiewicz

 

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Avril 2008

Lourdes - sur les pas de Jean-Paul II

 

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En 2008, l'Eglise célébre le cent cinquantième anniversaire des apparitions de la Mère de Dieu à Sainte Bernadette à Lourdes. C’est à Lourdes l'année du Jubilée. Jean-Paul II a confié son pontificat à Marie en faisant inscrire sur ses armoiries épiscopales les mots Totus Tuus et la lettre M sur l'emblème pontifical. Sa dernière visite apostolique a eu lieu à Lourdes, en août 2004.

Le Cercle de France des Amis de la Fondation Jean-Paul II a proposé à tous les Amis de la Fondation dans le monde de se réunir entre le 1er et le 4 avril 2008 devant la Grotte de Massabielle pour prendre part à cet important Jubilée et en même temps commémorer le troisième anniversaire du départ à la Maison du Père du Serviteur de Dieu Jean-Paul II. Le Cercle de France des Amis de la Fondation Jean-Paul II a été coordonateur de ce pèlerinage dont le programme a été établi avec le Secrétariat de la Fondation Jean-Paul II à Rome.

 

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Voir le programme détaillé du pèlerinage

 

 

Médaille commémorative

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Renseignements au 06 20 83 17 35
ou à contact@fondationjeanpaul2.com


Juillet 2007

Marseille - plaque commémorative

 

En souvenir du passage de l’abbé Karol Wojtyla à Marseille les 7 et 8 juillet 1947, le Cercle des Amis de France de la Fondation Jean-Paul II a pris à sa charge la réalisation d’une plaque commémorative. Elle a été inaugurée le dimanche 21 octobre 2007 par Mgr Jean-Michel di Falco Leandri, évêque de Gap en présence de Mgr Stefan Wylezek, administrateur de la Fondation Jean-Paul II. Elle est placée à l’entrée du sanctuaire de Notre-Dame de la Garde grâce au Père Raoul Sara, recteur de la Basilique qui a accueilli favorablement le projet.

Il y a soixante ans, l’abbé Karol Wojtyla, prêtre depuis moins d’un an, est venu pour la première fois en France. Après avoir obtenu (avec la note de 50/50) sa licence de théologie à l’Université pontificale Angelicum, à Rome, le 3 juillet 1947, il est arrivé à Marseille en bateau le 7 juillet avec un autre jeune prêtre, Stanislas Starowieyski. Le lendemain, il a célébré la messe à la basilique Notre-Dame de la Garde. Ensuite, il est allé dans le quartier de La Cabucelle (Paroisse Saint Trophime) rencontrer l’équipe des prêtres-ouvriers du Port de Marseille. Le Père Jacques Loew était absent ce jour là mais il a été reçu par d’autres évangélisateurs des dockers. Le jour suivant, les deux jeunes étudiants ont poursuivi leur voyage d’été en France (Lourdes, Lisieux, Paris, le Nord), en Belgique (Charleroi), en Hollande et au Luxembourg. Ils consacrèrent leur temps aux pélérinages et à des visites à des acteurs de l’évangélisation comme l’abbé Henri Godin, auteur du livre « France pays de mission ? », l’abbé Joseph Cardjin, fondateur des Jeunesses Ouvrières Chrétiennes (JOC) et l’abbé Georges Michonneau, auteur du livre « Paroisse, communauté missionnaire ». Ils rentrèrent à Rome en septembre après une dernière halte à Ars.


Registre des messes célébrées à la Basilique Notre-Dame de la Garde
le 8 juillet 1947

En leur offrant ce voyage, le cardinal Sapieha, archevêque de Cracovie, leur avait recommandé de se familiariser avec « les méthodes pastorales » appliquées dans les pays visités, notamment vis-à-vis des ouvriers polonais qui y travaillaient. La rencontre du père Wojtyla avec le mouvement des prêtres-ouvriers s’ajoutait à l’expérience des années vécues dans le monde ouvrier de Cracovie. Elle aura une grande influence sur son attitude vis-à-vis des relations entre l’Eglise et les travailleurs catholiques, mais aussi sur sa préoccupation pour le bien-être des travailleurs, aspect qui était très important pour lui.

Discours de Mgr Jean-Michel di Falco Leandri

Discours de Mgr Stefan Wylezek

Prière de bénédiction de la plaque commémorative

Liens relatifs à l'inauguration (Diocèse de Gap et Eucharistie et miséricorde ).

 

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CD "Triptyque romain" de Jean-Paul II

Les méditations de Jean-Paul II intitulées « Triptyque romain » constituent un événement littéraire et historique. C’était un devoir et un grand honneur pour les Amis de la Fondation Jean-Paul II, de porter ce texte à la connaissance du public francophone dans sa plus belle forme et son plus bel écrin.

 

 

Renseignements au 06 20 83 17 35
ou à contact@fondationjeanpaul2.com


« D’un pays lointain »

CD

A l’occasion du 30e anniversaire de l’élection de Jean-Paul II, le Pape du Millénaire, le Cercle de France des Amis de la Fondation Jean-Paul II a édité un nouveau CD.

Des œuvres variées comme Abba ou Barka sont interprétées par la chorale de la paroisse polonaise Notre-Dame de l’Assomption (Paris) et le groupe Oratorio.

Un beau souvenir à offrir et à s’offrir.


Renseignements au 06 20 83 17 35
ou à contact@fondationjeanpaul2.com

 

 

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